Paris Good Fashion

Glossaire

Notre méthodologie

Le glossaire de Paris Good Fashion est né à la suite de la consultation citoyenne sur la mode responsable réalisée en 2020 à l’initiative de notre association avec un collectif d’acteurs engagés*.

Pour répondre aux attentes exprimées par plus de 107 000 participants, la nécessité de l’emploi d’un langage commun est ressortie de façon criante. Besoin d’informations des consommateurs, importance d’utiliser les mêmes périmètres pour pouvoir se comparer et ainsi mieux progresser, les membres de Paris Good Fashion ont souhaité élaborer ce glossaire pour permettre d’échanger et de communiquer sur les mêmes bases.

Ce glossaire de 355 définitions est le fruit du travail collaboratif avec nos membres **.

* Groupe Eram, Groupe Etam, Galeries Lafayette, Petit Bateau, Vestiaire Collective, WSN

** Ils ont participé au GT : Chantal Cabantous (Balmain), François Souchet (BPCM), Éric Dupont, Guy Morgan et Claudia Lee (Chanel), Christophe Bocquet et Aude Vergne (Chloé), Sylvain Cariou et Hugo Sereys (Crystalchain), Clémence Hulet et Alice Timmerman (Deloitte), Géraldine Vallejo, Yoann Regent et Annabelle Villot Malka (Kering), Frédéric Lecoq (Lacoste), Hélène Valade et Alexandre Capelli (LVMH), Thomas Bucaille et Pauline Mattioli (Petit Bateau) ainsi que Léonore Garnier (FHCM), Adeline Dargent (Syndicat de Paris de la Mode Féminine) et Andrée-Anne Lemieux (IFM).

Si vous souhaitez en savoir plus, faire des suggestions, n’hésitez pas à nous contacter à contact@parisgoodfashion.com

Notre méthodologie

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Nous avons en premier lieu défini les catégories et les termes principaux à intégrer. A savoir : les termes génériques de la mode et du développement durable, les labels et les certifications, les acteurs et les initiatives et les matériaux. Une autre catégorie a été établie, celle des “Concepts de base”. Elle intègre les termes génériques les plus importants de notre secteur d’activité. Ils sont aussi parfois les plus complexes, car leur périmètre est soit très vaste, soit flou.

2

Nous avons ensuite réalisé une recherche bibliographique, ce qui nous à permis de réaliser un état de l’art des définitions existantes en s’appuyant, lorsqu’elles existaient, sur les définitions officielles et internationales.

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Lorsqu’elles n’existaient pas, les termes ont fait l’objet d’une consultation et d’une réflexion approfondie par Sylvie Benard, Clémence Grisel et Isabelle Lefort afin d’être enrichis et le plus précis possible. Vous retrouverez pour chaque terme la ou les sources bibliographiques qui ont permis d’établir sa définition.

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Suite à ce travail qui s’est déroulé de mars 2021 à février 2022, les définitions ont été soumises aux membres pour correction et validation.  Nous tenons ainsi à remercier particulièrement Claudia Lee et Guy Morgan (Chanel), François Souchet (BPCM) ainsi qu’Andrée-Anne Lemieux (IFM) pour leur relecture attentive de la traduction, coordonnée par Clémence Grisel.

a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z
  • accessibilité – Handicap

    On appelle accessibilité universelle l’accès « à tout pour tous », l’accès à tout bâtiment ou aménagement permettant, dans des conditions normales de fonctionnement, à des personnes handicapées, avec la plus grande autonomie possible, de circuler, d’accéder aux locaux et équipements, d’utiliser les équipements, de se repérer, de communiquer et de bénéficier des prestations en vue desquelles cet établissement ou cette installation a été conçu. Les conditions d’accès des personnes handicapées doivent être les mêmes que celles des personnes valides ou, à défaut, présenter une qualité d’usage équivalente.

    En savoir +

    Depuis la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, les établissements recevant du public (ERP) doivent être accessibles à tous les types de handicap.

    Source : Secrétariat d’Etat chargé des personnes handicapées

  • accessibilité – Information

    Toute personne a le droit d’être informée, de s’impliquer dans les décisions et d’exercer des recours en matière d’environnement. Tel est, en résumé, le contenu de la Convention d’Aarhus. Ce texte essentiel contribue à créer la confiance du citoyen envers ses institutions, et plus largement, leur fonctionnement démocratique. En offrant au citoyen une place dans les débats environnementaux, elle rencontre les exigences de transparence et de proximité, synonymes de bonne gouvernance publique.

    En savoir +

    Les prémices de la Convention d’Aarhus remontent à la déclaration de Rio :

    • 1992 : la Déclaration de Rio fut formulée le 14 juin 1992. En son article 10, la Déclaration affirme que « la meilleure façon de traiter les questions d’environnement est d’assurer la participation de tous les citoyens au niveau qui convient ».
    • 1995 : le 25 octobre 1995, à Sofia, la Troisième Conférence ministérielle « Environment for Europe » a décidé une série de « Guidelines on Access to Environmental Information and Public Participation in Environmental Decision-making ». Ces lignes directrices, sans caractère juridique contraignant, ont servi de base aux négociations menant à la rédaction de la Convention proprement dite. Celles-ci se sont étalées depuis début 1996 jusqu’en mars 1998.
    • 1998 : le 25 juin 1998, la Quatrième Conférence ministérielle « Environment for Europe » a approuvé à Aarhus, au Danemark, la « Convention sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement », appelée de ce fait « Convention d’Aarhus ».
    • 2001 : le 30 octobre 2001, la Convention est entrée en vigueur au niveau international après avoir été ratifiée dans 16 pays.
    • 2002 : la France a ratifié la Convention d’Aarhus le 8 juillet 2002. Elle est entrée en vigueur en France le 6 octobre 2002, par la loi n° 2002-285 du 28 février 2002 autorisant l’approbation de la Convention d’Aarhus et du décret n° 2002-1187 du 12 septembre 2002 portant publication de la Convention d’Aarhus.

    Sources :
    Commissariat général au développement durable
    Convention d’Aarhus

  • accessibilité – Transport

    Dans le cadre d’un Plan de Déplacements Entreprise (PDE), l’accessibilité se schématise sous la forme d’une carte centrée sur le site de l’entrée. Elle informe des différents moyens disponibles pour accéder à l’entreprise, en particulier via des modes de transports alternatifs à la voiture.

    En savoir +

    La fiche d’accessibilité peut également fournir les noms des principaux arrêts de transport en commun, les accès pour les personnes à mobilité réduite et les endroits de chargement et de déchargement des marchandises, ainsi que :

    • les temps de marche et de vélo, des principaux centres d’intérêt (administrations, équipements sportifs, enseignement…) au site
    • le prix du ticket de bus et du trajet moyen en taxi
    • les coordonnées de la société de transport public locale.

    Un cercle de 500 m à 1 km sera tracé autour du site pour que les personnes puissent y visualiser les distances.

    La fiche d’accessibilité est un outil de communication et de sensibilisation très important pour favoriser l’utilisation des transports alternatifs à la voiture individuelle, c’est pourquoi les informations qui y figurent doivent être claires, précises et actualisées.

    Source : Ademe

  • Accord de Paris

    L’Accord de Paris est un traité international juridiquement contraignant sur les changements climatiques. Il a été adopté par 196 Parties lors de la COP 21 à Paris, le 12 décembre 2015 et est entré en vigueur le 4 novembre 2016.

    Son objectif est de limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2, de préférence à 1,5 degré Celsius, par rapport au niveau préindustriel. Pour concrétiser cet objectif de température à long terme, les pays visent à atteindre le plus rapidement possible le pic mondial des émissions de gaz à effet de serre afin de parvenir à un monde climatiquement neutre d’ici le milieu du siècle.

    Source : Nations Unies

  • accréditation

    L’accréditation est une attestation délivrée par une tierce partie à un organisme d’évaluation de la conformité. Elle constitue une reconnaissance formelle de la compétence de ce dernier pour réaliser des activités spécifiques d’évaluation de la conformité. En France, seul le Cofrac est habilité à délivrer des accréditations

    Initialement fondée sur une démarche volontaire des entreprises, l’accréditation est peu à peu devenue obligatoire dans certains secteurs d’activité. Dans la moitié des cas environ, le recours à l’accréditation est basé sur le volontariat, ainsi, tous les organismes de contrôle ne sont pas tenus d’être accrédités.

    Voir : Cofrac

    Sources :
    Cofrac – Certification et accréditation : quelles différences ?
    Cofrac – L’accréditation, késako ?

  • acétate

    L’acétate est une fibre artificielle cellulosique issue de pulpe de bois. La cellulose est mélangée avec de l’acide acétique et de l’anhydride acétique. Une fois sec, ce précipité est dissous dans un solvant qui peut être extrudé.

    L’un des problèmes majeurs liés à l’utilisation des fibres artificielle cellulosique est que la pulpe de bois peut provenir de forêts menacées et ainsi participer à la déforestation. FSC, PEFC ou Canopy Style sont des certifications ou initiatives qui permettent de s’assurer que la cellulose provient bien de forêts gérées durablement.

    Un autre problème majeur des fibres cellulosiques résulte des processus de production au cours desquels la cellulose de la pulpe de bois est transformée. Un grand nombre de produits chimiques sont utilisés pour dissoudre la pulpe et obtenir un filament fini, et les substances chimiques et gaz produits lors de ce processus peuvent potentiellement nuire à l’environnement et aux travailleurs.

    Produits selon les mêmes principes mais de façon plus responsable, le lyocell (produit à partir de pulpe de bois issue de forêts gérées durablement) et le cupro (produit selon un procédé en boucle fermée évitant les rejets nocifs dans la nature) constituent des alternatives à l’acétate.

    Sources : 
    Textile Addict
    Kering Standards

  • achat responsable

    Un achat responsable est un achat dont les impacts environnementaux, sociaux et économiques sont les plus positifs possible sur toute la durée de cycle de vie et qui aspire à réduire le plus possible les impacts négatifs.

    Source : ISO 20400:2017 – Achats responsables

  • acrylique

    L’acrylique est une fibre synthétique issue de l’acrylonitrile (dérivé du pétrole) qui est polymérisé, puis dissout à l’aide d’un solvant avant d’être extrudé.

    De même que les autres fibres synthétiques conventionnelles, l’utilisation de l’acrylique soulève de nombreux enjeux environnementaux, liés notamment à l’utilisation des ressources fossiles comme matières de base, à la quantité de carbone émise pendant la production, à la consommation de produits chimiques, d’énergie et d’eau ainsi qu’à sa complexe recyclabilité. De plus, l’acrylonitrile contenu dans l’acrylique est considéré comme cancérigène et mutagène possible pour l’homme. Comme la majorité des fibres synthétiques, l’acrylique est associé à la pollution par les microfibres, en particulier les microplastiques, qui mettent en danger la faune marine et posent de graves risques pour la santé humaine et environnementale.

    L’acrylique est d’autant plus problématique, qu’il est difficilement recyclable et que l’acrylonitrile qu’il contient est considéré comme cancérigène et mutagène possible pour l’homme.

    Sources : 
    CDC
    Fédération Maille, Lingerie et Balnéaire
    Kering Standards

  • affichage environnemental

    L’affichage environnemental d’un produit ou d’un service est un système permettant de fournir aux consommateurs des informations quantifiées sur ses principaux impacts environnementaux, calculées sur l’ensemble de son cycle de vie. Cet affichage peut être mentionné sur tout support adéquat : le produit lui-même, en rayonnage, sur un site internet…

    En savoir +

    L’affichage environnemental est une démarche engagée en 2009 dans le cadre du Grenelle de l’environnement, reprise ensuite dans la loi de la transition énergétique pour une croissance verte du 18 août 2015.

    A l’échelle européenne, la Commission a adopté en 2013 une recommandation aux États membres et aux acteurs économiques d’utiliser les méthodes communes européennes, dites PEF (empreinte environnementale des produits) et OEF (empreinte environnementale des organisations). Ces méthodes, qui reposent sur une approche multicritère et sur l’ensemble du cycle de vie, permettent d’harmoniser le calcul de l’empreinte environnementale des produits et des organisations.

    Il existe une série de normes appelée ISO 14020 qui classe les différents types d’étiquettes : ISO 14021 (Type 1), 14024 (Type 2) et 14025 (Type 3). Elles constituent un cadre normatif aux déclarations environnementales sur les produits (biens et services).

    Sources :
    Ministère de la Transition écologique
    Ademe

  • Afnor Certification

    Acteur de référence en France et dans le monde, AFNOR est un groupe international organisé autour de 4 domaines de compétences : la normalisation, la certification, l’édition et la formation. AFNOR est le seul organisme certificateur, choisi par le Ministère de l’Environnement, autorisé à délivrer l’Ecolabel Européen en France.

    Sources :
    Afnor
    Crystalchain

  • Agence De l’Environnement et de la Maitrise Energétique (ADEME)

    Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) placé sous la tutelle des ministères de la Transition écologique et solidaire, et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. L’ADEME anime, cordonne et réalise des opérations de protection de l’environnement et de maîtrise de l’énergie. Elle intervient sur cinq domaines d’intervention : les déchets, les sols pollués et friches, l’énergie et le climat, l’air et le bruit, les actions transversales (production et consommation durable, villes et territoires durables).

    Source : Ademe

  • agriculture biologique

    L’agriculture biologique est un mode de production agricole parfaitement défini, réglementé et contrôlé. Dans toute l’Union européenne, le règlement (UE) n° 2018/848 précise l’ensemble des règles à suivre concernant la production, la transformation, la distribution, l’importation, le contrôle et l’étiquetage des produits biologiques. Ses principes, s’appliquant aux végétaux et aux animaux, sont respectueux des équilibres écologiques, de la fertilité des sols, de l’environnement et du bien-être des animaux (rotation des cultures, choix des variétés adaptées au terrain et au climat, interdiction de l’élevage en claustration, etc.).

    Les textiles, les cosmétiques, et autres produits transformés non destinés à l’alimentation humaine ou animale, ne relèvent pas de la réglementation relative à l’agriculture biologique et ne peuvent être certifiés biologiques au sens de cette réglementation. Toutefois, si un ou plusieurs de leurs composants agricoles sont issus de l’agriculture biologique et certifiés, ils peuvent être valorisés en tant que tels dans l’étiquetage de ces produits (t-shirt fabriqué à partir de coton issu de l’agriculture biologique, par exemple).

    En savoir +

    Les produits utilisés pour la fertilisation, la lutte contre les insectes et les maladies sont dûment répertoriés. Les engrais chimiques, les herbicides, les fongicides de synthèse sont interdits. Le contrôle des conditions de production, de transformation et d’importation est réalisé par des organismes certificateurs. Ceux-ci sont agréés par les pouvoirs publics français sur la base de critères d’indépendance, d’impartialité, d’efficacité et de compétence. L’agrément officiel est précédé par une accréditation délivrée par le Comité Français d’Accréditation (COFRAC). Les produits d’agricultures biologiques sont certifiés en France par le label AB et en Europe par l’Eurofeuille.

    Sources : Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, Conseil de l’Union Européenne

  • agriculture cellulaire

    L’agriculture cellulaire est une branche interdisciplinaire de la science à l’intersection de la médecine et de l’agriculture. Elle capitalise sur les avancées en ingénierie tissulaire, science des matériaux, bio-ingénierie et biologie de synthèse. Elle est utilisée pour concevoir de nouveaux modes de production de produits tels que le lait, la viande, les parfums ou encore le textile, à partir de cellules et de micro-organismes.

    Source : AgFunder

  • agriculture raisonnée

    L’agriculture raisonnée correspond à des démarches globales de gestion d’exploitation qui visent, au-delà du respect de la réglementation, à réduire les effets négatifs des pratiques agricoles sur l’environnement, sans remettre en question la rentabilité économique des exploitations. Elle n’interdit aucune substance, mais s’oblige à enregistrer toutes les opérations (utilisation de produits pour les besoins des plantes et des animaux, analyse des sols, vérification des pulvérisateurs…) et à justifier toutes les interventions (enregistrement de données météo, bilan hydrique, état sanitaire…) déclenchant une irrigation ou un traitement.

    En savoir + 

    Concrètement, la mise en œuvre des méthodes de lutte contre les maladies et les ravageurs est toujours précédée d’un diagnostic précis et d’une évaluation rigoureuse. Le décret du 25 avril 2002, pris en application de l’article L.640-3 du code rural, qui définit les principes de l’agriculture raisonnée, et les modalités de qualification des exploitations est complété par un référentiel comportant 98 exigences (arrêté du 30 avril 2002).

    Pour se réclamer de l’agriculture raisonnée, une exploitation doit être qualifiée par un organisme certificateur. La mention «…issu d’exploitation qualifiée en agriculture raisonnée », doit figurer après la désignation de l’ingrédient concerné, sans indication supplémentaire ou image, afin de ne pas prêter à confusion avec un signe officiel de qualité.

    Source : Arrêté du 30 avril 2002 relatif au référentiel de l’agriculture raisonnée

  • agriculture régénératrice

    L’agriculture régénératrice est un ensemble de pratiques agricoles qui place la santé des sols au cœur du système de culture. Ce type d’agriculture a pour ambition de régénérer les écosystèmes, d’augmenter la séquestration du carbone atmosphérique, d’augmenter la résilience des sols face aux fluctuations climatiques et d’avoir un impact social positif tant pour les individus que pour la société.

    Source : Paris Good Fashion – GT Agriculture régénératrice

  • allergène

    Un allergène est une substance qui déclenche l’allergie, un ensemble de réactions du système immunitaire de l’organisme à la suite d’un contact, d’une ingestion, voire d’une inhalation.

    Source : Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance

  • Alliance du Commerce

    Première organisation professionnelle française d’équipement de la personne, l’Alliance du Commerce regroupe trois fédérations du commerce organisé : la Fédération des Enseignes de l’Habillement (FEH), l’Union du Grand Commerce de Centre-Ville (UCV) et la Fédération des Enseignes de la Chaussure (FEC). Elle accompagne le mouvement de restructuration du commerce face aux mutations qu’imposent la transformation digitale, le développement durable et l’apparition de nouveaux modes de consommation.

    Source : Alliance du Commerce

  • alpaga

    L’alpaga est une matière naturelle d’origine animale issue de la tonte des alpagas, des animaux de la même famille que les lamas. Il existe deux types d’alpaga qui fournissent de la laine : le huancayo, dont la fibre est courte, dense et spongieuse, et le suri, dont la fibre est plus longue, raide et soyeuse.

    La production de la laine peut-être considérée comme plus ou moins durable en fonction du système d’élevage (gestion des écosystèmes, traitements chimiques…) et du respect de la bien-traitance animal.

    La certification Responsible Alpaca Standard (RAS) de Textile Exchange est un moyen permettant de s’assurer de la prise en compte de ces enjeux.

    Sources : 
    Textile Exchange (2022) Preferred Fiber & Materials Report
    Kering Standards

  • alternative au cuir

    On nomme « alternative au cuir » – et non « cuir vegan » ou « cuir alternatif » qui sont des abus de langage – une matière non-animale qui cherche à mimer l’aspect esthétique et/ou les propriétés techniques (respirabilité, résistance à la traction, à la déformation, à la déchirure, thermicité, etc…) du cuir. On distingue :

    • les alternatives dites « végétales » principalement produites à partir de matières de bases de deuxième (déchets ou résidus agricoles) ou de troisième génération (mycélium). La majorité des matériaux de la première catégorie étant mélangée à des produits synthétiques (polyuréthane, colle…).

    • des “simili-cuir”, 100 % synthétique, produits à partir de matériaux d’origine fossiles, tels que le polyuréthane thermoplastique (PU), le polyuréthane laminé (PUL) et le chlorure de polyvinyle (PVC) ;

    Si, ces alternatives répondent aux préoccupations relatives au bien-être animal, elles soulèvent d’autres enjeux, liés notamment à l’utilisation des matières de base, à la quantité de carbone émise pendant la production, à la consommation de produits chimiques, d’énergie et d’eau et à leur complexe recyclabilité.

    Bien qu’il ne soit pas encore commercialisé, le cuir biofabriqué (cultivé en laboratoire) fait partie des innovations qui permettront de garantir la production d’une matière dotée des mêmes qualités que le cuir, sans souffrance animal et en limitant les impacts environnementaux liés à l’élevage des animaux.

    Voir : cuir

    Sources : 
    Paris Good Fashion
    Condé Nast – The Sustainable Fashion Glossary
    Gullingsrud, A. (2017). Fashion Fibers: Designing for Sustainability. London: Bloomsbury.
    The Sustainable Angle (2020). Future Fabrics Expo 2020. London.
    MISTRA Future Fashion (2019 (3)). Environmental impact of textile fibers – what we know and what we don’t know. The Fiber Bible Part 2.

  • analyse du cycle de vie (ACV)

    L’analyse du cycle de vie (ACV) est une méthode d’évaluation normalisée (ISO 14040 et 14044) permettant de réaliser un bilan environnemental multicritères et multi-étapes d’un système (produit, service, entreprise ou procédé) sur l’ensemble de son cycle de vie.

    Son but est de connaître et de pouvoir comparer les impacts environnementaux d’un système tout au long de son cycle de vie, de l’extraction des matières premières nécessaires à sa fabrication à son traitement en fin de vie (mise en décharge, recyclage…), en passant par ses phases d’usage, d’entretien et de transport. L’ACV permet de dégager des pistes d’éco-conception ou d’amélioration du bilan environnemental. A ce jour, l’intégration de critères sociaux fait l’objet de travaux de recherche.

    Source : Ademe

  • angora

    L’angora est une fibre naturelle d’origine animale issue du poil du lapin du même nom (à ne pas confondre avec la chèvre angora à l’origine du mohair). Plusieurs méthodes existent pour récupérer les poils de ces animaux, dont le peignage ou la tonte.

    En Chine, pays qui produit 90 % de l’angora, la toison des lapins est arrachée à vif. Face au risque extrêmement élevé de maltraitance envers les animaux – à la fois au cours de leur vie et durant l’extraction de leur pelage – de nombreuses marques se sont engagées à ne plus commercialiser cette matière.

    Sources : 
    Textile Exchange (2022) Preferred Fiber & Materials Report
    The Good Goods

  • anthropocène

    Période géologique qu’il est proposé de créer compte tenu des profonds changements que les activités humaines ont induits dans la structure et le fonctionnement du système Terre, incluant le climat. Terme apparu dans les sciences du système Terre en 2000, que les milieux de la géologie pourraient adopter officiellement si divers éléments stratigraphiques démontrent que les activités humaines ont modifié le système Terre au point de former des dépôts géologiques qui se distinguent de ceux de l’Holocène et qui resteront dans les relevés géologiques. Tant l’approche stratigraphique que l’analyse du système Terre indiquent que l’Anthropocène devrait débuter au milieu du XXe siècle, bien que d’autres dates aient été avancées et sont encore à l’étude. Cette notion a été adoptée par un éventail de disciplines et par le public pour désigner l’influence marquée de l’être humain sur l’état, la dynamique et l’avenir du système Terre.

    Source : GIEC (2019) Glossaire

  • apprêt

    Traitement chimique ou mécanique de la famille des ennoblissements, visant à conférer au tissu des qualités ou propriétés particulières. Les apprêts, incluent, entre autres, l’ignifugation, l’azurage ou le gaufrage.

    Source : Paris Good Fashion

  • aramide

    L’aramide est une fibre synthétique constituée de polymères produits à partir d’énergies fossiles. Très résistant à la chaleur et à la traction, l’aramide est souvent utilisé pour la fabrication de vêtements de sécurité ou de matériaux composites.

    De même que les autres fibres synthétiques conventionnelles, l’utilisation d’aramide soulève de nombreux enjeux environnementaux, liés notamment à l’utilisation des ressources fossiles comme matières de base, à la quantité de carbone émis pendant la production, ainsi qu’à la consommation de produits chimiques, d’énergie et d’eau. Comme la majorité des fibres synthétiques, l’aramide est associé à la pollution par les microfibres, en particulier les microplastiques, qui mettent en danger la faune marine et posent de graves risques pour la santé humaine et environnementale.

    Constituée en partie ou en totalité de polymères issus de ressources renouvelables, les fibres biosynthétiques (ou biosourcées), représentent tout comme l’aramide recyclées des alternatives intéressantes aux fibres synthétiques conventionnelles, dépendantes des ressources fossiles vierges.

    L’aramide recyclé est une alternatives plus responsable à l’aramide vierge, en ce sens qu’il permet de réduire la consommation de ressources vierges.

    Sources : 
    Kering Standards
    Wikipédia
    The Good Goods

  • audit

    L’ISO 19011 définit l’audit comme un « processus méthodique, indépendant et documenté, permettant d’obtenir des preuves objectives et de les évaluer de manière objective pour déterminer dans quelle mesure les critères d’audit sont satisfaits ». Ces critères sont réunis dans un référentiel, basé ou non sur une norme volontaire type ISO, EN ou NF. L’audit peut être interne (de première partie) ou externe (de seconde et tierce partie)

    Sources : 
    AFNOR
    ISO 19011 – Lignes directrices pour l’audit des systèmes de management

  • audit externe

    Les audits externes comprennent les audits généralement appelés audits de seconde et de tierce partie. Les audits de seconde partie sont réalisés par des parties ayant un intérêt à l’égard de l’organisme, comme les clients ou d’autres personnes agissant en leur nom. Les audits de tierce partie sont réalisés par des organismes d’audits externes et indépendants tels que ceux qui octroient l’enregistrement ou la certification de conformité ou des organismes publics.

    Source : ISO 19011 – Lignes directrices pour l’audit des systèmes de management

  • audit interne

    L’audit interne (ou de première partie) est une activité indépendante et objective qui donne à une organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les améliorer, et contribue à créer de la valeur ajoutée. Il aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche systématique et méthodique, ses processus de management des risques, de contrôle, et de gouvernance, et en faisant des propositions pour renforcer leur efficacité.

    Source : Institut français des auditeurs et contrôleurs internes (IFACI)

  • audit social

    L’audit social est défini selon la Commission Européenne comme « une évaluation systématique de l’impact social d’une entreprise par rapport à certaines normes et attentes ». L’audit social se divise en quatre champs d’application principaux :

    • L’audit du social évaluant la conformité des pratiques internes à un référentiel normatif externe (Droit du travail, Conventions Collectives, Accords d’entreprise) et au delà des frontières de l’entreprise (pour les sous-traitants et fournisseurs), à des normes liées à la responsabilité sociale de l’entreprise, souvent référencées sur les principes de l’Organisation Internationale du Travail ;

    • L’audit de conformité et de pertinence d’une situation, en référence à des objectifs, règles, et procédures internes à l’entreprise ;

    • L’audit préalable à une situation de changement (fusion-acquisition, réorganisation, faisabilité sociale d’un investissement, (re)négociation d’un accord collectif, etc…) ;

    • L’audit permettant la compréhension d’une situation sociale particulière (conflit social, climat social dégradé, démissions, …), dans le but d’en tirer des enseignements correctifs pour l’avenir et/ou de prévenir la répétition de situations conflictuelles.

    En savoir +

    Dans tous les cas, l’auditeur social s’appuie sur des méthodes et des techniques éprouvées et sur des indicateurs fiables et précis de la gestion du personnel. Il travaille à partir de référentiels normatifs et/ou de référentiels de bonnes pratiques. Il identifie les écarts et les dysfonctionnements par rapport au référentiel, analyse les causes de ces écarts ainsi que les risques sociaux et financiers qu’ils entraînent.

    Dans ces conclusions, il part de ses vérifications, il met en évidence les faits et les situations à suivre particulièrement, il retient les facteurs qui en sont à l’origine et facilite ainsi la recherche de solutions propres à améliorer l’efficacité de l’entreprise par l’optimisation de l’emploi des hommes et la qualité de conduite des équipes.

    Sources :
    Commission des Communautés Européennes (2001), Livre Vert – Promouvoir un cadre européen pour la responsabilité sociale des entreprises
    Institut National de l’Audit Social

  • B Corp

    Label délivré par l’organisme à but non-lucratif B Lab aux entreprises à impacts positif. B Corp évalue la conduite sociale et environnementale globale des entreprises en considérant leur impact sur les travailleurs, les clients, les communautés et l’environnement grâce au B Impact Assessment. Les entreprises certifiées B Corp sont tenues de modifier les statuts de l’entreprise pour représenter les intérêts des parties prenantes et signer la Déclaration d’interdépendance des B Corp.

    Source : B Corp

  • Better Cotton Initiative (BCI)

    Programme de certification du coton conçu à l’origine par le World Wildlife Fund (WWF). La Better Cotton Initiative soutient l’amélioration continue du secteur de la culture du coton en établissant des normes visant à garantir que le coton est cultivé selon des méthodes qui minimisent l’utilisation de l’eau et des produits chimiques.

    Afin d’obtenir une licence pour cultiver et vendre leur coton en tant que Better Cotton, les producteurs doivent satisfaire les exigences et critères de BCI : réduire au minimum les effets néfastes des pratiques de protection des cultures ; promouvoir une bonne gestion de l’eau ; prendre soin de la santé des sols ; améliorer la biodiversité et utiliser les terres de manière responsable ; prendre soin de la qualité des fibres et la préserver ; promouvoir des normes de travail décentes ; et mettre en place un système de gestion efficace.

    Il est à noter que le coton BCI autorise l’utilisation de semences génétiquement modifiées et bien que la BCI préconise une utilisation judicieuse des engrais et pesticides chimiques, ceux-ci restent autorisés.

    Cependant, l’initiative Better Cotton a également été critiquée pour son manque d’amélioration dans le suivi de ses normes plus faibles et, par conséquent, pour avoir pris une part de marché importante à des certifications plus strictes telles que la norme mondiale des textiles biologiques (GOTS) ou OEKO-TEX. Des évaluateurs tiers ont également noté que les normes Better Cotton ont besoin de critères plus stricts et d’un suivi plus étroit des producteurs pour égaler l’impact écologique des alternatives biologiques.

    Sources : 
    Better Cotton
    Condenast – The Sustainable Fashion Glossary
    Changing Markets Foundation (2018) The false promise of certification
    International Trade Centre (2017) The State of Sustainable Markets 2017

  • bien-être animal

    Le bien-être des animaux est défini comme « l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que ses attentes. Cet état varie en fonction de la perception de la situation par l’animal » (Avis Anses, février 2018). En effet, un animal ressent des besoins, mais également des attentes. Selon les réponses à ces attentes et ces besoins, il est capable d’éprouver des sentiments positifs comme négatifs.

    Le bien-être animal est souvent traduit par le principe fondamental des 5 libertés individuelles. L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) reprend ce concept en tant que principe directeur afin de faire ressortir les besoins fondamentaux indispensables pour le bien-être d’un animal. Publiées pour la première fois en 1979 par le conseil britannique sur le bien-être des animaux d’élevage, ces 5 libertés sont depuis reconnues de façon mondiale car elles ont été reprises dans les codes de l’OIE.

    Elles expliquent les conditions que l’homme doit offrir à l’animal pour assurer son bien-être :

    • absence de faim, de soif et de malnutrition : il doit avoir accès à l’eau et à une nourriture en quantité appropriée et correspondant aux besoins de son espèce ;
    • absence de peur et de détresse : les conditions d’élevage ne doivent pas lui induire de souffrances psychiques ;
    • absence de stress physique et/ou thermique : l’animal doit disposer d’un certain confort physique ;
    • absence de douleur, de lésions et de maladie : l’animal ne doit pas subir de mauvais traitements pouvant lui faire mal ou le blesser et il doit être soigné en cas de maladie ;
    • liberté d’expression d’un comportement normal de son espèce : son environnement doit être adapté à son espèce (il doit être en groupe si c’est une espèce sociale par exemple).

    Sources :
    Ministère de l’Agriculture et l’Alimentation
    Agence Nationale Sécurité Sanitaire Alimentaire Nationale (2018), Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif au « Bien-être animal : contexte, définition et évaluation »
    Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE)

  • bien-être au travail

    Etat d’esprit caractérisé par une harmonie satisfaisante entre d’un côté les aptitudes, les besoins et les aspirations du travailleur et de l’autre les contraintes et les possibilités du milieu de travail.

    Source : World Health Organization (1987) Psychosocial factors at work and their relation to health

  • bientraitance animale

    La bientraitance correspond aux actions que l’humain engage ou réalise dans l’​intention de répondre aux respect du bien-être des animaux. Elle constitue l’ensemble des dispositions visant à fournir à un animal des conditions d’environnement propres à assurer son bien-être.

    Sources :
    Ministère de l’Agriculture et l’Alimentation
    Agence Nationale Sécurité Sanitaire Alimentaire Nationale (2018), Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif au « Bien-être animal : contexte, définition et évaluation »
    Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE)

  • bilan carbone

    Un bilan carbone est une évaluation de la quantité de gaz à effet de serre émise (ou captée) dans l’atmosphère sur une année par les activités d’une organisation ou d’un territoire. Il est réalisé selon une méthodologie de comptabilité carbone (Bilan Carbone®, GHG Protocol ou méthode réglementaire française). Les émissions de l’entité sont ordonnées selon des catégories prédéfinies appelées « postes ». Ce classement permet d’identifier les postes d’émissions où la contrainte carbone est la plus forte. C’est sur ces postes que doivent porter les stratégies énergétiques et environnementales de l’entité réalisant son bilan pour réduire ses émissions.

    Les émissions de GES se distinguent en trois scopes :

    Le scope 1 regroupe toutes les émissions générées directement par l’organisation et ses activités ;
    Le scope 2 regroupe toutes les émissions associées aux consommations d’électricité, de chaleur ou de vapeur de l’organisation. On parle d’émissions indirectes associées à l’énergie ;
    Le scope 3 correspond à l’ensemble des autres émissions indirectes ayant lieu en amont ou en aval de la chaîne de valeur de l’organisation.

    En savoir +

    La réalisation du Bilan GES permet :

    • De structurer sa politique environnementale
    • D’identifier des actions permettant de réduire sa facture énergétique et son impact global
    • D’évaluer sa vulnérabilité
    • De se démarquer par son exemplarité
    • De répondre à la réglementation (si on y est assujetti)
    • D’impliquer ses salariés ou ses partenaires à travers cet exercice

    L’ISO 14067:2018 spécifie les principes, les exigences et les lignes directrices relatifs à la quantification et à la déclaration de l’empreinte carbone d’un produit (ECP). Cette norme permet à des organisations de toutes sortes de calculer l’empreinte carbone de leurs produits et de mieux comprendre comment elles peuvent la réduire.

    Sources :
    Ademe
    ABC (2016) Réduire les émissions de gaz à effet de serre tout au long de la chaîne de valeur de votre activité
    ISO 14067:2018 Gaz à effet de serre — Empreinte carbone des produits — Exigences et lignes directrices pour la quantification

  • bio-économie

    Ensemble d’activités économiques liées à l’innovation, au développement, à la production et à l’utilisation de produits et de procédés biologiques

    La transformation économique radicale liée à la bioéconomie fait appel à un usage accru de la biomasse, que les avancées scientifiques en biologie moderne permettent de transformer en produits nouveaux, en particulier des biocarburants et de la chimie verte.

    En savoir +

    En jugeant l’économie libérale classique beaucoup trop mécaniste, Nicholas Georgescu-Roegen met en lumière en 1971 la contradiction des ressources naturelles limitées utiles à l’humanité et croissance économique sans limites. Ce sont les débuts de la bioéconomie.

    Source : OCDE (2009) La Bioéconomie à l’horizon 2030 : quel programme d’action ?

  • biodégradable

    Se dit d’une substance qui peut, sous l’action d’organismes vivants, se décomposer en éléments divers dépourvus d’effet dommageable sur le milieu naturel. La biodégradabilité s’apprécie en prenant en compte à la fois le degré de décomposition d’une substance et le temps nécessaire pour obtenir cette décomposition (Commission d’enrichissement de la langue française).

    En savoir +

    [Plastique] La norme EN 13432 est souvent considérée comme la référence en matière de biodégradabilité, les plastiques biodégradables devant remplir plusieurs critères afin d’y répondre :

    Composition (selon EN 13432) : la norme établit un taux minimum de solides volatils (50%), ainsi que des teneurs maximales en métaux lourds et de fluor acceptables dans le matériau initial.

    Désintégration (selon ISO 16929) : c’est l’aptitude du produit à se fragmenter sous l’effet du compostage. Le seuil de refus est de 10% de la masse initiale au-dessus du tamis de 2 mm au bout de 12 semaines d’essai.

    Biodégradabilité (selon ISO 14855:1999) : le seuil acceptable de biodégradabilité est d’au moins 90% au total, ou 90% de la dégradation maximale d’une substance de référence en moins de 6 mois.

    Qualité du compost final et écotoxicité (selon OCDE 208) : elle ne doit pas être modifiée par les matériaux d’emballage ajoutés au compost et ne doit pas être dangereuse pour l’environnement. La norme impose de réaliser des tests écotoxicologiques sur le compost final et exige une performance supérieure à 90% de celle du compost témoin correspondant.

    Autres normes relatives à la biodégradabilité : NF T 51-800 : 2015 – Spécifications pour les plastiques aptes au compostage domestique.

    Sources : 
    Vocabulaire de l’environnement – JORF n°0087 du 12 avril 2009
    Natureplast

  • biodiversité

    La Convention sur la diversité biologique décrit la biodiversité comme « la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes. »

    Source : Nations Unies (1992) Convention sur la diversité biologique

  • biomimétisme

    Démarche d’innovation durable qui consiste à transférer et à adapter à l’espèce humaine les solutions déjà élaborées par la nature (faune, flore, etc.).

    Source : Larousse

  • bioplastique

    Voir : biosourcé, plastique biosourcé

  • bioRe Sustainable Cotton

    Label développé par la Fondation bioRe à destination des producteurs de coton biologique en Inde et en Tanzanie. bioRe soutient le commerce équitable et garantit que le coton a été cultivé et transformé selon les critères sociaux et environnementaux de son référentiel.

    Les agriculteurs bioRe participent aux décisions et reçoivent de Remei – le détenteur exclusif de la licence – une garantie d’achat pour leur récolte de coton biologique. Une prime de 15 % sur le prix du marché régional est versée aux agriculteurs.

    Sources :
    bioRe
    Ademe

  • biosourcé

    Matériau entièrement ou partiellement dérivé de la biomasse, telle que les plantes, les arbres ou les animaux – à l’exclusion de ceux qui sont dérivés de sources fossiles.

    En savoir +

    Le « Biobased Content Certification Scheme » est le système de certification européen qui permet une évaluation indépendante des allégations relatives au contenu biosourcé des produits sur la base de la norme européenne EN 16785-1.

    Source :
    Commission Européenne

  • biosphère

    Partie du système terrestre comprenant tous les écosystèmes et organismes vivants présents dans l’atmosphère, sur terre (biosphère terrestre) ou dans les océans (biosphère marine), y compris la matière organique morte qui en provient, telle que la litière, la matière organique des sols et les détritus des océans.

    En savoir +

    On peut aussi dire, qu’il s’agit de tous les écosystèmes et organismes vivants présents dans :

    • l’hydrosphère : les océans, le milieu aquatique ;
    • l’lithosphère : couche la plus superficielle de l’écorce terrestre ;
    • l’atmosphère : bulle de gaz entourant la terre.

    Sources :
    GIEC (2018) Glossaire
    Actu-Environnement

  • biosynthèse

    La biosynthèse est la formation d’une substance organique (protéine, hormone, mucus) par un être vivant, dans son milieu interne ou dans les excrêtats que sont le mucus, les coquilles des œufs ou des mollusques, l’écorce, etc.

    Source : Wikipédia

  • biotechnologie

    Application de la science et de la technologie à des organismes vivants, de même qu’à ses composantes, produits et modélisations, pour modifier des matériaux vivants ou non-vivants aux fins de la production de connaissances, de biens et de services

    Source : OCDE

  • blockchain

    L’ISO 22739, définit la blockchain (ou chaîne de blocs) comme un : « registre distribué avec des blocs confirmés organisés en chaîne séquentielle incrémentale utilisant des liens cryptographiques ».

    Le développement de son application dans la mode, répond à des enjeux liés à la traçabilité, la transparence et la contrefaçon des matériaux et des produits tout au long de leur chaîne de valeur.

    Source : ISO 22739:2020 – Chaîne de blocs et technologies de registres distribués

  • Blue Sign

    Label créé par l’entreprise suisse Bluesign Technologies AG, dédié aux produits textiles qui garantit une production respectueuse de l’environnement et des droits humains (interdictions et restrictions de substances dangereuses pour la santé, réduction des consommations en eau et en énergie, seuils pour les émissions dans l’air et dans l’eau).

    Source : Ademe

  • British Fashion Council (BFC)

    La British Fashion Council (BFC) est une association à but non-lucratif qui vise à promouvoir les intérêts de l’industrie de la mode britannique et de ses créateurs en mobilisant et en partageant les connaissances, l’expérience et les ressources collectives du secteur.

    Source : British Fashion Council

  • Bureau Veritas Certification

    Filiale de Bureau Veritas dédiée au métier de la certification, Bureau Veritas Certification est un acteur majeur de la certification et de l’audit dans les domaines de la qualité, la santé/sécurité, la protection de l’environnement et le développement durable.

    Source : Bureau Veritas

  • Butterfly Mark

    Certification conçue et délivrée par Positive Luxury, qui identifie les entreprises de luxe qui répondent aux normes les plus strictes en matière d’innovation, de performances sociales et environnementales. L’évaluation de Positive Luxury repose sur deux séries de questions, l’une commune à tous les secteurs et l’autre spécifique au secteur de l’entreprise évaluée (Mode & Accessoires, Beauté, Joaillerie et Horlogerie, Lifestyle, Boissons Premium, Voyage & Hospitalité). Les entreprises sont ensuite tenues de fournir des documents justificatifs tels que leur code de conduite, les résultats de leurs audits, etc.

    Source : Positive Luxury

  • cachemire

    Le cachemire est une fibre naturelle animale qui provient du duvet de la chèvre du même nom. Les poils sont récoltés par peignage ou par tonte au printemps au moment de leur mue. Les fibres sont ensuite lavées et triées avant de pouvoir être tissées.

    Les chèvres cachemire vivent majoritairement en Asie centrale, , notamment en Mongolie et en Mongolie intérieure, où les conditions climatiques permettent le développement de leur duvet. Une partie de la production est également localisée en Inde, en Afghanistan et en Iran. La Chine produit actuellement environ 75 % du cachemire mondial, principalement via des systèmes « d’élevage » intensif.

    Face à la demande croissante de cachemire, les éleveurs ont dû augmenter substantiellement la taille de leurs troupeaux. Dès lors, l’écosystème fragile des prairies a été massivement dégradé par le surpâturage. Au-delà de l’impact sur la biodiversité, le surpâturage entraîne le développement de tempêtes de poussières causées par l’érosion des sols. Le tout détériore la qualité de l’air et par effet domino, la santé des éleveurs et de leur famille ainsi que la qualité du cachemire.

    Des alternatives plus durables existent, comme la laine ou le cachemire recyclé. Des certifications et initiatives telles que Sustainable Cashmere Roundtable, Sustainable Fibre Alliance ou The Good Cashmere Standard soutiennent le développement de filières de cachemires responsables.

    Sources : 
    Kering Standards
    Textile Exchange (2021) Preferred Fiber & Materials Report
    The Good Goods

  • Camera Nazionale della Moda Italiana

    La Camera Nazionale della Moda Italiana est une association à but non lucratif qui supervise, coordonne et encourage le développement de la mode italienne, tant au niveau national qu’à l’étranger.

    Source : Camera Nazionale della Moda Italiana

  • Canopy

    Organisation environnementale à but non-lucratif primée, dédiée à la protection des forêts, des espèces vivantes et du climat à l’échelle mondiale. Depuis 2013, Canopy travaille avec des marques et des fournisseurs pour améliorer la chaîne d’approvisionnement de la viscose (et d’autres fibres de cellulose) et endiguer son impact sur les forêts anciennes et menacées à travers une initiative collaborative appelée CanopyStyle.

    Afin d’atteindre cet objectif, CanopyStyle a élaboré une méthodologie permettant d’évaluer les producteurs de viscose/cellulose. En parallèle, l’organisation a mis en place différentes politiques avec neuf des dix plus grands producteurs, qui représentent près de 70 % du marché international de ces fibres. La méthodologie de CanopyStyle et le classement correspondant des performances des producteurs de viscose publiés en décembre 2020 est disponible ici.

    Sources :
    Canopy
    Kering Standards

  • caoutchouc

    Voir : Latex

  • capital naturel

    Le capital naturel peut être défini comme l’ensemble des stocks de ressources naturelles de la planète, qui comprennent la géologie, le sol, l’air, l’eau et tous les êtres vivants.

    En savoir +

    Les services écosystèmiques, sont les multiples avantages que les humains tirent de ce capital naturel. Les plus évidents comprennent les aliments que nous consommons, l’eau que nous buvons et les matières végétales que nous utilisons comme combustible, matériaux de construction et médicaments. Il existe également de nombreux services écosystémiques moins visibles, comme la régulation du climat et les défenses naturelles contre les inondations fournies par les forêts, le carbone stockées par les tourbières ou la pollinisation des cultures par les insectes. Les avantages immatériels  rendus, tels que l’inspiration que nous tirons de la vie sauvage et de l’environnement naturel, sont sont appelés «services culturels».

    Source : World Forum on Natural Capital

  • Centre Européen des Textiles Innovants (CETI)

    Centre de recherche en innovation de rupture dans le domaine du textile, en recherche appliquée et en prototypage adapté aux tendances/besoins de demain. Situé dans les Hauts-de-France, le CETI est un lieu conçu pour concevoir, expérimenter, prototyper des produits/matières, pour la filière étendue Textile, Mode/Luxe et Distribution.

    Source : CETI

  • Centre for Sustainable Fashion

    Centre de recherche et d’éducation de l’University of Arts de Londres basé au London College of Fashion dédié à la mode responsable.

    Source : Centre for Sustainable Fashion

  • Certificaçao de Sustentabilidade do Couro Brasileiro (CSCB)

    La Certificaçao de Sustentabilidade do Couro Brasileiro (CSCB) est une certification brésilienne dédiée aux tanneries qui tiennent compte des enjeux économiques, environnementaux et sociaux de leur activité. CSCB est une initiative menée par le CICB (Centre for the Brazilian Tanning Industry) et le Brazilian Trade and Investment Promotion Agency pour promouvoir le développement des cuirs brésiliens à l’international.

    Source : CSCB

  • certification

    La certification est une démarche volontaire, par laquelle un organisme indépendant des parties en cause* (tierce partie) donne une assurance écrite qu’un produit, un processus, un système d’organisation, un service ou des compétences professionnelles sont conformes aux exigences spécifiées dans une norme ou un référentiel. Cette norme ou ce référentiel est généralement rédigé et négocié lors de travaux associant les différentes parties prenantes. Le plus souvent la certification repose sur des normes nationales ou internationales développées au sein d’organismes comme l’Afnor ou l’ISO.

    La certification peut également s’appuyer sur un cadre réglementaire. Les pouvoirs publics sont consultés pour avis mais c’est l’organisme certificateur qui rédige et contrôle le contenu du référentiel.

    En résumé, le terme certification doit être réservé aux démarches impliquant la vérification par un tiers indépendant d’un référentiel d’exigences défini en associant des représentants des parties prenantes.

    * Organisme obligatoirement accrédité dans certains secteurs d’activité.

    En savoir +

    La Code de la consommation définit la certification de la façon suivante : « Constitue une certification de produit ou de service [l’activité] par laquelle un organisme, distinct du fabricant, de l’importateur, du vendeur, du prestataire ou du client, atteste qu’un produit, un service ou une combinaison de produits et de services est conforme à des caractéristiques décrites dans un référentiel de certification.

    Sources : 
    Code de la consommation – Article L433-3
    Commissariat général au Développement durable (2011) Rapport d’étape du groupe de travail « Labels entreprises responsables »

  • chaîne d’approvisionnement

    Flux des produits et de l’information le long des processus logistiques à partir de l’achat des matières premières jusqu’à la livraison des produits finis au consommateur. La chaîne d’approvisionnement inclut tous les fournisseurs de service et les clients.

    Source : FAQ Logistique

  • chaîne de valeur

    La chaîne de valeur fait référence à toute une série d’activités qui se déroulent depuis la conception du produit en passant par la livraison au client, jusqu’à la fin de vie. Le terme « chaîne de valeur » est étroitement lié à celui de « chaîne d’approvisionnement » et les deux sont souvent utilisés de manière interchangeable. Pourtant, il existe une différence subtile entre eux. Alors que le terme « chaîne d’approvisionnement » met l’accent sur la fabrication et la distribution, la chaîne de valeur comprend également des processus tels que la conception, le marketing et les services, qui n’incluent pas nécessairement la transformation de la matière première en produit, mais augmentent néanmoins la valeur du produit.

    Sources :
    Condenast, The Sustainable Fashion Glossary
    European Commission (2017) Commission Staff Working Document – Sustainable garment value chains through EU development action
    Duke University Global Value Chains Initiative (2017) Concept & Tools

  • Chaire Sustainability IFM-Kering

    Kering et l’Institut Français de la Mode se sont associés le 14 novembre 2019 pour lancer la chaire Sustainability IFM-Kering. Les deux acteurs de l’industrie de la mode et du luxe partagent l’ambition commune de créer un pôle de recherche et d’enseignement de haut niveau dans l’industrie de la mode, qui intègre l’ensemble des aspects du développement durable dont fait partie la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). La chaire a deux objectifs principaux :

    • Promouvoir la recherche et l’enseignement sur la mode responsable (prêt-à-porter, chaussures, maroquinerie et autres accessoires) pour les aspects environnementaux, sociaux et sociétaux ;
    • Prendre en compte « l’écologie de la création » dès le début du processus de création.

    Source : IFM

  • changement climatique

    Variation de l’état du climat, qu’on peut déceler (par exemple au moyen de tests statistiques) par des modifications de la moyenne et/ou de la variabilité de ses propriétés et qui persiste pendant une longue période, généralement pendant des décennies ou plus. Les changements climatiques peuvent être dus à des processus internes naturels ou à des forçages externes, notamment les modulations des cycles solaires, les éruptions volcaniques ou des changements anthropiques persistants dans la composition de l’atmosphère ou dans l’utilisation des terres.

    En savoir +

    On notera que la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), dans son article premier, définit les changements climatiques comme des «changements de climat qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l’atmosphère mondiale et qui viennent s’ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables». La CCNUCC établit ainsi une distinction entre les changements climatiques attribuables aux activités humaines altérant la composition de l’atmosphère et la variabilité du climat imputable à des causes naturelles.

    Sources :
    GIEC (2019) Glossaire
    Nations Unies (1992) Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques

  • chanvre

    Le chanvre est une fibre naturelle végétale dite “libérienne” obtenue à partir de l’écorce interne du chanvre industriel. La France en est, le premier producteur européen. Après sa récolte, le chanvre est roui – naturellement ou chimiquement -, teillé et peigné avant d’être filé.

    Le chanvre est une plante ancestrale, cultivée autrefois pour sa fibre textile dans la marine et l’habillement.  Elle bénéficie de nombreux atouts sur le plan environnemental. Facile et rapide à cultiver, elle s’adapte à la plupart des sols et climats et nécessite très peu d’eau et d’intrants chimiques. Contrairement à la plupart des autres cultures, le chanvre enrichit et purifie le sol sur lequel il pousse. En outre, des graines à la tige, toutes les parties de la plante peuvent être valorisées.

    De par ses atouts, le chanvre représente une alternative plus responsable au coton conventionnel.

    Sources : 
    Confédération Européenne du Lin et du Chanvre
    The Good Goods
    Condé Nast – The Sustainable Fashion Glossary
    MISTRA Future Fashion (2019). Environmental impact of textile fibers – what we know and what we don’t know. The Fiber Bible Part 2.

  • chimie verte

    La chimie verte a pour but de concevoir et de développer des produits et des procédés chimiques permettant de réduire ou d’éliminer l’utilisation et la synthèse de substances dangereuses.

    En savoir +

    Développé à la fin des années 1990 aux Etats-Unis par les chimistes américains Paul Anastas et John C. Warner, le concept de chimie verte tend à rendre la chimie plus propre et plus sûre, tout en renforçant l’efficacité des produits. La chimie verte répond à 12 principes fondamentaux, à savoir :

    • prévenir la pollution ;
    • économiser les atomes (tout en limitant les problèmes de séparation et de purification des atomes) ;
    • concevoir des méthodes de synthèses moins dangereuses ;
    • concevoir des produits plus sûrs ;
    • limiter l’emploi de solvants organiques et d’auxiliaires ;
    • améliorer l’efficacité énergétique ;
    • utiliser des matières premières renouvelables ;
    • limiter les produits dérivés ;
    • utiliser la catalyse ;
    • concevoir des substances à dégradation finale dans des conditions naturelles ;
    • mettre au point des méthodes d’analyse en temps réel ;
    • développer une chimie toujours plus sûres.

    Sources :
    Environmental Protection Agency
    Anastas, P. T. ; Warner, J. C., Green chemistry theory and practice, Oxford, Oxford university press, 1998, 135p.

  • chrome 3

    Le chrome 3, également connu sous le nom de chrome trivalent, est un agent largement utilisé pour le tannage du cuir (80 à 85 % de la production de cuir mondiale). Son utilisation confère au cuir souplesse et élasticité et offre de très bonnes propriétés de teinture et de finitions avec une bonne stabilité dans le temps et à la lumière. Sous certaines conditions, le chrome 3 peut s’oxyder en chrome 6, reconnu comme cancérigène, il peut être responsable d’irritations de la peau et des systèmes respiratoires, et peut avoir des effets négatifs sur les systèmes de reproduction.

    Sources : 
    Zero Discharge of Hazardous Chemicals (2019) ZDHC restricted substance list
    European Chemicals Agency (2012). Proposal for a restriction
    Conseil National du Cuir
    Première Vision

  • chute

    Déchet de fabrication ayant de la valeur, particulièrement les matériaux issus de la production qui peuvent être réutilisés.

    En savoir +

    Parmi toutes les étapes de production des textiles (transformation des fibres, filature, tissage, tannage, confection, …), c’est celle de confection qui génère le plus de déchets de matière, avec des pertes mondiales annuelles estimées à 60 milliards de m² de tissu. En production, la découpe des pièces de chaque vêtement génère entre 20 et 30% de chutes de tissus.

    Source : Refashion

  • circuit court

    Le Code des marchés publics définit le circuit court comme un mode de commercialisation des seuls produits agricoles – l’usage de ce terme pour les autres types de produits n’est pas reconnu officiellement – qui s’exerce soit :

    • par la vente directe du producteur au consommateur ;
    • par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire entre l’exploitant et le consommateur.

    Ainsi, contrairement aux idées reçues, le circuit court n’intègre pas de notion de distance. Lorsqu’elle est sous-entendue, il serait préférable de parler de « circuit court local » qui évoque un paramètre de proximité physique restreinte (commune, département, région, région transfrontalière, bassin de vie, pays) autour du lieu de production et de consommation.

    Sources : 
    Paris Good Fashion
    Code des marchés publics – Décret n° 2011-100 du 25 août 2011
    Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance

  • CITES

    La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) est un accord international entre Etats qui a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent. Les espèces couvertes par la CITES sont inscrites à l’une des trois annexes de la Convention selon le degré de protection dont elles ont besoin :

    Annexe I : espèces menacées interdites à la vente ou à l’achat à l’échelle internationale ;
    Annexe II : espèces actuellement non menacées d’extinction, mais qui pourraient le devenir si leur commerce n’est pas étroitement contrôlé ;
    Annexe III : espèces dont le commerce est déjà régulé et nécessite la coopération d’autres pays pour prévenir leur exploitation illégale.

    Source : CITES

  • Cofrac

    Le Comité français d’accréditation (Cofrac) est l’unique instance unique d’accréditation en France. Créé en 1994 à l’initiative des pouvoirs publics, le Cofrac assure de la compétence et de l’impartialité des organismes d’évaluation de la conformité (OEC), généralement désignés comme organismes de « contrôle ».

    Source : Cofrac

  • collecte au-porte-à-porte

    Mode d’organisation de la collecte dans lequel le contenant est affecté à un groupe d’usagers nommément identifiables ; le point d’enlèvement est situé à proximité immédiate du domicile de l’usager ou du lieu de production des déchets.

    Source : Mission commune d’information sur les déchets (2010) Traitement des ordures ménagères : quels choix après le Grenelle ?

  • collecte par apport volontaire (AV)

    Mode d’organisation de la collecte dans lequel le contenant de collecte est mis à la disposition du public en accès libre. La collectivité met à disposition des usagers un réseau de points d’apport comprenant un ou plusieurs contenants, plus ou moins régulièrement répartis sur le territoire à desservir, accessibles à l’ensemble de la population.

    Source : Mission commune d’information sur les déchets (2010) Traitement des ordures ménagères : quels choix après le Grenelle ?

  • collecte par conteneur (TLC)

    Opération de collecte en apport volontaire à des conteneurs dédiés à la collecte des textiles d’habillement, chaussures et linge de maison. Ces conteneurs sont mis à disposition des ménages sur un espace public ou privé. L’opérateur de collecte organise et assure le ramassage des tonnages déposés dans ces conteneurs.

    Source : Refashion

  • colorant grand teint

    Colorants insolubles rendus solubles grâce à des agents réducteurs, la couleur est obtenue par oxydation des fibres teintes, ce qui donne une teinture très solide appelée teinture grand teint.

    Source : Paris Good Fashion

  • commerce équitable

    Fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, le commerce équitable a pour objectif de :

    • Pratiquer une politique commerciale permettant une juste rémunération des producteurs pour subvenir décemment à leurs besoins, et s’inscrivant dans un objectif de rentabilité économique de l’activité de production
    • Respecter les droits élémentaires et fondamentaux de la personne : respect des droits sociaux du travail, etc.
    • Favoriser la préservation de l’environnement.

    En savoir + 

    Il existe de nombreux programmes et certifications permettant d’assurer le caractère équitable de produits (Fairmined, World Fair Trade Organization, Fair for Life, Biopartenaire, Symbole des producteurs paysans…). Fairtrade est l’un des labels les plus reconnus dans le cadre du commerce équitable. D’abord créé pour les produits alimentaires aux Pays-Bas, il a été étendu aux textiles, notamment le coton. Il garantit au consommateur que le cultivateur a perçu une prime lui permettant d’être rémunéré au-dessus de la valeur du marché.

    Source : Max Havelaar

  • commerce éthique

    Le commerce éthique désigne les pratiques des entreprises ou des organisations qui adoptent des codes de conduite et veillent au respect du droit du travail. Cela implique que les entreprises prennent une série de mesures reconnues pour identifier les problèmes et améliorer les conditions de travail au sein de leur chaîne de valeur.

    Le commerce éthique permet de certifier que les produits et services n’ont pas été fabriqués au détriment des droits des travailleurs. Il englobe un large éventail de droits internationaux du travail tels que les heures de travail, la santé et la sécurité, la liberté d’association et les salaires.

    Source : World Fair Trade Organization

  • compensation carbone

    D’un point de vue générique, la compensation carbone est un mécanisme de financement par lequel une personne physique ou morale substitue partiellement ou totalement à une réduction à la source de ses propres émissions en achetant auprès d’un tiers une quantité équivalente de crédits carbone.

    Le principe sous-jacent à la compensation carbone est qu’une quantité donnée de gaz à effet de serre émise dans un endroit peut être « compensée » par la réduction ou la séquestration d’une quantité équivalente de gaz à effet de serre en un autre lieu. Ce principe « neutralité géographique » est au coeur des mécanismes mis en place par le Protocole de Kyoto.

    En savoir +

    L’ADEME préconise l’utilisation de la norme ISO 14021 (auto-déclarations à caractère environnemental) qui indique les obligations en matière d’expression des chiffrages et d’éléments explicatifs à fournir.

    Source : ADEME (2019) Compensation carbone volontaire : 5 règles de bonnes pratiques préconisées par l’ADEME

  • compensation écologique

    Une compensation écologique vise à compenser ou contrebalancer les effets menant à une « perte nette de biodiversité » d’un aménagement ou de la réalisation d’un projet inévitablement ou potentiellement créateur de nuisances. Il peut par exemple s’agir d’un projet, quand on a échoué à éviter ou atténuer en amont les impacts négatifs de ce projet.

    En savoir +

    Le cadre réglementaire français et européen, impose aux maîtres d’ouvrage, dans un ordre hiérarchique, de :

    • Éviter les impacts de leurs projets ;
    • Réduire les impacts non évités ;
    • Compenser les impacts résiduels, en conduisant des actions positives pour la biodiversité qui génèrent des additionnalités écologiques au moins égales à la perte non évitée ni suffisamment réduite.

    Sources :
    Ministère de la Transition écologique (2021) Approche standardisée au dimensionnement de la compensation écologique
    CGDD Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable (2012) Compenser les atteintes à la biodiversité : expériences internationales et enseignements pour la France

  • compoundage (TLC)

    Opération qui consiste à amalgamer les résidus de broyage de textiles synthétiques pour fabriquer des granulats pour le secteur de la plasturgie.

    Source : Refashion

  • comptabilité environnementale

    La comptabilité environnementale (ou écologique) est un système qui permet de répertorier, organiser, gérer et fournir des données et des informations sur l’environnement, par l’intermédiaire d’indicateurs physiques ou monétaires. Elle constitue un outil indispensable à la mise en œuvre du concept du développement durable et s’impose à l’heure actuelle comme un moyen d’assurer la préservation de l’environnement.

    En savoir +

    Pour en savoir plus, voir les travaux de la Commission de l’environnement, de l’agriculture et des questions territoriales ainsi que ceux de la Chaire Comptabilité Ecologique.

  • comptabilité triple capital

    Efficacité d’une entreprise évaluée selon des critères prenant en compte la rentabilité, la responsabilité sociale et le respect de l’environnement.

    En savoir +

    Le terme « triple bottom line » a été introduit en 1994 par John Elkington, écrivain économique et fondateur de la société de conseil en gestion SustainAbility. Selon lui, la mesure traditionnelle du rendement d’une entreprise ne reflète pas suffisamment sa valeur effective : une entreprise peut très bien réussir financièrement, mais nuire à l’environnement social ou écologique dans lequel elle s’inscrit.

    Elkington a donc suggéré d’élargir notre façon d’évaluer les performances des entreprises en ajoutant, deux autres « lignes de résultats » à la ligne initiale « bottom line », afin de permettre aux entreprises de rendre compte d’un résultat social, c’est-à-dire de leur contribution à l’équité et au bien-être social, ainsi que d’un résultat environnemental, c’est-à-dire de leur impact écologique.

    Sources : 
    FranceTerme
    Elkington, J. (2013). Enter the triple bottom line. In: The triple bottom line

  • compte de résultat environnemental (EP&L)

    Kering a mis au point un outil innovant, le compte de résultat environnemental (« Environmental Profit & Loss Account » ou EP&L en anglais), qui rend visible, quantifiable et comparable l’impact environnemental d’une entreprise. L’EP&L est conçu pour mesurer et traduire en valeur monétaire les impacts environnementaux des activités d’une entreprise, qui correspondent à la fois à ses propres processus et à ceux de sa chaîne d’approvisionnement. Cet outil met en lumière des activités clés sur lesquelles une entreprise peut prioriser et concentrer ses efforts afin de limiter plus efficacement son impact environnemental.

    En savoir +

    Le Compte de résultat environnemental couvre chaque maillon de la chaîne d’approvisionnement, depuis les opérations de Kering et ses magasins jusqu’à la production de matières premières tout en amont. À chaque niveau, différents indicateurs sont mesurés pour évaluer: les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d’eau, la production de déchets, la pollution de l’eau, de l’air et l’utilisation des sols.

    Voir : comptabilité triple capital, comptabilité environnementale

    Source : Kering

  • conformité environnementale

    Adhésion aux normes et législations environnementales en vigueur. L’ISO 14001 certifie la conformité d’un système de management environnemental. Elle est basée sur les deux concepts d’amélioration continue et de conformité réglementaire.

    Source : ISO 14001 – Système de Management Environnemental

  • consommation responsable

    Mode de consommation conduisant l’acheteur, qu’il soit acteur économique (privé ou public) ou citoyen consommateur, à effectuer ses choix de façon responsable, au travers de 3 dimensions qui sont ; mieux acheter, mieux utiliser et mieux jeter.

    La notion de responsabilité pouvant être protéiforme (environnement, social, éthique, sanitaire, économique…) elle peut aussi être contradictoire (ex : acheter un t-shirt en coton biologique produit par des travailleurs exploités).

    La consom’action, l’alterconsommation ou la consommation collaborative (prêt, don, troc, partage…) sont des courants de la consommation responsable.

    Sources : 
    Ademe (2019) Consommer responsable
    Paris Good Fashion

  • Control Union

    Control Union est spécialisé dans l’inspection (matières premières d’origine agricoles,…) et la certification : certification de produits, activités et systèmes dans le secteur agricole, agroalimentaire, textile, des biocarburants et du bois.

    Source : Control Union

  • coton conventionnel

    Le coton est une fibre naturelle végétale qui entoure les graines du cotonnier. Suivant le pays, il est récolté manuellement ou mécaniquement. Il est ensuite égrené, puis envoyé dans des usines où la fibre est filée puis tissée.

    Bien que le coton ait une certaine tolérance à la sécheresse et à la chaleur, l’apport en eau augmente les rendements et améliore la qualité et la longueur des fibres. La consommation moyenne mondiale d’eau pour 1 kg de coton est de 10 000 litres. Dans des régions qui souffrent déjà de pénurie d’eau comme l’Egypte, l’Ouzbékistan, le Pakistan et l’Australie, la culture du coton augmente les risques liés au stress hydrique.

    En outre, le coton est très vulnérable aux infestations parasitaires et la culture du coton conventionnel nécessite plus de pesticides par unité que toute autre culture. Les produits chimiques toxiques utilisés dans la culture du coton entraînent une pollution de l’eau et ont des répercussions à long terme sur la fertilité des sols, la résistance aux parasites et la perte de biodiversité. Ils présentent également de graves risques pour la santé des communautés locales et surtout des travailleurs qui les manipulent.

    Si la demande en coton biologique est en constante augmentation, 79% des semences utilisées pour la culture de coton est génétiquement modifiée (Textile Exchange – Organic Cotton Market Report – 2021).

    Les cotons biologiques (GOTS, BCI…), équitables ou recyclés constituent des alternatives plus responsables au coton conventionnel. Cultivé de manière plus écologique et doté de caractéristiques plus ou moins similaires le lin se positionne aussi comme une alternative au coton.

    Sources :
    The Good Goods
    A.K. Chapagain, A.Y. Hoekstra, H.H.G. Savenije , R. Gautam (2006) The water footprint of cotton consumption
    Water Footprint Network
    Textile Exchange (2021) Organic Cotton Market Report

  • coton en conversion

    Pour que le coton soit certifié biologique, il doit être cultivé biologiquement sur des terres qui ont subi une période de transition de trois ans par rapport aux pratiques conventionnelles (la période de conversion peut être réduite dans certaines circonstances). Bien qu’aucun produit chimique toxique ne soit autorisé pendant cette période, la période de transition est nécessaire pour éliminer les résidus laissés dans le sol par les pratiques conventionnelles antérieures. Le coton produit pendant la période de transition de trois ans est appelé coton en conversion.

    Cette période de transition est souvent associée à une baisse des rendements pour les agriculteurs, ce qui les rend particulièrement vulnérables. La transition vers le coton biologique nécessite donc un engagement des marques à soutenir ces démarches en s’approvisionnant auprès de programmes vérifiables de conversion.

    Sources :
    Textile Exchange

  • coton génétiquement modifié

    Le coton génétiquement modifié, est un coton qui répond à une ou deux caractéristiques particulières. La première est la résistance aux herbicides ; l’objectif est de permettre la pulvérisation d’herbicides sur les mauvaises herbes sans nuire au cotonnier GM. L’autre stimule la production d’une toxine mortelle pour le ver du cotonnier, l’un des principaux ravageurs du coton.

    L’utilisation de ces cotons, soulève des problématiques à la fois sociales et environnementales.

    La culture du coton génétiquement modifié à conduit au développement d’insectes toujours plus résistants. Pour y pallier, les producteurs doivent utiliser les pesticides hautement toxiques dont les répercussions sont désastreuses pour leur santé et pour l’environnement.

    Dans un même temps, l’usage de ces graines a rendu les producteurs dépendants aux intrants agricoles proposés par les fabricants. Les semences plus sophistiquées et plus chères, les obligent a emprunter. Nombre d’entre eux se retrouvent pris au piège d’une spirale d’endettement et de pauvreté, qui les conduit parfois jusqu’au suicide (17 368 agriculteurs indiens suicidés en 2009).

    Voir : Organisme Génétiquement Modifié (OGM)

    Sources : 
    Textile Exchange
    Vigilance OGM

  • coton recyclé

    Le coton recyclé peut trouver son gisement en “pré” ou “post-consommateur”, c’est-à-dire qu’il peut s’agir de chutes de coton industriel (par exemple, la matière perdue lors de la découpe des rouleaux au cours de la confection d’un vêtement) ou de vêtements usagés collectés. Le coton peut être recyclé aussi bien mécaniquement que chimiquement :

    le recyclage mécanique du coton : pour créer un fil de coton via un procédé de recyclage mécanique, les matières doivent d’abord être défibrées (étirées pour récupérer les fibres). Le défibrage mécanique pouvant fragiliser et raccourcir les fibres, elles sont souvent mélangées à du coton vierge ou du à polyester afin de leur apporter de la résistance. Après cela, les fibres sont prêtes à suivre un procédé de filature classique.

    le recyclage chimique du coton : pour créer un fil de coton via un procédé de recyclage chimique, les matières subissent une dissolution enzymatique entraînant la décomposition des polymères. Suite à ce traitement, les monomères de cellulose sont régénérés afin de reformer un filament. Le filament peut ainsi suivre un procédé de filature classique.

    Des certifications telles que Recycled Claim Standard (RCS) ou le Global Recycled Standard (GRS) permettent de s’assurer que la fibre est bien issue du recyclage.

    Source : Refashion

  • coton régénératif

    Voir : Agriculture régénératrice

  • Cotton Made in Africa (CMIA)

    Initiative lancée par l’organisation Aid by Trade Foundation (AbTF) qui favorise l’amélioration des conditions de vie des petits exploitant agricoles de la filière coton en Afrique subsaharienne. Les critères englobent également des aspects environnementaux, sociaux et économiques associés à la culture et l’égrenage du coton.

    Sources : 
    Cotton Made in Africa

  • Council of Fashion Designers of America (CFDA)

    Le Council of Fashion Designers of America (CFDA) est une association à but non-lucratif qui réunit près de 477 designers américains. La mission principale du CFDA consiste à renforcer la position et le développement de la mode américaine dans l’économie mondiale.

    Source : CFDA

  • coût environnemental

    Coût, transposé en retombées négatives sur l’environnement, qui découle d’une activité humaine.

    Source : Office québécois de la langue française

  • Cradle to Cradle

    Certification initiée par le Cradle Products Innovation Institue, qui reconnaît des produits conçus selon les principes de l’économie circulaire.

    Pour obtenir la certification, les produits sont évalués en fonction de leurs performances environnementales et sociales dans cinq catégories : toxicité des matériaux, réutilisation des matériaux, énergies renouvelables et gestion du carbone, gestion de l’eau et équité sociale. Un niveau de performance est attribué à un produit (Basic, Bronze, Silver, Gold, Platinum) pour chaque catégorie. Cradle to Cradle encourage l’amélioration continue et exige le renouvellement de la certification tous les deux ans.

    Source : Cradle to Cradle

  • crème

    TLC de bonne qualité, réutilisable et /ou revendable facilement sur le marché de la friperie.

    En savoir +

    Selon les chiffres de Refashion (2020), 56,5 % des TLC collectés sont réutilisés. 95 % d’entre eux sont exportés à l’étranger, seuls 5 % sont réutilisés en France.

    Source : Refashion

  • CSF Mode et Luxe

    Le Comité stratégique de filière (CSF) des industries de la mode et du luxe rassemble les professionnels du secteur, les pouvoirs publics et les organisations syndicales représentant les personnels de la filière. L’enjeu de ce Comité stratégique est de permettre à la filière de maintenir sa prééminence, en se donnant les moyens d’accompagner sa croissance.

    Afin de répondre de façon opérationnelle aux enjeux identifiés, le contrat de filière (signé en 2019) engage les partenaires dans des actions visant à consolider les maillons industriels, en mettant en valeur et en soutenant les savoir-faire des métiers de la mode et de luxe, au bénéfice à la fois des donneurs d’ordre et des sous-traitants.

    Source : Conseil National de l’Industrie

  • cuir

    Le cuir est un matériau d’origine animale fabriqué à partir de la peau d’un animal et obtenue à la suite d’un procédé de tannage. Cette peau peut-être issue des bovins, ovins, caprins, porcins, équidés, reptiles, poissons et oiseaux. En France, le cuir est un terme déposé, son utilisation est encadrée depuis janvier 2010 par un décret qui le définit comme « la matière issue de la peau animale, transformée pour être rendue imputrescible ».

    Si certains fournisseurs proposent du cuir issu de sous-produits de l’industrie alimentaire (vache, mouton, veau et porc), ce n’est pas le cas de tous les cuirs disponibles sur le marché (alligator, serpent…).

    Les enjeux environnementaux et sociaux affiliés au cuir sont liés à l’élevage des animaux (émission de gaz à effet de serre, consommation d’eau, traçabilité, déforestation, perte de biodiversité, bien-être animal…) et aux traitements chimiques utilisés pour la transformation des peaux. La complexité de la chaine de valeur rend la traçabilité des peaux complexe, ce qui ne permet pas forcément de s’assurer de la bien-traitance des animaux et de la bonne gestion environnementale des différentes étapes. Des certifications ou des innovations liées à la blockchain peuvent permettre de faciliter cette traçabilité.

    Pour palier à certaines des problématiques évoquées, des alternatives peuvent être envisagées : le tannage végétal, la peau de poisson, le cuir recyclé ou le cuir biofabriqué. De nouvelles matières à base de végétaux (ananas, champignons, cactus…) se positionnement sur le marché comme des alternatives véganes au cuir. Souvent mélangées avec des matières synthétiques et parfois moins résistantes que le cuir, elles ne sont pas forcément plus responsables.

    En fonction des enjeux et des étapes de transformation, l’ICEC (Istituto di Certificazione della Qualità per l’Industria Conciaria), le CSCB (Certificaçao de Sustentabilidade do Couro Brasileiro) ou le LWG (Leather Working Group) ou le Leather Standard d’Oeko-Tex sont quelques unes des certifications qui peuvent permettre d’assurer une gestion responsable du cuir.

    Voir : cuir de poisson, cuir recyclé, alternative au cuir, tannage

    Sources : 
    Condé Nast – The Sustainable Fashion Glossary
    Sustainable Apparel Coalition (n.d.) SAC Base Materials: Leather
    Conseil National du Cuir
    Responsible Leather Round Table

  • cuir de poisson

    Le cuir de poisson est produit à partir de la peau de poisson – issue de déchets alimentaires – et obtenue à la suite d’un procédé de tannage. Il s’appuie sur les traditions de nombreuses cultures arctiques et sur leur connaissance de ses propriétés physiques. En raison de l’alignement diagonal des fibres, la peau de poisson est considérée comme plus solide que le cuir d’agneau ou de vache.

    Voir : cuir

    Sources : 
    Condé Nast – The Sustainable Fashion Glossary
    Nordic Fish Leather
    Fishskinlab

  • cuir recyclé

    Le cuir recyclé est majoritairement fabriqué à partir de chutes de cuir (déchets “pre-consommateur”) qui sont broyées avant d’être mélangées avec du plastique et de la glue. La matière est ensuite embossée pour lui donner l’aspect du cuir voulu.

    Si ce matériau permet la valorisation de déchets, nécessite peu d’eau et engendre peu d’émissions de gaz à effet de serre, la plus part des solutions commercialisées nécessitent l’utilisation de matières plastiques.

    Source : Textile Exchange (2021) Preferred Fiber & Materials Report

  • cupro

    Le cupro est une fibre artificielle cellulosique. Elle est fabriquée à partir des linters de coton qui forment un duvet qui recouvre les graines de cotonnier. La fabrication du cupro se fait en circuit fermé (l’eau et les produits utilisés lors de sa production sont réutilisés jusqu’à épuisement), les linters sont dissous dans de l’oxyde de cuivre et de l’ammoniaque, avant d’être immergés dans des bains coagulants pour décuivrer les filaments qui sont ensuite lavés et séchés.

    Le linter de coton est considéré comme un déchet, la certification GRS (Global Recycled Standards) atteste du recyclage des produits et matières utilisés au cours de la production du cupro. Comme le lyocell (produit à partir de pulpe de bois issue de forêts gérées durablement), le cupro constitue une alternative plus responsable à la viscose et à l’acétate.

    Sources :
    The Good Goods
    Paris Good Fashion

  • cycle de vie

    L’ISO 14040 définit le cycle de vie comme les « phases consécutives et liées d’un système de produits, de l’acquisition des matières premières ou de la génération des ressources naturelles à l’élimination finale ». L’analyse du cycle de vie permet de mesurer les impacts environnementaux du cycle de vie d’un produit ou d’un service.

    Voir : Analyse du cycle de vie (ACV)

    Source : ISO 14040:2006(fr) Management environnemental — Analyse du cycle de vie

  • cycle du carbone

    Le cycle du carbone désigne le flux de carbone (sous diverses formes telles que le dioxyde de carbone, les composants de la biomasse, le carbonate et le bicarbonate océanique, etc.) dans l’atmosphère, les océans, la biosphère terrestre et marine et la lithosphère.

    NB : Le carbone est un des principaux éléments de la matière organique constituant les êtres vivants. Les végétaux le fixent par la photosynthèse et rejettent du CO2 par la respiration.

    Sources : 
    GIEC (2018) Glossaire
    Actu-environnement

  • décarbonation

    Ensemble des mesures et des techniques permettant de réduire les émissions de dioxyde de carbone.

    En savoir +

    La « décarbonation » ou « décarbonisation », sont des termes inadéquats, car décarboner reviendrait à supprimer toutes formes de vie, puisque tous les êtres vivants sont formés de squelette de carbone. Il serait préférable d’utiliser « l’arrêt des émissions de GES » pour désigner le fait de chercher à se passer de l’utilisation de combustibles fossiles tels que le pétrole, le charbon ou le gaz pour les remplacer par des énergies renouvelables.

    Sources : 
    FranceTerme
    Paris Good Fashion

  • décarbonisation

    Voir : décarbonation

  • déchet

    Tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon.

    En savoir +

    Pour un certain nombre de déchets, il existe des éco-organismes en charge de leur collecte et gestion, ceci s’intègre dans le cadre de la responsabilité élargie du producteur (REP). Refashion est l’éco-organisme de la filière Textile (textiles d’habillement, linge de maison et chaussures).

    Source : Article L541-1 – Code de l’environnement

  • déchet assimilé

    Les déchets dits assimilés regroupent les déchets des activités économiques pouvant être collectés avec ceux des ménages, eu égard à leurs caractéristiques et aux quantités produites, sans sujétions techniques particulières (article L 2224-14 du code général des collectivités territoriales). Il s’agit des déchets des entreprises (artisans, commerçants…) et des déchets du secteur tertiaire (administrations, hôpitaux…) collectés dans les mêmes conditions que les ordures ménagères.

    Sources :
    Ademe – Les types de déchets
    Article L 2224-14 – Code général des collectivités territoriales

  • déchet d’emballage

    Emballages, matériaux d’emballages, dont le détenteur final, qui sépare l’emballage du produit qu’il contenait, se défait. Ceci n’inclut pas les déchets de fabrication d’emballages. Par emballage, on désigne toute forme de contenant ou de support destiné à contenir un produit, pour en faciliter le transport ou la présentation à la vente.

    En savoir +

    Des exigences liées à l’environnement dans la conception et la fabrication des emballages sont fixées aux articles R. 543-42 à R. 543-52 du code de l’environnement.

    Sources :
    ADEME (2016) Organisation de la collecte des déchets d’emballages ménagers et de papiers graphiques dans le service public de gestion des déchets
    Article R543-43 – Code de l’environnement

  • déchet inerte

    Les déchets inertes sont principalement des déchets minéraux produits par l’activité de construction (BTP, industrie de fabrication de produits de construction (béton, tuiles, briques, agrégats d’enrobés, etc.).

    Les déchets inertes ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune réaction physique ou chimique. Enfin, ils ne détériorent pas d’autres matières en contact de manière préjudiciable à l’environnement ou à la santé humaine

    Source : Ademe – Les déchets inertes

  • déchet post-consommateur

    Voir : matériaux post-consommateur

  • déchet pré-consommateur

    Voir : matériaux pré-consommateur

  • déchet stabilisé

    Un déchet est considéré comme stabilisé quand sa perméabilité à l’eau et sa fraction lixiviable ont été réduites (…) de façon que ses caractéristiques satisfassent aux critères d’acceptation des déchets stabilisés fixés par les arrêtés du 18 Décembre 1992 modifiés par les arrêtés du 18 Février 1994.

    Source : Mission commune d’information sur les déchets (2010) Traitement des ordures ménagères : quels choix après le Grenelle ?

  • déchet ultime

    Selon le Code de l’environnement, est ultime, « un déchet qui n’est plus susceptible d’être réutilisé ou valorisé dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant ou dangereux »

    Refashion définit les déchets ultimes comme l’ensemble des déchets qui n’ont pu ni être réutilisés, recyclés. Ils seront alors incinérés ou stockés.

    Sources : 
    Article L541-2-1 – Code de l’environnement
    Refashion

  • déclaration environnementale

    Les déclarations environnementales sont des messages portés par les produits ou leurs emballages sous forme de textes explicatifs ou pictogrammes. Elles visent à indiquer que le produit est plus respectueux de l’environnement, c’est-à-dire que le fabricant a cherché à en limiter les impacts environnementaux

    Leurs pratiques sont normalisées par la série des ISO 14020. qui classe les différents types d’étiquettes, dont trois fondamentales sur les déclarations environnementales : ISO 14021 (Type II), 14024 (Type I) et 14025 (Type III).

    En savoir +

    Type I : la déclaration environnementale de type 1 correspond à ce qui est appelé un écolabel, c’est-à-dire un logo environnemental qui présente notamment les caractéristiques suivantes : la déclaration environnementale est basée sur un référentiel, une approche cycle de vie, une approche multi-impacts, élaborée en concertation, etc.

    Type II : Une autodéclaration environnementale est une déclaration qui présente un produit, un service comme plus respectueux de l’environnement. Elle est effectuée sans certification par une tierce partie indépendante, par des fabricants, des importateurs, des distributeurs, des détaillants ou toute autre entité susceptible de tirer profit de cette déclaration. Elle est donc sous la propre responsabilité de l’entreprise qui l’appose sur son produit ou service.

    Type III : Elles sont surtout utilisées dans le commerce interentreprises. Elles présentent la performance environnementale d’un produit afin de permettre des comparaisons objectives entre produits remplissant la même fonction.

    Source : Ademe – Déclarations environnementales

  • decyclage

    La norme BS 8001:2017 définit le decyclage (ou downcycling) comme « un processus de conversion d’une matière première/sous-produit secondaire en nouveaux matériaux, composants ou produits, généralement de qualité inférieure, de fonctionnalité réduite et/ou de valeur moindre par rapport à leur destination initiale. »

    De ce fait, le decyclage s’inscrit dans un processus de recyclage en boucle ouverte.

    D’un point de vue environnemental, son recours peut-être considéré comme bénéfique sous réserve que ; les matériaux utilisés ne soit effectivement pas valorisables autrement (eg: rebuts contaminés) et que le processus ne participe pas a freiner le développement de filières de recyclage pérennes.

    Sources : 
    BS 8001:2017
    Paris Good Fashion

  • DEFI

    Incubateur et accélérateur de croissance de l’industrie de la mode et de l’habillement en France.

    Le DEFI collecte une taxe affectée grâce à laquelle il finance, anime et encourage des actions concrètes dédiées à la croissance des entreprises et de la filière, à l’émergence d’une mode responsable, à la stimulation de l’innovation numérique et technologique, à la promotion de la fabrication et des savoir-faire français et au développement de l’image de la France dans ce secteur.

    En lien avec l’ensemble des fédérations professionnelles, le DEFI permet une solidarité unique entre petites et grandes entreprises et offre un lieu de débat stratégique sur les sujets transversaux essentiels au secteur en France comme dans le monde.

    Source : DEFI

  • défibrage

    Procédé qui permet de récupérer des fibres suffisamment longues pour être utilisées en filature, dans le but de produire de nouveaux articles textiles en tricotage ou en chaîne et trame.

    Source : Techniques de l’ingénieur

  • délissage

    Démantèlement des vêtements en vue de supprimer les points durs (boutons, rivets, fermeture éclairs, patchs…).

    Source : Refashion

  • délocalisation

    Déplacement d’unité de production d’un pays vers un autre lié à la recherche d’un coût de production plus bas. La délocalisation a pour objectif la recherche d’un environnement juridique plus favorable en matière de réglementation du travail, de fiscalité, des changes ou d’activités polluantes.

    Source : Larousse

  • Demeter

    Certification qui vise à garantir que les matières premières (végétales et animales) de produits alimentaires, cosmétiques ou textiles sont produites selon les principes de l’agriculture biodynamique. Appliquée au secteur de l’habillement, Demeter garantit que la fabrication des textiles a des impacts limités sur l’environnement (fibres certifiées Demeter, interdictions et restrictions de substances dangereuses pour la santé, OGM et nanoparticule interdits) et que le produit contient au moins 66 % de fibres certifiées Demeter en mélange avec des fibres biologiques.

    Sources : 
    Demeter
    Ademe

  • denim

    Le denim est un tissu en coton teint à l’indigo. Sa résistance et sa capacité à s’assouplir à l’usure lui confèrent un important potentiel de longévité.

    Les impacts environnementaux et sociaux associés au denim sont principalement liés à la production du coton, aux technologies de blanchiment et de teinture, ainsi qu’aux procédés de finition tels que le sablage et le stonewashing, qui présentent tous de graves risques pour la santé des travailleurs.

    Chacune des étapes de production fait appel à de grandes quantités d’eau et de produits chimiques qui contribuent à la pollution de l’eau et des sols. Pour être responsable le denim peut être produit à partir de coton bio, coton recyclé ou bien même de lin ou de chanvre. Le délavage peut se faire par laser et la production peut-être réalisée dans des usines certifiées Oeko-Tex STeP ou Oeko-Tex Detox to Zero.

    Sources : 
    Condé Nast – The Sustainable Fashion Glossary
    Paul, R. (2015) Denim: Manufacture, Finishing and Applications. Cambridge: Elsevier Science
    Muthu, S. S. (2017) Sustainability in Denim. Oxford: Woodhead Publishing
    Alliance for Responsible Denim (n.d.)
    Ellen MacArthur Foundation (2019) The Jeans Redesign
    Solomon, M. R. (1986) Deep-seated materialism: The case of Levi’s 501 jeans. NA – Advances in Consumer Research, (13), pp. 619-622
    Woodward, S. (2007) Why women wear what they wear? Oxford: Berg
    Woodward, S. & Miller, D. (2012) Blue jeans: The art of the ordinary. Berkeley: University of California Press

  • DETOX TO ZERO by Oeko-Tex

    Système de vérification pour l’industrie du textile et du cuir qui vise à mettre en œuvre les critères de la campagne DETOX de Greenpeace dans les sites de production. Il fournit aux producteurs de textile et de cuir un outil d’analyse et d’évaluation pratique pour l’optimisation et le contrôle de la gestion des produits chimiques et de la qualité des eaux usées.

    Source : Oeko-Tex

  • développement durable

    Selon le rapport Brundtland (1987), est durable « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir ».

    En 1992, le Sommet de la Terre à Rio, officialise la notion de développement durable et celle des trois piliers (économie/écologie/social) : un développement économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable.

    Source : World Commission on Environment and Development (1987) Our common future

  • dioxyde de carbone (CO2)

    Gaz d’origine naturelle ou résultant de la combustion des combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon, etc.) et de la biomasse ainsi que des changements d’affectation des terres et d’autres procédés industriels (ex: production de ciment). C’est le principal gaz à effet de serre anthropique qui influe sur le bilan radiatif de la Terre. C’est aussi le gaz de référence pour la mesure des autres gaz à effet de serre. Son potentiel de réchauffement global est donc égal à 1.

    Source : GIEC (2018) Glossaire

  • diversité

    En France, contrairement à la discrimination, la diversité ne fait pas l’objet d’une définition juridique. Cette notion renvoie à la multitude de profils humains d’une société (origine, sexe…), même si elle a souvent été associée à la diversité ethnique/culturelle.

    Source : FACE Paris

  • downcycling

    Voir : decyclage

  • durabilité

    La durabilité correspond à une « qualité de ce qui résiste aux agents d’altération ou de destruction ». Toutefois, il est possible de distinguer différentes formes de durabilité :

    Durabilité environnementale : caractère d’un produit ou d’un service, qui répond aux enjeux du développement durable. Le Guide pratique des allégations environnementales publié par le Ministère de la Transition écologique, précise cependant, que pour éviter toute confusion, seule l’expression « développement durable » devrait être employée. Avant d’ajouter que « durable, seul, peut néanmoins qualifier un produit qui dure plus longtemps » ;

    Durabilité temporelle : durée de vie d’un produit selon des critères fonctionnels et/ou esthétiques ;

    Durabilité émotionnelle : capacité d’un produit à rester désirable dans le temps ;

    Durabilité économique : on distingue le principe de la durabilité faible (qui permet la substituabilité entre capital naturel et capital manufacturé, pourvu que la valeur totale du capital soit maintenue), de la durabilité forte (qui tient compte séparément du capital manufacturé et du capital naturel afin de s’assurer que les stocks de capital naturel ne s’épuisent pas).

    Sources : 
    Dictionnaire de l’Académie Française
    Ellen MacArthur Fundation
    Ademe (2016) Allongement de la durée de vie des produits
    Guide pratique des allégations environnementales à l’usage des professionnels et des consommateurs

     

  • durée de vie des produits

    La terminologie liée à la durée de vie des produits comprend 4 notions clés, définies par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans une étude de 2012 :

    durée de vie normative : durée de fonctionnement moyenne, mesurée dans des conditions spécifiques de tests ;
    durée d’usage : durée pendant laquelle le produit est utilisé, en état de marche et prêt à l’emploi ;
    durée de détention totale : somme des durées de détention par les utilisateurs ;
    durée d’existence : temps écoulé entre la fin de fabrication du produit et son élimination, sa valorisation énergétique ou son recyclage.

    En savoir +

    L’allongement de la durée de vie des produits est un enjeu associé à l’économie circulaire dans la mesure où il participe à la prévention des déchets. En France, la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte renforce la lutte contre l’obsolescence programmée et promeut l’allongement de la durée d’usage des produits grâce à l’information des consommateurs.

    Sources :
    Ademe (2016) Allongement de la durée de vie des produits
    Ministère de la Transition écologique

  • duvet

    Le duvet est constitué des fines plumes situées sous les plumes extérieures des canards et des oies. Il s’agit bien souvent d’un sous-produit de l’industrie alimentaire.

    La question la plus importante, lorsque l’on s’approvisionne en duvet, est celle du bien-être animal.  Les préoccupations croissantes concernant le traitement des animaux ont conduit à l’élaboration de normes relatives au bien-être animal pour le duvet. Parmi elles figurent le Responsible Down Standard (RDS), le Global Traceable Down Standard (Global TDS) et le Downpass. Elles garantissent que les animaux n’ont été ni plumés à vif, ni gavés et certifient le respect du bien-être animal. Le duvet recyclé représente une alternative responsable au duvet vierge.

    Sources :
    Textile Exchange (2020) Corporate Fiber and materials Benchmark
    Textile Exchange (2022) Preferred Fiber & Materials Report
    Kering Standards

  • duvet recyclé

    Le recyclage du duvet est une approche importante pour réduire la consommation de ressources vierge et résoudre le problème des déchets de plumes. Il peut provenir de sources “pré-consommation” ou “post-consommation” (oreillers, couettes ou autres articles usagés). Les normes utilisées pour certifier un duvet recyclé sont Recycled Content Standard (RCS), Global Recycled Standard (GRS) ou encore Neøkdun.

    Sources :
    Textile Exchange (2022) Preferred Fiber & Materials Report
    Kering Standards

  • éco-modulation

    Dispositif légal encadrant les produits soumis à la responsabilité élargie des producteurs (REP) qui exige la mise en place d’un système de bonus / malus en fonction des performances environnementales des produits.

    La modulation des éco-contributions sur des critères d’éco-conception est un encouragement à valoriser les efforts des entreprises à développer la valeur environnementale des produits qu’ils mettent sur le marché.

    En savoir +

    Afin de développer la valeur environnementale des produits TLC mis sur le marché, l’éco-organisme Refashion a depuis plusieurs années mis en place un barème de contribution éco-modulé : Premièrement en développant par l’éco-conception la durabilité des produits (éco-modulation 1). Deuxièmement en développant l’incorporation dans les produits neufs des matières recyclées. (éco-modulation 2 et 3). Refashion

    Voir : Refashion, Responsabilité Elargie du Producteur (REP)

    Source : Refashion

  • Ecocert

    Organisme de certification et de labellisation français engagé pour l’agriculture biologique. Implanté à l’international, il prône la valorisation des bonnes pratiques environnementales et sociétales des entreprises.

    Sources : 
    Ecocert
    Crystalchain

  • Ecoconception

    L’écoconception est une approche préventive qui permet de réduire à la source les impacts environnementaux négatifs d’un produit et de son emballage sur l’ensemble des étapes de son cycle de vie. L’écoconception intervient en amont de la fabrication au moment du design du produit et se traduit par des choix opérationnels sur les caractéristiques du produit. L’écoconception est une approche multi-étapes (qui envisage le cycle de vie du produit dans son ensemble) et multicritères (qui adresse une large typologie d’impacts).

    Multicritères : La démarche d’écoconception permet de réduire un ou plusieurs impacts environnementaux, parmi lesquels (liste non-exhaustive) :

    • Contribution à l’épuisement des ressources (eau, énergies fossiles, minéraux…)
    • Pollution de l’air et contribution au changement climatique
    • Pollution des eaux et des sols
    • Toxicité du vivant (humains, animaux, insectes)
    •  Destruction d’habitats naturels (changement d’utilisation des sols, modification/déterioration d’écosystèmes…)

    Multi-étapes : Une réflexion s’engage dès la conception du produit pour permettre d’agir ensuite à chacune des étapes de son cycle de vie. Le périmètre pris en compte est celui utilisé lors des analyses de cycle de vie (ACV).

    • Production des matières premières : culture/extraction des matières (agriculture, élevage, pétrochimie, traitement des fibres…)
    • Fabrication du produit : transformation des matières premières (filature, tissage, tricotage…), ennoblissement, confection et opérations de finition
    • Transport et logistique : emballage et conditionnement, transport amont et distribution
    • Utilisation : durée de vie, entretien et réparation (dont lavage)
    • Fin de vie : désassemblage et recyclage des fibres

    Les étapes de commercialisation (ex : en points de vente) ou de marketing produit (ex : création des supports de communication) sont exclues du périmètre de l’écoconception car ne répondent pas à des choix de conception produit. En revanche, le packaging est inclus car associé au produit.

    En savoir +

    L’écoconception est définie dans une directive européenne (no 2009/125) comme : « l’intégration des caractéristiques environnementales dans la conception du produit en vue d’en améliorer la performance environnementale tout au long de son cycle de vie. » L’entreprise doit être en mesure de fournir des éléments pertinents, significatifs, vérifiables et concrets démontrant qu’elle a mis en place une démarche d’éco-conception.

    Sources : 
    Deloitte
    Guide des allégations environnementales à l’usage des professionnels et des consommations
    Directive Européenne 2009/125

  • écolabel

    Le terme « écolabel » est réservé aux labels environnementaux qui répondent à la norme ISO 14024, c’est-à-dire respectant des exigences très précises prenant en compte les impacts environnementaux des produits tout au long de leur cycle de vie. L’écolabel peut être national (« NF-Environnement » en France ou « Ange bleu » en Allemagne) ou supranational (Ecolabel européen).

    Source : Ministère de la Transition écologique

  • Écolabel Européen

    L’Écolabel Européen est un label écologique officiel utilisable dans tous les pays membres de l’Union Européenne. Il vise à promouvoir la conception, la production, la commercialisation et l’utilisation de produits ayant une incidence moindre sur l’environnement, sans pour autant compromettre la sécurité du produit ou des travailleurs, ou influer de manière significative sur les qualités qui rendent le produit propre à l’utilisation.

    Écolabel Européen – Produits textiles (NF200) garantit des textiles issus d’une production biologique ou/et contenant des fibres recyclées dont la production ne nécessite qu’un usage limité de substances dangereuses pour l’environnement, et dont la qualité a été testée par des laboratoires homologués indépendants.

    Sources : 
    Ademe
    AFNOR

  • écologie

    L’écologie est une science dont l’objet est l’étude des interactions des êtres vivants (la biodiversité) avec leur environnement et entre eux au sein de cet environnement (l’ensemble étant désigné par le terme « écosystème »).

    En savoir +

    À travers son application scientifique, l’écologie se concentre donc sur l’étude des relations entre les plantes, les animaux, les hommes et leur environnement physique et biologique.

    Historiquement, l’écologie (Ökologie) est une science appartenant à la biologie, née au XIXème siècle des recherches du biologiste allemand Ernst Haeckel. En 1866, ce scientifique la présente comme étant « la science des relations des organismes avec le monde environnant, c’est-à-dire, dans un sens large, la science des conditions d’existence ».

    Le terme écologiste, référait initialement à un scientifique de l’écologie. Cependant, la généralisation de son usage dans la politique, a incité les scientifiques à préférer le terme d’écologue à écologiste afin de mieux se distinguer.

    Sources :
    Larousse
    Novethic

  • économie circulaire

    L’économie circulaire a pour objectif de bâtir une croissance économique qui n’est pas basée sur l’épuisement des ressources naturelles, mais sur une utilisation raisonnée des matériaux et des énergies. L’économie circulaire favorise l’usage des énergies renouvelables et le recyclage, c’est un modèle écologique et économique qui se veut vertueux. C’est un concept économique qui s’inscrit dans le cadre du développement durable (économie verte, écoconception, écologie industrielle…) dans une démarche de transition énergétique et écologique.

    En savoir + 

    Elle vise à créer des produits, services, modèles économiques et politiques publiques innovants. L’économie circulaire est une économie de la fonctionnalité qui encourage le réemploi et le recyclage et met notamment l’accent sur de nouveaux modes de conception, production et de consommation, le prolongement de la durée d’usage des produits, l’usage plutôt que la possession de bien, la réutilisation et le recyclage des composants et la non-utilisation de produits toxiques dans les processus de fabrication. L’objectif de l’économie circulaire : découpler la croissance économique de l’épuisement des ressources naturelles en s’inspirant du fonctionnement des écosystèmes naturels.

    Source : Novethic

  • économie sociale et solidaire (ess)

    Le concept d’économie sociale et solidaire (ESS) désigne un ensemble d’entreprises organisées sous forme de coopératives, mutuelles, associations, ou fondations, dont le fonctionnement interne et les activités sont fondés sur un principe de solidarité et d’utilité sociale.

    En savoir +

    Les entreprises de l’ESS adoptent des modes de gestion démocratiques et participatifs. Elles bénéficient d’un cadre juridique renforcé par la loi n° 2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire, qui encadre strictement l’utilisation des bénéfices qu’elles réalisent : le profit individuel est proscrit et les résultats sont réinvestis. Leurs ressources financières sont généralement en partie publiques.

    Source : Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance

  • économie verte

    L’économie verte regroupe deux types d’activités : des activités classiques réalisées avec des procédés moins polluants ou moins consommateurs d’énergie, et les éco-activités, dont la finalité est la protection de l’environnement ou la gestion des ressources naturelles.

    Source : Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance

  • écosystème

    Un écosystème est un ensemble vivant formé par un groupement de différentes espèces en interrelations (nutrition, reproduction, prédation…), entre elles et avec leur environnement (minéraux, air, eau), sur une échelle spatiale donnée. L’écosystème regroupe des conditions particulières (physico-chimique, température, pH, humidité…) et permet le maintien de la vie. Et réciproquement, cette vie constitue et maintient l’écosystème.

    Source : CNRS

  • écrémage

    Opération qui consiste à extraire la “crème” du brut de collecte. Cette crème est revendue en l’état en friperies ou boutiques associatives en France ou à l’étranger.

    Source : Refashion

  • effet de serre

    Effet radiatif de tous les constituants de l’atmosphère qui absorbent le rayonnement infrarouge.

    En savoir +

    Les gaz à effet de serre, les nuages et, dans une moindre mesure, les aérosols absorbent le rayonnement terrestre émis à la surface de la Terre et dans l’atmosphère. Ces constituants émettent un rayonnement infrarouge dans toutes les directions, mais, toutes choses étant égales par ailleurs, la quantité nette de rayonnement émis vers l’espace est alors inférieure que ce qu’elle aurait pu être en l’absence de ces constituants, compte tenu de la baisse de la température avec l’altitude dans la troposphère et de l’affaiblissement de l’émission qui en découle. L’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre accroît cet effet; on fait parfois référence à cette différence en utilisant l’expression effet de serre additionnel. L’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre découlant d’émissions anthropiques se traduit par un forçage radiatif instantané. La surface terrestre et la troposphère se réchauffent en réponse à ce forçage, rétablissant graduellement l’équilibre radiatif au sommet de l’atmosphère.

    Source : GIEC (2019) Lexique

  • éffilochage

    Opération qui consiste à transformer les textiles en fibres longues en les passant au travers d’une effilocheuse. Ces fibres pourront de nouveau être tissées ou utilisées pour le rembourrage de coussin ou comme isolant.

    Source : Refashion

  • égalité des chances

    L’égalité des chances est une exigence qui veut que le statut social des individus, ne dépende pas des caractéristiques morales, ethniques, religieuses, financières et sociales. On retrouve la notion, dans l’article 1 de la déclaration des droits de l’homme : « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune »

    En savoir +

    En France, la loi pour l’égalité des chances (loi n° 2006-396 du 31 mars 2006), instaure diverses mesures relatives à légal accès à l’emploi et à l’éducation.

    Sources : 
    Wikipédia
    Loi n° 2006-396 du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances
    Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen (1789)

  • égalité professionnelle

    L’égalité professionnelle, définie et réglementée par la loi, constitue le fait pour les femmes et les hommes d’avoir les mêmes avantages à compétences et postes égaux.

    La promotion de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, qui bénéficie aux salariés, aux entreprises et à la société tout entière, s’appuie sur 2 principes :

    • l’égalité des droits, qui interdit toute discrimination entre salariés à raison du sexe
    • l’égalité des chances, qui vise à remédier aux inégalités de fait rencontrées par les femmes

    En savoir +

    Le premier texte législatif français prenant en compte l’égalité de traitement entre les femmes et les hommes dans le milieu professionnel remonte à 1946. La Constitution française de 1946, dans son préambule «garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux des hommes». Cette même année, la notion de «salaire féminin» est supprimée par arrêté (30 juillet 1946). En 1957, le traité de Rome, réaffirme l’égalité des droits entre les femmes et les hommes, et formule le principe de l’égalité de rémunération entre les sexes pour un même travail (article 119).

    Entre 1972 et 2006, la France s’engage à concrétiser ce principe et promulguera 4 lois en ce sens. Trois étapes se distinguent alors dans la construction de l’égalité professionnelle: de 1946 à 1971, cette dernière se réduit à l’égalité salariale; entre 1972 et 1983, les obligations d’égalité s’étendent à d’autres éléments de l’emploi comme la promotion ou la retraite. C’est enfin entre 2001 et 2006 que la lutte contre le harcèlement sexuel entre avec difficulté dans le champ de l’égalité professionnelle.

    Sources :
    T. Benoit, G. Verdure (2009) Le P’tit abécédaire de l’égalité des femmes et des hommes
    Ministère chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes de la diversité et de l’égalité des chances

  • élasthanne

    L’élasthanne est une matière synthétique constituée de polymères produits à partir d’énergies fossiles. Elle est aussi appelée “Fibre K”, “Spandex” ou encore “Lycra” (marque déposée). Reconnue pour son élasticité, l’élasthanne est souvent associée avec d’autres fibres pour rendre les tissus plus confortables, un mélange qui rend le recyclage des produits complexes.

    La production que l’élasthanne requiert beaucoup d’énergie et nécessite l’utilisation de solvants et de produits chimiques. Issue de dérivés du pétrole, elle soulève des problématiques environnementales liées notamment à l’utilisation de ces ressources non-renouvelables. Par ailleurs, l’élasthanne n’est pas biodégradable et libère aux lavages des microfibres de plastiques qui se retrouvent dans les fonds marins et perturbent les écosystèmes.

    L’élasthanne recyclé est une alternative plus responsable à l’élastanne vierge.

    Source : The Good Goods

  • elasthanne recyclé

    Puisque les textiles à base de fibres mélangées qui contiennent de l’élasthanne sont difficilement recyclables, l’élasthanne recyclé provient majoritaire de déchet “pre-consommation”. Les fibres sont sont dépolymérisées, puis repolymérisées avant d’être filées.

    Les normes qui peuvent être utilisées pour certifier une fibre recyclée sont Recycled Content Standard (RCS), Global Recycled Standard (GRS) et SCS Recycled Content.

    Source : Patagonia

  • élimination

    Opération de traitement des déchets ultimes qui regroupe le stockage ou l’incinération.

    Source : Refashion

  • Ellen MacArthur Foundation

    Fondation dédiée à la transition vers l’économie circulaire. À travers ses travaux de recherche et d’analyse, la Fondation quantifie le potentiel économique du modèle circulaire et explore les différentes approches permettant de saisir ces opportunités.

    Source : Ellen MacArthur Foundation

  • emballage recyclable

    Emballage qui peut être collecté, traité et remis en usage sous la forme de matières premières ou de produits.

    En savoir +

    La Directive 94/62/CE relative aux emballages et déchets d’emballage établit un certain nombre d’exigences essentielles auxquelles l’emballage doit répondre. La norme NF EN 13430 traite de l’une de ces exigences : le « Recyclage matière » et spécifie que pour qu’un emballage soit classé comme valorisable sous forme d’un recyclage matière « la conception de l’emballage fait appel à des matériaux ou combinaison de matériaux qui sont compatibles avec les technologies de recyclage connues, pertinentes et disponibles industriellement […] ».

    La norme ISO 14021, qui spécifie les exigences relatives aux autodéclarations environnementales, spécifie que l’allégation « Recyclable » peut être utilisée sur un emballage ménager lorsque :

    • Les systèmes de collecte, de tri et d’approvisionnement pour transférer les matériaux vers l’installation de recyclage existent
    • Les installations de recyclage sont disponibles pour traiter les matériaux collectés
    • Le produit qui fait l’objet de la déclaration « recyclable » est effectivement collecté et recyclé

    Sources : 
    NF EN 13430 – Emballage – Exigences relatives aux emballages valorisables par recyclage matière
    ISO 14021:2016 Marquage et déclarations environnementaux — Autodéclarations environnementales (Étiquetage de type II)

  • empreinte carbone

    On appelle “empreinte carbone” la mesure du volume de GES mesuré en t eq. CO2 émis, entre autres, par combustion d’énergies fossiles, par les entreprises ou les êtres vivants. Le bilan carbone est une forme de mesure de l’empreinte carbone.

    Source : Dictionnaire de l’environnement

  • empreinte écologique

    L’empreinte écologique ou environnementale est un indicateur qui comptabilise la pression exercée par les humains sur la nature. Elle mesure la surface terrestre nécessaire pour :

    • produire l’ensemble des biens et services qu’un individu, une population ou une activité consomme ;
    • absorber la quantité de déchets générés.

    Source : Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)

  • ennoblissement

    Terme désignant les différentes étapes qui vont conférer au textile un certain nombre de caractéristiques : blanchiment, teinture, impression, apprêts mécaniques ou chimiques, enduction. Certains traitements peuvent être réalisés sur le fil, sur les étoffes et même sur les produits finis.

    En savoir +

    Le savoir-faire de l’ennoblissement se décline en plusieurs métiers :

    • Les teinturiers qui fixent un colorant sur une matière textile selon divers procédés
    • Les imprimeurs qui déposent des couleurs sur des étoffes suivant un dessin
    • Les apprêteurs qui font subir aux étoffes une série d’opérations mécaniques ou chimiques afin de leur donner leurs propriétés esthétiques et/ou fonctionnelles finales
    • Les applicateurs qui fixent sur le tissu, grâce à des techniques proches de l’impression, des matières aussi diverses que du flock (fibres ultra-courtes), des paillettes, des encres gonflantes,…
    • Les graveurs qui, en partant d’une esquisse, transfèrent un dessin sur des cylindres ou des cadres destinés à l’impression

    Sources : 
    Union des Industries Textiles
    Fédération de l’Ennoblissement Textile

  • Entreprise Patrimoine Vivant (EPV)

    Label de reconnaissance de l’Etat français mis en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. Attribué pour une période de cinq ans, ce label rassemble des fabricants partageant une certaine vision des activités qui doivent être celles de leur entreprise : la haute performance de leur métier et de leurs produits, une attention permanente à la formation interne, une démarche innovante techniquement et socialement et une stratégie commerciale dynamique.

    Source : Institut National des Métiers d’Art

  • esg

    Les critères ESG (pour Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) sont des critères extra-financiers qui permettent d’évaluer la prise en compte du développement durable et des enjeux de long terme dans la stratégie des acteurs économiques (entreprises, collectivités, etc.).

    Les critères environnementaux considèrent la façon dont une entreprise se comporte en tant que gestionnaire de la nature. Les critères sociaux examinent la manière dont elle gère les relations avec les employés, les fournisseurs, les clients et les communautés où elle opère. La gouvernance concerne la direction de l’entreprise, la rémunération des dirigeants, les audits, les contrôles internes et les droits des actionnaires.

    Source : Investopedia

  • Ethical Trading Initiative (ETI)

    Alliance d’entreprises, de syndicats et d’ONG qui travaillent ensemble pour promouvoir et soutenir les droits des travailleurs dans le monde entier. L’ETI propose un code de conduite (ETI Base Code of labour practice) qui s’appuie les conventions de l’Organisation International du Travail, et qui décrit les principes et les politiques que les entreprises peuvent adapter à leurs propres activités et à leur chaîne d’approvisionnement.

    Source : Ethical Trading Initiative

  • étude d’impact

    L’étude d’impact désigne à la fois une démarche et un dossier réglementaire. La première est une réflexion approfondie sur l’impact d’un projet sur l’environnement, conduite par le maître d’ouvrage au même titre qu’il étudie la faisabilité technique et économique de son projet. Le second est le document qui expose, notamment à l’intention de l’autorité qui délivre l’autorisation et à celle du public, la façon dont le maître d’ouvrage a pris en compte l’environnement tout au long de la conception de son projet et les dispositions sur lesquelles il s’engage pour en atténuer les impacts.

    En savoir +

    L’étude d’impact constitue une étape du processus d’évaluation environnementale. Au niveau européen, la directive 2014/52/UE fixe le cadre juridique de l’étude d’impact, elle est transposée en France par l’article R.122-2 du code de l’environnement.

    Sources : 
    Direction régionale environnement aménagement logement
    Ministère de la Transition écologique
    Directive 2014/52/UE

  • évaluation environnementale

    Processus visant à intégrer l’environnement dans l’élaboration d’un projet dès les phases amont de réflexions. Elle sert à éclairer le porteur de projet et l’administration sur les suites à donner au projet au regard des enjeux environnementaux et ceux relatifs à la santé humaine, ainsi qu’à informer et garantir la participation du public. Elle doit rendre compte des effets potentiels ou avérés sur l’environnement du projet et permet d’analyser et de justifier les choix retenus au regard des enjeux identifiés sur le territoire concerné.

    En savoir +

    La loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature a, la première, imposé dans le cadre des procédures d’autorisation préalable à la réalisation de certains travaux ou ouvrages la réalisation d’une étude d’impact. Ces obligations ont ensuite été reprises au niveau du droit européen.

    Source : Ministère de la Transition écologique

  • Fair for Life

    Programme de labellisation développé par la Swiss Bio-Foundation – puis repris par Ecocert – dédié aux produits issus du commerce équitable et aux filières responsables. Fair for Life garantit :

    • un prix d’achat équitable supérieur au prix du marché
    • un mécanisme de protection pour les producteurs en cas de crise : le prix minimum garanti, calculé sur la base des coûts de production
    • des conditions de travail décentes et sûres tout au long de la filière, quel que soit le maillon de la filière de production et son pays
    • le renforcement de l’autonomie des producteurs
    • des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement qui encouragent la transition vers l’Agriculture Biologique.

    Sources : 
    Ecocert
    Fair for Life

  • Fair Wear Foundation

    Organisation indépendante à but non-lucratif qui œuvre avec des ONG, des gouvernements et ses entreprises adhérentes, au respect et à l’amélioration des conditions de travail des ouvriers de l’industrie textile.

    Source : Fair Wear

  • Fairtrade

    Le label Fairtrade/Max Havelaar garantit que les produits sont cultivés, transformés et commercialisés dans le respect de normes économiques, sociales et environnementales strictes, consignées dans des cahiers des charges. Du champ jusqu’au produit fini, tous les acteurs de la chaîne s’engagent à respecter ces règles.

    Les cahiers des charges sont adaptés aux filières et aux pays, mais tous reposent sur un socle commun de critères économiques, sociaux et écologiques garantissant un développement durable :

    • Une meilleure rémunération pour les producteurs et travailleurs
    • Des conditions de travail décentes
    • Le respect de l’environnement
    • L’autonomie et la gestion démocratique des coopératives de producteurs

    Source : MaxHavelaar France

  • Fairtrade – Textile Production

    Certification qui fixe des critères déterminant la participation au système Fairtrade qui s’appliquent aux travailleurs tout au long de l’intégralité de la chaîne d’approvisionnement. Les critères veillent à ce que les employeurs paient des salaires décents, garantissent le droit de s’affilier à des syndicats et assurent que les principes sont observés en matière de santé, de sécurité et d’environnement.

    Source : Fairtrade

  • fait-main

    Un produit fait main peut être considéré comme un produit fabriqué manuellement ou de façon artisanale et non-industrialisée. Il n’existe cependant pas de définition légale du terme, bien que l’UNESCO fasse référence à « un produit artisanal » comme étant « fabriqué par des artisans, soit entièrement à la main, soit à l’aide d’outils à main ou même de moyens mécaniques, pourvu que la contribution manuelle directe de l’artisan demeure la composante la plus importante du produit fini. »

    Sources :
    Paris Good Fashion
    UNESCO

  • Fashion for Good

    Située à Amsterdam, Fashion For Good est une initiative internationale qui encourage et soutient l’innovation responsable dans le secteur textile via des programmes d’accompagnement de start-up. Elle met en relation les professionnels de l’industrie – marques, producteurs, détaillants, fournisseurs, organisations à but non-lucratif et innovateurs – pour leur permettre de travailler ensemble sur le développement d’une mode plus responsable.

    Source : Fashion for Good

  • Fashion Pact

    Coalition mondiale d’entreprises de la mode et du textile (prêt-à-porter, sport, lifestyle et luxe) ainsi que de fournisseurs et distributeurs, engagés autour d’un tronc commun de grands objectifs environnementaux centrés sur trois thématiques : l’enrayement du réchauffement climatique, la restauration de la biodiversité et la protection des océans. Suscité par une mission confiée par le Président français Emmanuel Macron à François-Henri Pinault, PDG de Kering, il a été présenté le 26 août 2019 aux chefs d’Etat réunis dans le cadre du Sommet du G7 à Biarritz.

    Source : The Fashion Pact

  • Fashion Revolution

    Association créée en 2013 à la suite de l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh, qui réunit des acteurs de la mode (créateurs, producteurs, étudiants…) en faveur d’une industrie plus équitable, sûre et durable. Fashion Revolution est, entre autres, à l’initiative de la Fashion Revolution Week, du Fashion Transparence Index et de la campagne “Who Made my Clothes?”.

    Source : Fashion Revolution

  • fast-fashion

    La fast fashion est un modèle de production et de consommation de la mode qui repose sur une rotation très rapide (plusieurs fois par mois) de collections d’articles à bas prix.

    En savoir +

    La fast fashion s’est développée au tournant des années 2000 sous l’impulsion du groupe espagnol Inditex (qui fût le premier à accélérer le nombre de ses collections mis en magasin, 1 toutes les 3 semaines, à l’origine) et du groupe suédois H&M (qui voulant « démocratiser » la mode et le glamour s’est approprié les codes des marques de luxe – style, top models, photographes – pour reproduire à bas prix des modèles qui jusque-là demeuraient inaccessibles au plus grand nombre. En quelques années, les deux groupes ont ouvert des mega-flagship stores sur les artères des principales capitales mondiales. Le succès a été fulgurant.

    Son développement s’appuie également sur une profonde transformation du modèle de production de la mode et la libéralisation des échanges. L’entrée de la Chine dans l’OMC (2001) et la suppression des quotas (2005) qui encadraient le commerce mondial des produits de textile et d’habillement depuis trois décennies, ont permis à la fast fashion de se développer sur un modèle de production à très bas coût (en particulier en Asie).

    Résultats :

    • Le nombre de vêtements mis sur le marché dans le monde a doublé de 60 % entre 2000 et 2014. La surproduction se traduit par une surconsommation et une explosion du volume des déchets textile.
    • Une autre conséquence a été une forte désindustrialisation textile dans des pays historiquement producteurs mais plus chers en main d’œuvre (En Europe et en France notamment).
    • Mais aussi pour les marques de mode qui ont à leur tour adopté le modèle de la fast fashion, une forte accélération de leur activité, avec une multiplication des collections, l’augmentation de la production à bas coût et l’ouverture de nouveaux marchés en Asie (en particulier la Chine pour les entreprises du luxe avec le développement de sa classe moyenne).

    Aujourd’hui, de nouveaux acteurs ont pris le lead de la mode jetable à petits prix. Sous le terme générique d' »ultra fast fashion », il regroupe des entreprises comme Primark ou Shein (considéré comme le N°1 de la mode sur internet) qui ajoute plus de 1000 nouvelles références/jour sur son site.

    Sources :
    Organisation Internationale du Travail (1996) La mondialisation des industries du textile, de l’habillement et de la chaussure
    Les Echos (2004) L’Arrangement multifibres va disparaître à la fin de l’année
    McKinsey (2016) Style that’s sustainable: A new fast-fashion formula
    Korii (2021) Après la fast fashion, l’ultra fast fashion de Shein
    Condé-Nast – The Sustainable Fashion Glossary

  • fausse fourrure

    La fausse fourrure imite l’aspect et le toucher de la fourrure d’origine animale. Les décisions des marques et certaines considérations légales, comme l’interdiction de vente de fourrure dans certaines villes, nourrissent de plus en plus la demande en « fausse fourrure » ou en alternatives qui ne soient pas issues d’animaux.

    Si, elle répond aux préoccupations relatives au bien-être animal, la fausse fourrure engendre d’autres problématiques, notamment environnementales.

    En effet, la plupart d’entre elles sont fabriquées à partir de fibres synthétiques, comme l’acrylique, le modacrylique et le polyester, qui sont dérivées du pétrole. Les analyses du cycle de vie (ACV) qui ont comparé les impacts environnementaux de la fausse fourrure et de la fourrure naturelle sont, pour l’heure, peu concluantes, car les résultats varient en fonction de l’entretien, de la durée de vie du produit et d’autres variables notamment liées à la provenance et à l’utilisation du produit.

    Les alternatives émergentes à la fausse fourrure sont conçues à partir de polymères biosourcés ou de polyester recyclé.

    Il est important de noter que les termes « fausse fourrure » et « éco-fourrure » doivent être utilisés avec prudence, car ils ne sont pas légalement autorisés dans de nombreux pays.

    Sources : 
    Kering Standards
    Condé Nast – The Sustainable Fashion Glossary
    CE Delft (2013). Natural mink fur and faux fur products, an environmental comparison.
    DSS Management Consultants Inc. (2012). A Comparative Life Cycle Analysis: Natural Fur and Faux Fur

  • Fédération de la Haute Couture et de la Mode (FHCM)

    La Fédération compte une centaine de membres, parmi lesquels figurent les marques les plus emblématiques de la scène mondiale. Elle comprend trois Chambres Syndicales (Haute Couture, Mode Féminine, Mode Masculine).

    La Fédération de la Haute Couture et de la Mode vise à promouvoir la culture française de mode, où la Haute Couture et la création tiennent le premier rôle en combinant en toutes circonstances savoir faire traditionnels et technologies contemporaines. Elle contribue à conforter Paris dans son rôle de capitale mondiale de la mode, notamment, en coordonnant et optimisant la Paris Fashion Week® et ses déclinaisons.

  • Fédération de la Maille, de la Lingerie et du Balnéaire

    Fédération qui rassemble des entreprises opérant à tous les niveaux de la filière textile-habillement : les étoffes, le tissu, la confection, les donneurs d’ordre, les marques, la distribution, autour d’une même vision de projets et de marchés. Elle a pour principaux objectifs de : rassembler et défendre (lobby), faire valoir son expertise textile par des actions de formations, de veille et de conseil, mettre en scène différents marchés à travers 16 salons organisés par sa filiale Eurovet.

    Source : Fédération de la Maille, de la Lingerie et du Balnéaire

  • Fédération Française des Industries du Vêtement Masculin (FFIV)

    La Fédération Française des Industries du Vêtement Masculin (FFIV) est une section de l’Union françaises des Industries de la mode et de l’habillement (UFIMH) à l’initiative de Promas International. Elle regroupe les acteurs industriels du prêt-à-porter masculin et de la mode enfant et les accompagne dans leur développement commercial.

    Source : Crystalchain

  • Fédération Française du Prêt-à-porter Féminin (FFPPF)

    La Fédération Française du Prêt à Porter Féminin a pour mission de rassembler et de représenter les entreprises de mode. Elle accélère leur développement en déployant des actions innovantes en France et à l’international et les accompagne sur les principaux enjeux du secteur que sont la transformation digitale, le wholesale, le financement des marques, le développement durable et l’export.

    La Fédération Française du Prêt à Porter Féminin est composée de 8 syndicats régionaux représentant l’ensemble du territoire français.

    Source : Fédération Française du Prêt à Porter Féminin

  • Fédération Nationale de l’Habillement (FNH)

    Unique syndicat patronal représentatif des commerçants indépendants du secteur de l’Habillement-Texile (arrêté ministériel du 7 octobre 2017). La FNH accompagne les commerçants dans leur développement et défend la profession au niveau régional, national et européen.

    Sources : 
    FNH
    Crystalchain

  • fibranne

    Voir : Viscose

  • fibre artificielle

    Les fibres artificielles sont des fibres fabriquées à partir de matières premières naturelles. On distingue les fibres issues de cellulose de celles provenant de protéines ou de fibres régénérées (algues, chitine, soie d’araignée…).

    Dans la majorité des cas, elles proviennent de la cellulose, dans ce cas, le bois est broyé, puis transformé en plaques de « pâte » cellulosique qui sont ensuite dissoutes pour former une solution qui sera extrudée.

    Un des problèmes majeurs des fibres artificielles résulte des processus de production au cours desquels la cellulose de la pulpe de bois est transformée en un liquide avant d’être extrudée. Un grand nombre de produits chimiques sont utilisés pour dissoudre la pulpe et obtenir un filament fini. Les substances chimiques et gaz produits lors de ce processus peuvent potentiellement nuire à l’environnement et aux travailleurs. De plus, ce processus de transformation nécessite une grande quantité d’énergie.

    Par ailleurs, s’il n’est pas issu de forêts gérées durablement, l’approvisionnement en cellulose peut participer à la déforestation. Afin d’améliorer la chaîne d’approvisionnement de la viscose et des autres fibres de cellulosique, l’ONG CanopyStyle a élaboré une méthodologie permettant d’évaluer la performances des producteurs disponible ici. Les labels FSC ou PEFC permettent de s’assurer que la cellulose provient bien de forêts gérées durablement.

    Sources : 
    Fashion For Good (2020) Coming full circle : innovating toward sustainable man-made cellulosic fibres
    Textile Exchange
    CanopyStyle – Hot Button Report

  • fibre biosynthétique (ou biosourcée)

    Une fibre biosynthétique (ou biosourcée) est une fibre synthétique constituée de polymères issus – en totalité ou en partie – de ressources renouvelables. Elle constitue une alternative aux fibres synthétiques traditionnelles dérivées de ressources fossiles.

    Une majorité des biopolymères disponibles aujourd’hui proviennent de matières de base de première génération telles que le maïs, la canne à sucre, la betterave ou les huiles végétales. Bien que naturelle, ces ressources constituent des monocultures qui appauvrissent les sols et les monopolisent au détriment des cultures vivrières.

    Pour limiter les impacts, il s’agirait de développer l’usage de matériaux biosynthétiques à partir d’autres matières de base notamment de deuxième génération (déchets issus de l’agriculture et de la sylviculture), de troisième génération (algues, champignons et bactéries) ou bien même de quatrième génération (carbone).

    Voir : biosourcé, matière de base

    Sources : 
    Kering Standards
    Biofabricate and Fashion for Good (2021) Understanding « Bio » Material Innovations
    Textile Exchange

  • fibre naturelle

    Les fibres naturelles sont obtenues à partir de ressources végétales (coton, lin, chanvre…) ou animales (laine, cashmere, soie…) qui ont été tissées.

    En fonction de leur nature, ces fibres occasionnent des impacts environnementaux et sociaux divers, et ceux, à toutes les étapes de leur cycle de vie.

    Les fibres recyclées ou produites selon des modes d’agricultures plus vertueux (biologiques, régénératifs…) constituent des alternatives plus responsables aux fibres naturelles conventionnelles et/ou vierges.

    Source : Paris Good Fashion

  • fibre synthétique

    Les fibres synthétiques sont des fibres constituées de polymères issus de la polymérisation, la polycondensation ou la polyaddition. Les fibres conventionnelles comme le nylon, l’acrylique, le polyester et l’élasthanne sont produites à partir de dérivés de pétrole et/ou de gaz naturel.

    Selon le rapport Preferred Fiber & Materials Report de Textile Exchange (2021) les fibres synthétiques représentent environ 62 % de l’ensemble des fibres utilisées dans le monde en 2020, le polyester se hisse à la première place des fibres synthétiques les plus utilisés, avec près de 52 % de ce marché.

    Le procédé de fabrication des fils synthétiques compte plusieurs étapes : la polymérisation chimique, le séchage pour obtenir des granulés et la liquéfaction des granulés avant le filage.

    Les fibres synthétiques conventionnelles, soulèvent de nombreux enjeux environnementaux, liés notamment à l’utilisation des ressources fossiles (non-renouvelables) comme matières de base, à la quantité de carbone émise pendant la production, ainsi qu’à la consommation de produits chimiques, d’énergie et d’eau. Par ailleurs, les fibres synthétiques libèrent des microplastiques et la question de leur fin de vie est elle aussi problématique, puisque ces matières ne sont pas biodégradables.

    Constituée en partie ou en totalité de polymères issus de ressources renouvelables, les fibres biosynthétiques (ou biosourcées), représentent tout comme les fibres recyclées des alternatives intéressantes aux fibres synthétiques conventionnelles, dépendantes des ressources fossiles vierges.

    Sources : 
    Kering Standards
    Textile Exchange (2021) Preferred Fiber & Materials Report

  • filage

    Opération qui consiste à restructurer des fibres en fils à tisser.

    Source : Refashion

  • filature cardée

    Opérations successives de transformation de fibres textiles en fil : cardage, réalisation de mèches puis de fil.

    Source : Refashion

  • Forest Stewardship Council (FSC)

    Certification développée par l’organisme éponyme, qui assure la provenance de bois issu de forêts gérées durablement. Elle encourage une gestion respectueuse de l’environnement, socialement bénéfique et économiquement prospère des forêts dans le monde.

    Sources :
    FSC
    Kering Standards

  • fournisseur

    Un fournisseur est une personne ou une entreprise qui fournit à une entreprise certaines marchandises.

    Il se distingue du sous-traitant qui exécute une activité de sous-traitance définit par l’article 1er de la loi du 31 décembre 1975 comme « l’opération par laquelle un entrepreneur confie par un sous-traité, et sous sa responsabilité, à une autre personne appelée sous-traitant l’exécution de tout ou partie du contrat d’entreprise ou d’une partie du marché public3 conclu avec le maître de l’ouvrage ». Le sous-traitant direct (ou de 1er rang) peut à son tour faire appel à un sous-traitant, dit sous-traitant indirect (ou de 2nd rang), pour lui confier l’exécution de prestations dont il a la charge. Dans ce cas, le sous-traitant de 1er rang est considéré comme entrepreneur principal à l’égard de ses propres sous-traitants

    Contrairement au sous-traitant, le contrat du fournisseur n’implique pas une obligation de faire, mais une simple obligation de vendre.

    En savoir +

    Suite à l’effondrement du Rana Plaza, la loi relative au devoir de vigilance vise à encadrer les activités des multinationales françaises afin prévenir les risques en matière d’environnement, de droits humains mais aussi de corruption sur leurs propres activités mais aussi celles de leurs filiales, sous-traitants et fournisseurs, en France comme à l’étranger.

    Sources : 
    Loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance
    Direction des Affaires Juridiques

  • fourrure

    La fourrure est un matériau d’origine animale fabriqué à partir de la peau d’animaux sauvages ou d’élevage.

    Sa production soulève d’importantes questions éthiques affiliées au bien-être des animaux : élevage, capture, transport ou abattage d’espèces menacées, exotiques ou à l’état de fœtus (astrakan). Contrairement à certains cuirs, la fourrure est rarement un sous-produit de l’industrie de la viande, de ce fait, elle peut avoir un impact environnemental plus important que celui-ci.

    La complexité de la chaîne de valeur peut rendre la traçabilité des peaux complexes, ne permettant pas forcément d’assurer le bon traitement des animaux. Des certifications comme WelFur ou Saga permettent d’assurer, dans une certaine mesure, les pratiques associés à la bien-traitance des animaux.

    D’un point de vue éthique, les fausses-fourrures constituent une excellente alternative à la fourrure. Majoritairement produites à partir de matériaux synthétiques et généralement moins résistantes à l’usure, elles ne sont cependant pas forcément plus écologique.

    Sources : 
    European Commission (2001) The Welfare of Animals Kept for Fur Production
    PETA
    Paris Good Fashion

  • France Terre Textile

    Certification initiée par le Syndicat Textile de l’Est qui récompense les articles dont plus des 3/4 des opérations de production (de la fabrication du tissu à la confection) sont réalisées en France selon des critères de fabrication en circuit court, de qualité et de RSE. Implantée dans 5 des 7 territoires de tradition textile français (Vosges, Alsace, Nord, Auvergne Rhône-Alpes et Champagne Ardenne), France Terre Textile s’appuie sur des organismes indépendants, spécialisés dans le textile pour contrôler tous les ans les produits.

    Source : France Terre Textile

  • gaz à effet de serre

    Constituants gazeux de l’atmosphère, tant naturels qu’anthropiques, qui absorbent et émettent un rayonnement à des longueurs d’onde données du spectre du rayonnement terrestre émis par la surface de la Terre, l’atmosphère et les nuages. C’est cette propriété qui est à l’origine de l’effet de serre. La vapeur d’eau (H2O), le dioxyde de carbone (CO2), l’oxyde nitreux (N2O), le méthane (CH4) et l’ozone (O3) sont les principaux gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère terrestre. Il existe également des gaz à effet de serre résultant uniquement des activités humaines, tels que les hydrocarbures halogénés et autres substances contenant du chlore et du brome, dont traite le Protocole de Montréal. Outre le CO2, le N2O et le CH4, le Protocole de Kyoto traite, quant à lui, d’autres gaz à effet de serre tels que l’hexafluorure de soufre (SF6), les hydrofluorocarbones (HFC) et les hydrocarbures perfluorés (PFC).

    Source : GIEC (2019) Glossaire

  • géo-ingénierie

    Terme qui se rapporte à un vaste ensemble de méthodes et de techniques visant à modifier délibérément le système climatique pour lutter contre les effets du changement climatique. Dans la plupart des cas, mais pas dans tous, ces méthodes visent à 1) réduire la quantité d’énergie solaire absorbée par le système climatique (gestion du rayonnement solaire) ou 2) augmenter la capacité nette des puits de carbone atmosphérique à une échelle suffisamment grande pour avoir un effet sur le climat (élimination du dioxyde de carbone).

    En savoir +

    Deux caractéristiques essentielles des méthodes de géo-ingénierie suscitent des inquiétudes particulières: elles utilisent ou touchent le système climatique (ex.: atmosphère, terres émergées ou océans), à l’échelle mondiale ou régionale et/ou elles pourraient avoir des effets considérables indésirables au delà des frontières nationales.

    Plusieurs cadres internationaux visent à limiter et encadrer le recours à géo-ingénierie dont, la Convention sur l’interdiction d’utiliser des techniques de modifications de l’environnement à des fins miliaires ou toutes autres fin hostiles (ENMOD), le protocole de Montréal, les objectifs de la Convention Cadre des Nations-Unies sur le changement climatique (CCNUCC) et la Convention sur la diversité biologique.

    Source : GIEC (2019) Glossaire

  • gestion des déchets

    Activité qui regroupe “la collecte, le transport, la valorisation et l’élimination des déchets et, plus largement, toute activité participant à l’organisation de la prise en charge des déchets depuis leur production jusqu’à leur traitement final […]”. (Article L 541-1-1 du code de l’environnement). Elle comprend la collecte et le traitement des déchets et se distingue de la prévention.

    Sources : 
    Refashion
    Article L 541-1-1 – Code de l’environnement

  • Global Fashion Agenda

    Forum historique pour la collaboration du secteur textile en faveur du développement durable, le Global Fashion Agenda guide et soutient l’industrie vers de nouvelles manières de produire, de commercialiser et de consommer. Il organise depuis 2009 le Copenhagen Fashion Summit et publie chaque année le CEO Agenda, qui présente les priorités majeures du secteur en matière de développement durable.

    Source : Global Fashion Agenda

  • Global Organic Textile Standard (GOTS)

    Certification qui vérifie le statut biologique d’un produit textile tout au long de la chaîne d’approvisionnement, des matières premières à la transformation, jusqu’à la distribution. Pour obtenir la certification, les produits doivent contenir un minimum de 70 % de fibres organiques naturelles.  Il définit des critères environnementaux exigeants pour l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement en textiles biologiques, et impose de respecter des critères sociaux ainsi que les critères prescrits par les certifications habituelles en matière d’agriculture biologique.

    Sources : 
    Global Standard
    Textile Exchange

  • Global Recycled Standard (GRS)

    Certification développée par Textile Exchange qui vérifie l’origine et volume de matériaux recyclés dans un produit final – les produits doivent contenir au moins 20 % de matériaux recyclés. Elle comprend également des exigences sociales (conditions de travail) et environnementales spécifiques (consommation d’eau et d’énergie, pollution de l’air et des sols, restriction chimique) pour chaque étape de production.

    Source : Textile Exchange

  • Global Traceable Down Standard (TDS)

    Certification développée par la marque Patagonia, qui permet d’assurer que les plumes sont traçables et obtenues dans le respect du bien-être animal. Elle garantit notamment que les oiseaux n’ont pas été gavés ou plumés à vif.

    Source : NSF

  • Good Cashmere Standard (GCS)

    Certification pour le cachemire durable, élaborée par la fondation Aid by Trade (AbTF), qui vise à améliorer le bien-être des chèvres cachemire, la vie des agriculteurs et des communautés agricoles, ainsi que l’environnement dans lequel ils vivent.

    Source : The Good Cashmere Standard

  • greenwashing

    Le greenwashing (ou éco-blanchiment) est une méthode de marketing consistant à faire apparaître un produit plus écologique qu’il n’est en réalité. Il s’agit d’une pratique trompeuse et peut-être assimilée à de la publicité mensongère.

    L’utilisation de l’argument écologique et du développement durable est aujourd’hui régie par différents textes, plus ou moins contraignants : la loi (dont L 121-1 et suivants du Code de la consommation, sur la publicité de nature à induire en erreur), mais aussi les recommandations déontologiques de l’ARPP, la norme ISO 14021 et les avis du CNC (non contraignants).

    Sources : 
    Ministère de la Transition écologique
    Ademe (2012) Guide Anti Greenwashing

  • higg Index

    L’indice Higg est un ensemble d’outils, développé par la Sustainable Apparel Coalition (SAC), qui permet aux entreprises de mesurer et de noter leurs performances environnementales et sociales sur l’ensemble de leur chaine de valeur.

    Produits : Higg Materials Sustainability Index (MSI) et Higg Product Module (PM)

    Sites de production : Higg Facility Environmental Module (FEM) et Higg Facility Social & Labor Module (FSLM)

    Marque et commercialisation : Higg Brand & Retail Module (BRM)

    Parmi ces outils, le plus largement adopté est le Higg Materials Sustainability Index (MSI), une méthodologie de notation qui permet de mesurer l’impact des matériaux dans cinq domaines clés à savoir : le changement climatique, l’eutrophisation, l’épuisement des ressources en combustibles fossiles, la pénurie d’eau et les produits chimiques.

    Source : Sustainable Apparel Coalition

  • impact environnemental

    Le concept d’impact environnemental désigne l’ensemble des modifications qualitatives, quantitatives et fonctionnelles de l’environnement (négatives ou positives) engendrées par un projet, un processus, un procédé, un ou des organismes et un ou des produits, de sa conception à sa « fin de vie ». Au nombre d’une douzaine, ces impacts affectent principalement la qualité de l’air, la qualité de l’eau, les ressources et la santé humaine.

    En savoir +

    L’évaluation d’un impact environnemental est quantifiée grâce à la mesure d’indicateurs de flux et d’indicateurs d’impact potentiels.

    Pour l’air, on retient cinq indicateurs :
    • contribution à l’effet de serre ;
    • acidification de l’air ;
    • formation d’ozone troposphérique ;
    • appauvrissement de la couche d’ozone ;
    • particules et effets respiratoires des substances inorganiques.

    Pour l’eau, on en retient quatre :
    • eutrophisation des eaux douces ;
    • écotoxicité aquatique ;
    • eutrophisation des eaux marines ;
    • consommation d’eau (indicateur de flux).

    Pour les ressources des sols et la santé humaine, on utilise les quatre indicateurs suivants :
    • consommation d’énergie primaire (indicateur de flux) ;
    • épuisement des ressources non renouvelables ;
    • toxicité humaine ;
    • occupation des sols.

    Source : Ademe

  • inclusion sociale

    Action d’intégrer une personne ou un groupe afin de mettre fin à leur exclusion sociale. Elle concerne à la fois les secteurs économiques, sociaux, culturels et politiques de la société.

    La Commission Européenne, préfère le terme « inclusion active », qu’elle définit comme une action permettant à « chaque citoyen, y compris aux plus défavorisés, de participer pleinement à la société, et notamment d’exercer un emploi. »

    Sources :
    Larousse
    Commission Européenne

  • Institut Français du Textile et de l’Habillement (IFTH)

    L’IFTH est le centre d’expertise et d’innovation des entreprises ressortissantes de la mode du textile et de l’habillement. Il propose des services de normalisation, de qualité-certification et formation professionnelle. L’IFTH est le seul représentant français choisi par Oeko-Tex pour délivrer ses labels.

    Source : IFTH

  • Institute of Quality Certification for the Leather Sector (ICEC)

    Institut de certification spécialisé exclusivement pour le secteur du cuir. L’ICEC est accrédité pour délivrer des certifications de : système de gestion de la qualité (ISO 9001), de système de gestion de l’environnement (ISO 14001), EMAS, de système de gestion de la santé et de la sécurité au travail (OHSAS 18001), de cuir et de produits en cuir (selon les normes UNI ou les spécifications du fabricant) et de dénomination d’origine du cuir (EN 16484).

    Source : ICEC

  • intelligence artificielle (ia)

    L’ISO 2382-28, définie l’intelligence artificielle, comme un « Domaine interdisciplinaire, communément considéré comme branche de l’informatique, consacré au développement de modèles et de systèmes capables d’exécuter des fonctions généralement associées à l’intelligence humaine, telles que le raisonnement et l’apprentissage ».

    Au sein de l’industrie textile, l’IA peut-être utilisée de nombreuses manières, notamment pour la gestion des stocks, la prédiction des ventes, des tendances, etc.

    Source : ISO/CEI 2382-28:1995 – Technologies de l’information

  • ISO

    L’ISO (Organisation internationale de normalisation) est une organisation internationale non gouvernementale, indépendante, dont les 167 membres sont les organismes nationaux de normalisation. Par ses membres, l’Organisation réunit des experts qui mettent en commun leurs connaissances pour élaborer des Normes internationales d’application volontaire, fondées sur le consensus, pertinentes pour le marché, soutenant l’innovation et apportant des solutions aux enjeux mondiaux.

    Voir : ISO 14001, ISO 26000, ISO 20121, ISO 45001, ISO 50001, ISO 9001

    Source : ISO

  • ISO 14001

    Norme définissant les exigences auxquelles doit répondre un Système de management environnemental (SME) pour être certifié. Grâce à la mise en place d’une politique d’actions vis-à-vis de l’environnement, l’organisme dispose d’un cadre lui permettant :

    • d’identifier et de maîtriser l’impact environnemental de ses activités, produits ou services,
    • d’améliorer en permanence sa performance environnementale,
    • de mettre en œuvre une approche systématique pour définir et atteindre des objectifs et des cibles environnementaux.

    L’ISO 14001:2015 exige un engagement de conformité par rapport à la législation et la réglementation applicable en matière d’environnement, ainsi qu’une démarche d’amélioration continue, ce qui constitue le principe même d’un SME.

    Sources :
    ISO 14000 – Management environnemental
    Ademe

  • ISO 20121

    L’ISO 20121 est une norme qui spécifie les exigences applicables à un système de management intégrant le développement pour tous les types d’événements ou activités événementielles et fournit des directives relatives à la mise en conformité à ces exigences. Elle est applicable à tous les acteurs de l’activité événementielle et à toutes tailles d’organismes.

    Sources :
    ISO 20121:2012 Systèmes de management responsable appliqués à l’activité événementielle
    Bureau Veritas

  • ISO 26000

    L’ISO 26000 dicte les lignes directrices – et non des exigences – relatives à la responsabilité sociétale. Elle ne se prête donc pas à la certification, contrairement à d’autres normes de l’ISO. Elle permet en revanche de clarifier la notion de responsabilité sociétale, d’aider les entreprises et les organisations à traduire les principes en actes concrets, et de faire connaître les meilleures pratiques en matière de responsabilité sociétale, dans le monde entier. La norme ISO 26000 invite les organisations à articuler leur démarche autour de sept questions centrales, à savoir : la gouvernance de l’organisation (le respect de la loi, la transparence, la responsabilité de rendre compte et le dialogue avec les parties prenantes) ; les droits de l’Homme ; les conditions et relations de travail ; l’environnement ; les bonnes pratiques des affaires ; les questions relatives aux consommateurs ; l’engagement sociétal.

    Source : ISO 26000 – Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale

  • ISO 45001

    L’ISO 45001 spécifie les exigences pour un système de management de la santé et de la sécurité au travail (S&ST), et fournit des lignes directrices pour son utilisation, afin de permettre aux organismes de procurer des lieux de travail sûrs et sains, par la prévention des traumatismes et pathologies liés au travail et par l’amélioration proactive de leur performance en S&ST.

    Source : ISO 45001 – Systèmes de management de la santé et de la sécurité au travail

  • ISO 50001

    L’ISO 50001 est une norme qui propose des modalités pratiques visant à réduire la consommation d’énergie par la mise en œuvre d’un système de management de l’énergie (SMÉ).

    Source : ISO 50001 – Systèmes de management de l’énergie

  • ISO 9001

    L’ISO 9001 est une norme qui définit les critères applicables à un système de management de la qualité. Elle repose sur un certain nombre de principes de management de la qualité, notamment une forte orientation client, la motivation et l’engagement de la direction, l’approche processus et l’amélioration continue. Elle aide les entreprises et organismes à gagner en efficacité et à accroître la satisfaction de leurs clients. Il s’agit de la seule norme de la famille ISO 9000 à pouvoir être utilisée pour la certification.

    Source : ISO 9000 – Systèmes de management de la qualité

  • jute

    Le juste est une fibre naturelle végétale dite “libérienne” obtenue à partir de l’écorce interne de la plante. Après sa récolte, le juste est roui – naturellement ou chimiquement-, teillé et peigné avant d’être filé.

    Entièrement biodégradable et recyclable, la fibre de jute est connue pour ses impacts positifs sur la qualité de l’air – au cours d’une saison, un hectare de cultures de jute peut absorber jusqu’à 15 tonnes de dioxyde de carbone et rejeter 11 tonnes d’oxygène.

    Issu d’une culture pluviale, le juste nécessite peu d’engrais et de pesticides. Par ailleurs, la rotation des cultures permet d’améliorer la fertilité des sols au profit de la récolte suivante.

    Source : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

  • La Caserne

    Situé en plein centre de Paris, dans une ancienne caserne de pompiers en plein centre de Paris, la Caserne est un lieu consacré à l’innovation et à la durabilité de la mode. La Caserne est le plus grand accélérateur de transition écologique et sociétale dédié à la filière mode et luxe en Europe.

    Sources :
    La Caserne
    Crystalchain

  • label

    Un label est une marque de reconnaissance par une tierce partie d’un dispositif mis en œuvre par un organisme sur un thème précis, par rapport aux dispositions d’un cahier des charges et ce au moyen, notamment, d’évaluations récurrentes sur site ou non.

    Il n’existe pas de définition officielle du terme « label » mais il existe cependant des démarches de labellisation encadrées réglementairement indépendamment des approches produits et services.

    En dehors de ces initiatives encadrées par les pouvoirs publics, les porteurs de labels disposent d’une grande liberté pour définir les critères d’attribution de ces témoins de reconnaissance. Les labels reposent généralement sur des référentiels privés développés par des organismes de notation/évaluation, de certification, par des organisations professionnelles, des associations, des ONG, etc. L’organisme qui porte et définit les exigences du label peut être l’organisme chargé de son attribution. Ainsi le recours à une tierce partie n’est pas obligatoire. Les méthodes les plus diverses sont utilisées pour vérifier le respect des exigences d’un label, depuis la simple réponse à un questionnaire jusqu’à la visite de terrain en passant par des audits documentaires.

    L’intervention d’un organisme tiers indépendant dans le processus d’audit, permet d’assurer l’objectivité de l’évaluation et le contrôle impartial du label.

    Sources : 
    Afnor, A. Orain (2009) Les labels – Caractéristiques générales – Le label Diversité
    Commissariat général au Développement durable (2011) Rapport d’étape du groupe de travail « Labels entreprises responsables »

  • laine

    La laine est une fibre naturelle animale issue de la toison du mouton. La tonte a lieu une fois par an, au printemps, et peut se réaliser à la main ou à l’aide d’une machine. La qualité de la toison dépend du climat, de la nourriture de l’animal et de l’élevage.

    Une fois tondue, la toison du mouton est triée puis dégraissée et lavée. Les fibres sont ensuite démêlées selon une opération appelée cardage avant de pouvoir être filée.

    La production de la laine peut-être considérée comme plus ou moins durable en fonction du système d’élevage (gestion des écosystèmes, traitements chimiques…) et du respect de la bien-traitance animale avec une attention particulière portée à la pratique du mulesing (à savoir l’ablation de la peau autour de l’arrière-train et/ou de la queue d’un mouton au moyen de cisailles). Les méthodes utilisées pour nettoyer ou dégraisser la laine brute (en suint) peuvent également peser dans la balance lorsque l’on évalue le caractère durable d’une source d’approvisionnement.

    Les facteurs contribuant à l’impact environnemental des systèmes d’élevage incluent la conversion des écosystèmes naturels, la dégradation des pâturages et le traitement chimique des prairies et des moutons.

    En fonction des critères cibles, des certifications biologiques (GOTS, Organic Content Standard…), le Responsible Wool Standard (RWS), ZQ ou Nativia peuvent permettre d’assurer la production d’une laine responsable. La laine recyclée constitue par ailleurs une alternative durable à la laine vierge.

    Sources : 
    Kering Standards
    Paris Good Fashion

  • latex

    Le latex est initialement une matière naturelle végétale issue de la sève de l’arbre d’hévéa. Il peut également être produit synthétiquement à partir d’énergies fossiles.

    En Amazonie, les hévéas poussent à l’état sauvage et la sève est récoltée par des communautés locales. Ainsi cultivé, l’arbre peut se régénérer durablement. Cependant, cette culture représente une faible part de la production totale. En Asie, la production de caoutchouc est à l’origine d’une destruction de la biodiversité liée à la déforestation et à une utilisation massive de pesticides. Cette culture soulève également des problématiques sociales liées aux droits et aux conditions de travail des ouvriers.

    Les labels FSC (Forest Stewardship Council) et PEFC permettent de s’assurer que le latex est issu de forêts gérées durablement.

    Sources : 
    WeDressFair
    The Good Goods

  • Leather Standard by Oeko-Tex

    Système de test et de certification pour le cuir et les articles en cuir qui garantit que l’article ne contient pas – au-delà des exigences nationales et internationales – de substances dangereuses pour la santé humaine.

    Source : Oeko-Tex

  • Leather Working Group

    Groupe de travail multipartite qui évalue la conformité environnementale et les performances des tanneries et encourage l’adoption de pratiques durables dans l’industrie du cuir.

    Le protocole d’audit du Leather Working Group (LWG) évalue la performance environnementale des opérations d’une tannerie et note le niveau de traçabilité des matières premières. Il a été développé et approfondi par un groupe multipartite, comptant notamment des fabricants de cuir de chaussures, des marques et des experts de l’industrie. Il est examiné par des pairs comme les ONG Greenpeace, NWF ou WWF (États-Unis), des organismes pour le développement durable et des institutions académiques.

    Les recommandations de performance environnementale pour les fabricants de cuir définissent quatre niveaux de performance, illustrés par une médaille : or (85 %), argent (75 %), bronze (65 %) et verifié (50 %).

    Sources :
    Kering Standards
    Leather Working Group

  • limites planétaires

    Les limites planétaires sont les seuils que l’humanité ne doit pas dépasser pour ne pas compromettre les conditions favorables dans lesquelles elle a pu se développer et pour pouvoir durablement vivre dans un écosystème sûr, c’est-à-dire en évitant les modifications brutales et difficilement prévisibles de l’environnement planétaire.

    Il définit un espace de développement sûr et juste pour l’humanité, fondé sur neuf processus biophysiques qui, ensemble, régulent la stabilité de la planète : le changement climatique, l’érosion de la biodiversité, la perturbation des cycles biogéochimiques de l’azote et du phosphore, les changements d’utilisation des sols, l’acidification des océans, l’utilisation mondiale de l’eau, l’appauvrissement de l’ozone stratosphérique, l’augmentation des aérosols dans l’atmosphère, l’introduction d’entités nouvelles dans la biosphère.

    En savoir +

    Ce concept s’inscrit dans la continuité des travaux du Club de Rome (Meadows et al., 1972) et a été rendu public en 2009, avec la publication d’un article dans les revues Nature et Ecology and Society par une équipe internationale de 26 chercheurs, menés par Johan Rockström du Stockholm Resilience Centre et Will Steffen de l’Université nationale australienne.

    Source : notre-environnement.gouv.fr

  • lin

    Le lin est une fibre naturelle végétale dite “libérienne” obtenue à partir de l’écorce interne de la plante. Après sa récolte, le lin est roui, teillé et peigné avant d’être filé. 80% de la production mondiale de fibre de lin teillé est d’origine européenne et la France en est le leader mondial.

    Grâce à des méthodes de production à faible impact, le lin bénéficie de nombreux atouts sur le plan environnemental : une culture de rotation, raisonnée, sans OGM, sans défoliant, et sans irrigation (sauf circonstances exceptionnelles). Par ailleurs, cette fibre naturelle végétale est obtenue par une extraction (teillage) 100% mécanique qui ne génère aucun déchet, valorisant 100 % de la plante.

    Le label Masters of Linen garantie la traçabilité européenne du lin et le respect de critères environnementaux (pas d’OGM, pas d’irrigation…).

    Source : Confédération Européenne du Lin et du Chanvre

  • location

    La location est un mode de consommation privilégiant l’usage à la propriété individuelle.

    Si l’économie de la location pourrait contribuer de manière significative à l’allongement de la durée de vie des vêtements, ses effets sur la réduction de la surproduction et de la surconsommation de vêtements ne sont pas encore confirmés. Pour assurer le potentiel gain environnemental de la location par rapport à la propriété individuelle, d’autres impacts environnementaux doivent être pris en compte, notamment ceux associés aux emballages, au nettoyage et à la distribution.

    Source : Paris Good Fashion

  • lyocell

    Le lyocell est une fibre artificielle cellulosique conçue à partir de pulpe de bois provenant de forêts gérées durablement. Elle est également connue sous le nom de TENCEL®, une marque déposée par Lenzing.

    L’un des problèmes majeurs liés à l’utilisation des fibres artificielle cellulosique est que la pulpe de bois peut provenir de forêts menacées et ainsi participer à la déforestation. FSC, PEFC ou Canopy Style sont des certifications ou initiatives qui permettent de s’assurer que la cellulose provient bien de forêts gérées durablement.

    Comme la pluspart des fibres artificielles cellulosiques, la pulpe extraite est manipulée à l’aide de solvants avant d’être extrudée. Mais contrairement à la majorité des fibres artificielle cellulosique, le lyocell est fabriqué dans un système en circuit fermé qui recycle la majorité du solvant utilisé, de sorte qu’aucun produit chimique n’entre dans le flux des déchets.

    Source : Textile Exchange

  • Made in France

    Marquage d’origine d’un produit, légalement défini et facultatif pour les produits non-alimentaires en Europe. Lorsqu’il est indiqué volontairement, il doit être conforme aux règles d’origine non préférentielle du code des douanes de l’Union (CDU).

    Un produit est considéré comme « Made in France » s’il a été entièrement fabriqué en France où s’il a subi en France sa dernière transformation substantielle. Les règles pour déterminer si la transformation réalisée est substantielle dépendent de la nomenclature douanière (classification douanière) du produit. Les principales règles d’origine permettant de déterminer si une transformation substantielle a été réalisée sont les suivantes :

    • un changement de nomenclature douanière (classification douanière des produits)

    • un pourcentage minimal de valeur ajoutée réalisée en France

    • un pourcentage maximal en poids ou en valeur de matières non originaires de France

    • la réalisation d’une transformation/ouvraison spécifique (souvent utilisée pour le textile). Les règles applicables sont déterminées produit par produit par le Code des Douanes.

    La mauvaise utilisation des mentions « Fabriqué en France » / « Made in France », ou l’usage trompeur de certains marquages (drapeau, cocarde, coq, hexagone tricolore, etc.) peut entraîner des sanctions (amendes et emprisonnement) prévues par le Code de la Consommation.

    En France, il existe plusieurs labels de qualité permettant d’assurer l’origine des produits textiles. Les plus sélectifs s’appuient sur un cahier des charges qui fait l’objet de contrôles réguliers; Origine France Garantie, France Terre Textile, Entreprise du Patrimoine Vivant, Produit en Bretagne, Dentelles de Calais-Caudry, Joaillerie de France, Fabriqué à Paris.

    Sources : 
    Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance
    Direction Générale des Douanes
    Article L132-2 – Code de la consommation
    Paris Good Fashion

  • Made in Green by Oeko-Tex

    Certification qui garantit qu’un produit textile ou cuir a été fabriqué selon des processus durables dans des conditions de travail socialement responsable – par le biais d’une certification conforme à STeP by OEKO-TEX®. Made in Green permet également de vérifier que l’article ne contient pas de substances dangereuses – par le biais d’une certification conforme au STANDARD 100 d’OEKO-TEX® ou au LEATHER STANDARD d’OEKO-TEX®. Un identifiant de produit unique peut-être appliqué sur l’étiquette du produit pour permettre d’indiquer les pays et les sites de production dans lesquels l’article a été fabriqué.

    Source : Oeko-Tex

  • Masters of Linen

    Masters of Linen® est un label mis en place par la Confédération Européenne du Lin et du Chanvre permettant de garantir que toutes les étapes de la transformation du lin, jusqu’au fil et au tissu, sont assurées par des entreprises européennes. Afin de garantir cette traçabilité 100% Européenne des produits finis, les filateurs et tisseurs s’engagent sur des critères stricts concernant leur production et leurs approvisionnements

    Source : Confédération Européenne du Lin et du Chanvre

  • matériau biofabriqué

    Matériau produit par des cellules vivantes (par exemple, celles des mammifères) ou des micro-organismes tels que les bactéries, les levures ou le mycélium.

    Source : BioFabricate and Fashion for Good (2020) Understanding Bio Material Innovations : a primer for the fashion industry

  • matériau post-consommateur

    L’ISO 14021 définit un matériau post-consommateur comme un « matériau généré par les ménages ou par les installations commerciales, industrielles ou institutionnelles dans leur rôle d’utilisateur final des biens ou des services, et qui ne peut plus servir à l’usage pour lequel il a été conçu. Ceci comprend les retours de matériau de la chaîne de distribution ».

    Dans le secteur textile, ensemble du gisement de textiles d’habillement, de linge de maison et de chaussures produits par les ménages.

    En savoir +

    Les chiffres de la deuxième vie des textiles et chaussures triés en France en 2021 selon Refashion :

    • Réutilisation – 57,9%
    • Recyclage – 31.2%
    • Combustible solide de récupération – 8.7%
    • Valorisation énergétique – 0.6%
    • Elimination – 0.7%

    Sources :
    ISO 14021 – Marquage et déclarations environnementaux
    Refashion (2022) Rapport d’activité 2021
    Refashion – Lexique

  • matériau pré-consommateur

    L’ISO 14021 définit un matériau pré-consommateur comme un « matériau détourné du flux des déchets pendant le processus de fabrication. En est exclue la réutilisation de matériaux tels que ceux issus du retraitement, du rebroyage ou les résidus générés pendant un processus et pouvant être récupérés dans le même processus que celui qui les a générés. »

    Les matériaux pré-consommateur sont issus des étapes antérieures à la vente d’un produit, soit pour le secteur textile : les chutes de production et de confection et les produits défectueux ou «invendables» (pour cause de toxicité ou de défaut de qualité).

    La notion d’économie circulaire invite à considérer les déchets comme des ressources ainsi, on parlera plutôt de matériaux pré-consommateur, que de déchets.

    En savoir +

    À l’échelle mondiale, un quart des ressources de l’industrie serait ainsi concerné chaque année, dont plus de la moitié en déchets de fils (Pulse of the Fashion Industry – 2018).

    Sources : 
    ISO 14021:1999 – Marquage et déclarations environnementaux
    Mode responsable le guide pour agir (2019) Alliance du Commerce

  • matériau recyclé

    L’ISO 14021, qualifie de « recyclé », un matériau « qui a été retraité à partir de matières récupérées au moyen d’un processus de fabrication et transformé en un produit final ou en un composant destiné à être incorporé dans un produit. »

    Les matériaux recyclés aussi appelés « matière première secondaire » (MPS) font référence à la fois au contenu post-consommateur et pré-consommateur, provenant soit du recyclage de produits textiles (boucle fermée), soit d’autres industries (boucle ouverte).

    Voir : Recyclage, Recyclage chimique, Recyclage en boucle fermée, Recyclage en boucle ouverte, Recyclage mécanique

    Sources : 
    ISO 14021:2016(fr) Marquage et déclarations environnementaux — Autodéclarations environnementales (Étiquetage de type II)
    Ellen MacArthur Foundation (2020) Vision of circular economy for fashion

  • matière de base

    On appel “matière de base”,  tout matériau naturel non-transformé. Les matières de base proviennent de diverses sources (par exemple, le pétrole, la biomasse, le charbon, etc.) et sont transformées de leur état de base pour créer du carburant ou pour provoquer une réaction chimique afin de créer un matériau ou pour un procédé. Toute ressource naturelle peut être considérée comme une matière de base. Par exemple, le pétrole est une matière de base pour la plupart des plastiques et des polyesters. Les algues commencent à être utilisées comme matière de base pour les textiles et les colorants. Le maïs est une matière de base répandue pour les plastiques biosourcés. Ces matières sont ensuite classées par génération (1,2,3,4). Pour déterminer si une matière de base est « durable » ou non, il est important de comprendre la matière de base et la manière dont elle a été obtenue.

    Voir : matière de base de première génération, matière de base de deuxième génération, matière de base de troisième génération, matière de base de quatrième génération

    Source : Kering Standards

  • matière de base de deuxième génération

    Matières de base qui ne concurrencent pas directement les cultures vivrières et qui sont dérivées de la biomasse comme les déchets et les résidus agricoles de cultures non alimentaires telles que la paille de blé, les déchets de fruits ou les déchets de bois. Ces matières constituent une amélioration par rapport à la première génération et sont désormais de plus en plus disponibles sur le marché. Cependant, elles comportent toujours des conséquences négatives potentielles telles que l’utilisation de pesticides et d’OGM, le changement d’affectation des terres et le recours à la monoculture industrielle.

    Voir : matière de base, matière de base de première génération, matière de base de troisième génération, matière de base de quatrième génération

    Source : Kering Standards

  • matière de base de première génération

    Matières de base provenant de cultures vivrières ou fourragères, telles que le maïs, le blé, la canne à sucre, le sucre de pomme de terre, la betterave, le riz, les huiles végétales et les fruits. Les conséquences négatives de l’utilisation d’une matière première de première génération sont potentiellement : la concurrence avec les cultures vivrières, le changement d’affectation des terres, l’utilisation de pesticides et d’OGM, la monoculture industrielle.

    Voir : matière de base, matière de base de deuxième génération, matière de base de troisième génération, matière de base de quatrième génération

    Source : Kering Standards

  • matière de base de quatrième génération

    Matière de base qui implique de s’approvisionner en carbone par captation des gaz à effet de serre. Il s’agit de la génération de matière de base la plus prometteuse en termes d’impact car elle permettrait d’éliminer le CO2 l’atmosphère pour le transformer en ressource. Mais c’est aussi la génération la plus expérimentale. Des conséquences négatives potentielles existent, comme la gestion de la fin de vie de ces matières premières, la stabilité de la chaîne d’approvisionnement et l’efficacité énergétique.

    Voir : matière de base, matière de base de première génération, matière de base de deuxième génération, matière de base de troisième génération

    Source : Kering Standards

  • matière de base de troisième génération

    Matières de base qui proviennent de cultures non terrestres telles que la biomasse dérivée d’algues, de champignons et de bactéries. Bien que ce marché soit en pleine croissance, les matières de base de troisième génération sont pour l’heure difficile à trouver à l’échelle commerciale. Les impacts négatifs potentiels sont la production de méthane, la destruction des habitats naturels lors de la récolte ainsi que la contamination ou les fuites environnementales.

    Voir : matière de base, matière de base de première génération, matière de base de deuxième génération, matière de base de quatrième génération

    Source : Kering Standards

  • matière éco-responsable

    Il n’existe pas de définition officielle d’une matière éco-responsable, car il n’existe aucun produit dont l’impact environnemental soit nul. Cependant, on peut considérer qu’il s’agit d’une matière qui a été produite de façon a impacter le moins possible l’environnement ou qui se positionne comme une alternative à un matériau à fort impact environnemental (ex : matière biologique ou recyclée)

    Textile Exchange, favorise l’usage du terme « Prefered Material » (matériau préféré), qu’ils définissent comme « une fibre ou un matériau privilégié comme étant celui qui permet d’améliorer les résultats et les impacts environnementaux et/ou sociaux par rapport à la production conventionnelle. »

    En savoir +

    L’ACV est une méthode qui permet d’analyser et de comparer les impacts d’un produit à toutes les étapes de son cycle de vie au travers d’une approche multicritères. En ce sens, l’ACV est un outil d’aide à la décision précieux lorsqu’il s’agit de faire un choix entre plusieurs matières. Les matériaux biologiques, recyclés, régénérés, bio-fabriqués – sous réserve d’études d’impacts – peuvent être considérés comme des alternatives responsables aux matériaux vierges ou conventionnels.

    Sources :
    Textile Exchange
    Paris Good Fashion

  • matières mélangées

    Les mélanges des matières ont pour but d’associer les propriétés de plusieurs fibres afin d’obtenir une matière plus performante. Parmi les mélanges les plus fréquents, on trouve : le coton / polyester (polycoton), le coton / élasthanne et la laine / polyamide.

    Pour mélanger les matières, différents procédés existent :
    mélange intime de fibres : les fibres sont mélangées avant l’étape de filature
    mélange par assemblage de fils : deux fils de compositions différentes sont combinés pour en former un seul
    contexture composée de fils de différentes natures : plusieurs fils de compositions différentes sont tissés ou tricotés pour confectionner l’étoffe

    La complexité associée à l’identification et à la séparation des fibres constituent un véritable défi, rendant, pour l’heure, les matières composées de mélanges extrêmement difficiles à recycler.

    Source : Refashion

  • métaux lourds

    Les métaux lourds sont des métaux naturels qui sont au moins cinq fois plus denses que l’eau, par exemple le cadmium, le chrome (VI), le plomb, le mercure et le nickel. Bien que de nombreuses entreprises restreignent l’utilisation des métaux lourds, ils sont encore largement utilisés dans l’industrie de la mode et se peuvent se retrouver dans les teintures, les pigments, le plastique, les pesticides, les finitions textiles ou les bijoux.

    Les métaux lourds sont toxiques et nuisent à la santé humaine et environnementale. Beaucoup sont d’ailleurs mortels s’ils sont inhalés ou ingérés. En outre, les métaux lourds peuvent s’infiltrer dans l’environnement par le biais des rejets d’eaux usées et des décharges, avec d’autres conséquences pour l’environnement et la santé humaine.

    Sources : 
    Condé Nast, The Sustainable Fashion Glossary
    Tchounwou, P. B. et al. (2012) Heavy metal toxicity and the environment. Experientia supplementum 101, pp. 133–164
    Chemsec (n.d.) Evaluate your textile chemicals
    Fletcher, K. (2014). Sustainable Fashion & Textiles: Design Journeys. Abingdon: Routledge

  • microfibre

    Fibres textiles, ou fragments de fibres textiles, qui se détachent du produit pendant les phases de production, d’utilisation et d’après-utilisation (fin de vie). Bien qu’elles soient souvent désignées comme des fibres de moins de 5 mm de long, il n’existe pas de définition commune de la taille des microfibres. Quelle que soit leur taille, le plus important à considérer, est l’impact potentiel que les fibres peuvent avoir si elles se retrouvent dans l’environnement notamment ; les risques sanitaires (ingestion par les animaux et les humains) ou les risques de destruction des eco-systèmes.

    Si la problématique des microfibres est majoritairement abordée sous l’angle des microplastiques, les fibres naturelles ou cellulosique sont souvent soumises à des traitements d’ennoblissement qui peuvent empêcher les microfibres de se biodégrader en toute sécurité dans l’environnement.

    Pour éviter la pollution par les microfibres, il faudra comprendre et repenser fondamentalement les matériaux utilisés pour fabriquer les textiles, ainsi que les processus de production.

    En savoir +

    Des travaux comme ceux du Cross Industry Agreement (CIA) sont en cours afin de développer les connaissances et les solutions associées aux microfibres. Ils devraient mener à l’établissement d’une norme internationale.

    Sources : 
    Ellen MacArthur Foundation (2017) A new textiles economy : Redesigning Fashion’s Future
    Euratex

  • microplastique

    Les microplastiques sont des minuscules fragments de plastique. Leur taille n’est pas officiellement définie, cependant il est communément accepté qu’elle se situe entre 5 millimètres et quelques centaines de nanomètres.

    Ces dernières années, les microplastiques issus du lavage des textiles synthétiques, tels que le polyester, le nylon ou l’acrylique, ont été identifiées comme l’une des principales causes de pollution des océans (International Union for Conservation of Nature, Primary microplastics in the oceans: A global evaluation of sources – 2017).

    Chaque année, on estime qu’environ un demi-million de tonnes de microfibres de plastique – soit l’équivalent de plus de 50 milliards de bouteilles en plastique – résultant du lavage des textiles sont rejetées dans l’océan (Based on the central scenario in International Union for Conservation of Nature, Primary microplastics in the oceans: A global evaluation of sources – 2017). Les principaux enjeux des microplastiques sont liés à leur impact sur l’environnement et sur la santé humaine.

    Face à ce constat, la France obligera dès 2025, les fabricants de lave-linge a installer un filtre à microfibres de plastique ou une autre solution interne ou externe à la machine, empêchant leur dispersion (loi Agec).

    En savoir +

    On distingue les microplastiques primaires, qui ont été librés dans l’environnement à l’échelle micro, des microplastiques secondaires qui résultent de la dégradation d’un plastique.

    Source : Ellen MacArthur Foundation (2017) A new textiles economy : Redesigning Fashion’s Future

  • mode responsable / durable

    Approche qui vise à appréhender les pratiques de la mode (conception, production, rythme, communication, usage, fin de vie… ) au prisme des enjeux du développement durable, dans le but d’optimiser les impacts environnementaux et sociaux de la mode. Les notions de circularité, de durabilité, de transparence et de traçabilité constituent les bases de la mode durable / responsable.

    Cette philosophie s’inscrit tant du côté des producteurs que des consommateurs.

    La notion de responsabilité pouvant être protéiforme, les définitions associées à la mode responsable (éthique, slow fashion, eco-friendly, etc.) sont subjectives selon qu’elles relèvent des enjeux sociaux et environnementaux.

    Eco-responsable : l’ajout du suffixe -éco permet de préciser la forme de responsabilité exercée. En ce sens, un produit, une matière ou une action éco-responsable induit l’application de pratiques plus respectueuses de l’environnement comparée aux pratiques standards.

    Slow-fashion : concept qui prône une production et une consommation de la mode respectueuse de l’environnement, des animaux et des personnes qui travaillent sur la chaine de production. Elle s’oppose au modèle de la fast-fashion et cherche à mettre en avant la qualité des produits, la transparence de la chaîne de valeur, la diversité et l’engagement de ses acteurs.

    Éthique : (appliqué à la mode) concept qui vise à garantir la prise en compte des conditions humaines – respectent les normes internationales du travail énoncées par l’OIT – et environnementales de la production.

    Le Code de la consommation définit comme trompeuse la pratique commerciale qui omet, dissimule ou fournit de façon inintelligible, ambiguë ou à contretemps une information substantielle. Ainsi, il convient d’accompagner toute allégation relative à un produit, une marque ou un service « durable » ou « responsable », d’explications précises ou de données chiffrées en indiquant la base de comparaison utilisée.

    Sources : 
    UN Alliance for Sustainable Fashion
    ARPP
    FAO (2015) Manuel de formation n°11: La production éthique
    Oxfam France
    Paris Good Fashion

  • mohair

    Le mohair est une fibre naturelle issue du pelage des chèvres angoras. Les chèvres sont tondues deux fois par an, leur toison est ensuite triée, puis lavée, cardée et peignée avant d’être finalement filée. Les chevreaux apportent une fibre plus fine et plus douce, que l’on appelle kid mohair.

    La production du mohair peut-être considérée comme plus ou moins durable en fonction du système d’élevage (gestion des écosystèmes, traitements chimiques…) et du respect de la bien-traitance animale.

    Les facteurs contribuant à l’impact environnemental des systèmes d’élevage incluent la conversion des écosystèmes naturels, la dégradation des pâturages et le traitement chimique des prairies et des chèvres.

    La certification Responsible Mohair Standard (RMS) permet d’assurer la gestion responsable des pâturages et la bien-traitance animale.

    Source : Textile Addict

  • MyBMP

    Système de gestion agricole et environnementale volontaire de l’industrie cotonnière australienne. Il fournit des mécanismes d’auto-évaluation, des outils pratiques et des processus d’audit pour garantir la production du coton selon les meilleures pratiques australiennes.

    Source : MyBMP

  • mycélium

    Le mycélium est un composite naturel issu de la racine du champignon. Il est composé de chitine, de cellulose et de protéines.

    Les hyphes du champignon peuvent s’auto-assembler en structures complexes telles que des mousses, des feuilles flexibles et des blocs rigides pour des applications telles que les accessoires, les packaging, l’alimentation et la construction.

    La production d’alternatives au cuir à base de mycélium exploite la capacité du mycélium à fusionner son réseau avec d’autres substances pour former un matériau. Le composite final peut ensuite être pressé ou texturé, coloré ou tanné, et coupé et façonné à la manière du cuir.

    Voir : Alternative au cuir, Matière de base de troisième génération

    Sources :
    Biofabricate and Fashion for Good (2021) Understanding ‘Bio’ Material Innovations Report
    Material Innovation Initiative (2020) Technology assessment : Mycelium Leather

  • Nativia Precious Fibers

    Label développé par Chargeurs Luxury Materials qui s’appuie sur la technologie blockchain pour garantir la qualité et la traçabilité des fibres de laine tout au long de la chaîne de valeur, depuis l’exploitation où les moutons sont élevés et tondus, jusqu’aux produits d’habillement des marques de mode.

    Nativa Precious Fibers repose sur 4 piliers :

    • Respect du bien-être animal et bonne gestion écologique des terres sur lesquelles les troupeaux sont élevés
    • Responsabilité sociale et environnementale de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeurs
    • Traçabilité et transparence
    • Respect des dix principes régis par l’adhésion au Pacte Global des Nations Unies, visant à la construction de sociétés plus stables et inclusives

    Source : Chargeurs

  • Naturleder IVN

    Naturleder IVN est un label international de qualité environnementale et sociale du cuir créé par l’association professionnelle IVN (Internationale Verband der Naturtextilwirtschaft). Il garantit notamment, que le cuir n’est pas issu d’animaux sauvages ou d’espèces menacées et encadre l’utilisation des substances chimiques lors du tannage. Le référentiel inclut également des critères sociaux basés sur les conventions fondamentales de l’Organisation internationale du Travail (OIT).

    Source : International Association of Natural Textile Industry

  • Naturtextil IVN

    Naturtextil IVN est un label de qualité environnementale et sociale créé par l’association professionnelle IVN (Internationale Verband der Naturtextilwirtschaft) qui concerne la fabrication de produits textiles (vêtements, jouets, revêtements…) en fibres biologique. Il garantit un mode de production respectueux de l’environnement et socialement responsable. Le référentiel inclut des critères sociaux basés sur les conventions fondamentales de l’Organisation internationale du Travail (OIT).

    Source : International Association of Natural Textile Industry

  • neutralité carbone

    La neutralité carbone vise à contrebalancer, à l’échelle du globe, toute émission de gaz à effet de serre (GES) issue de l’activité humaine par des séquestrations de quantités équivalentes de CO2. En d’autres termes, il s’agit de séquestrer autant de GES que nous en émettons de manière à stabiliser leur niveau de concentration dans l’atmosphère et limiter ainsi l’augmentation de la température globale de la planète.

    Par abus de langage, nous parlons systématiquement de neutralité carbone, étant entendu qu’il s’agit bien de CO2 équivalent, c’est-à-dire, prenant en compte l’ensemble des gaz à effet de serre responsables du changement climatique.

    En savoir +

    Pour atteindre la neutralité carbone, deux leviers sont nécessaires : réduire les émissions de GES à la source et séquestrer le CO2 dans des puits biologiques ou technologiques. Toutefois, l’ambition de neutralité est grande, notre rythme d’émissions d’origine humaine élevé et les capacités techniques et économiques de séquestration limitées. C’est donc la réduction des émissions de GES qui doit être privilégiée et être mise en œuvre en priorité et au plus vite, impliquant une modification profonde de nos sociétés.

    Source : Ademe (2021) La neutralité carbone

  • NF Environnement

    Créée en 1991, NF Environnement est un écolabel officiel délivrée par l’AFNOR, est un outil de reconnaissance de la qualité écologique d’un produit. Elle garantit sa qualité par la conformité à des normes, ainsi que la limitation de ses impacts sur l’environnement tout au long de son cycle de vie : de sa fabrication jusqu’à son élimination.

    La certification NF s’appuie sur des référentiels exigeants élaborés avec tous les acteurs du secteur concerné : les fabricants, prestataires de service mais aussi les organisations professionnelles, les associations de consommateurs, les Pouvoirs Publics, des organismes techniques de contrôle, etc.

    Source : NF

  • Nordic Swan

    Écolabel officiel des pays nordiques (Islande, Finlande, Danemark, Suède et Norvège) qui garantit que les produits labellisés exercent des impacts limités sur l’environnement sur la base d’une évaluation du cycle de vie associé a un objectif global de réduction de l’impact environnemental.

    Source : Nordic Swan

  • norme volontaire

    Lancée à l’initiative des acteurs du marché, la norme volontaire est un cadre de référence qui vise à fournir des lignes directrices, des prescriptions techniques ou qualitatives pour des produits, services ou pratiques au service de l’intérêt général. Elle est le fruit d’une co-production consensuelle entre les professionnels et les utilisateurs qui se sont engagés dans son élaboration. Toute organisation peut ou non l’utiliser et s’y référer ; c’est pourquoi la norme est dite volontaire.

    En savoir +

    La conformité aux normes volontaires peut faire l’objet d’une déclaration du fournisseur sous sa seule responsabilité. Il s’engage sur la qualité de sa production, de ses prestations ou de son organisation. Le fournisseur ou le client peut également demander que cette conformité soit attestée par un organisme tiers, compétent (laboratoire, organisme d’inspection, organisme de certification…). Lequel se charge de vérifier que le produit, le service ou le système concerné répond aux exigences de la norme.

    Les normes homologuées sont reconnaissables à leur préfixe « NF », éventuellement complété par « EN », « ISO » ou « EN ISO » selon qu’elles ont été développées, ou adoptées, au niveau européen (EN), au niveau international (ISO) ou au niveau international et reprises au niveau européen (EN ISO). Le préfixe est suivi d’un numéro et du millésime composé du mois et de l’année d’homologation.

    Les normes visent à répondre aux besoins du marché et sont par principe d’utilisation volontaire. Toutefois, un certain nombre d’entre elles peuvent contribuer à l’application de la réglementation technique et devenir même d’application obligatoire (seules 1 % des normes sont d’application obligatoire).

    Sources :
    Ministère de l’Economie de l’Industrie et du Numérique (2016) Guide relatif au bon usage de la normalisation dans la réglementation
    AFNOR – Qu’est ce qu’une norme volontaire ?
    AFNOR – Comment prouver la conformité de son produit ou de son service aux normes volontaires de référence ?
    AFNOR – Quelles normes sont d’application obligatoire ?

  • nylon

    Le nylon est une fibre synthétique, de la famille des polyamides, produite à partir de dérivés de pétrole. Il existe plusieurs types de nylon, la différence résidant dans leurs polymères constitutifs, les plus couramment utilisés sont le Nylon 6 et le Nylon 6.6.

    Comme la production d’autres fibres synthétiques conventionnelles, le nylon pose de nombreux problèmes sur le plan du développement durable, liés notamment à l’utilisation des ressources fossiles (non-renouvelables) comme matières de base, à la quantité de carbone émis pendant la production, ainsi qu’à la consommation de produits chimiques, d’énergie et d’eau. Par ailleurs, le nylon n’est pas biodégradable et libère au lavage des microfibres de plastiques qui posent de graves risques pour la santé humaine et environnementale.

    Toutefois, le nylon 6 peut être recyclé dans le cadre d’un processus chimique en boucle fermée qui permet une repolymérisation infinie et à qualité équivalente. Le nylon bio-sourcé (huile de ricin) constitue une autre alternative possible et plus durable au nylon conventionnel.

    Sources : 
    Condé Nast – The Sustainable Fashion Glossary
    Black, S. (2011). Eco-Chic: The Fashion Paradox. London: Black Dog Publishing.
    Gullingsrud, A. (2017). Fashion Fibers: Designing for Sustainability. London: Bloomsbury.
    Fletcher, K. (2014). Sustainable Fashion & Textiles: Design Journeys. Abingdon: Routledge.
    MISTRA Future Fashion (2019). Environmental impact of textile fibers – what we know and what we don’t know. The Fiber Bible Part 2.
    MISTRA Future Fashion (2019). Possible sustainable fibers on the market and their technical properties. The Fiber Bible Part 1.

  • nylon recyclé

    Le nylon recyclé est une matière issue du recyclage du nylon pré ou post-consommateur. On le retrouve principalement dans les moquettes, collants, vêtements de sport et maillots de bain.

    Il existe différentes marques de nylon recyclé, les plus connues étant Econyl et Q-Nova. Bien que recyclé, le nylon reste une matière synthétique, non biodégradable et libère au lavage des microfibres de plastiques responsables de la pollution des fonds marins.

    Source : The Good Goods

  • objectifs du développement durable (ODD)

    Les 17 Objectifs de développement durable (ODD) constituent un plan d’action pour la paix, l’humanité, la planète et la prospérité. Ils ambitionnent de transformer nos sociétés en éradiquant la pauvreté et en assurant une transition juste vers un développement durable d’ici à 2030. Ces 17 objectifs s’accompagnent de 169 cibles liées entre elles, s’adressant à tous types d’acteurs et précisant leurs contenus.

    En savoir +

    Ils ont été adoptés en septembre 2015 par l’ONU dans le cadre de l’Agenda 2030. Et ont pris la suite des Objectifs du Millénaire, huit objectifs couvrants les grands enjeux humanitaires (réduction de la pauvreté, de la faim, des maladies, accès à l’éducation) qui étaient destinés aux pays en développement pour la période 2000-2015. Cet agenda de développement a permis d’avancer sur la réduction de la pauvreté et de la faim mais a montré ses limites en termes de réduction des inégalités et péchait par manque de transversalité. Les ODD entendent dépasser ces écueils en s’attaquant aux grands défis mondiaux dans leur ensemble. Les 17 objectifs de développement durable sont :

    • L’éradication de la pauvreté
    • La lutte contre la faim
    • La santé et le bien-être des populations et des travailleurs
    • L’accès à une éducation de qualité
    • L’égalité entre les sexes
    • L’accès à l’eau salubre et l’assainissement
    • L’accès à une énergie propre et d’un coût abordable
    • Le travail décent et la croissance économique
    • La promotion de l’innovation et des infrastructures durables
    • La réduction des inégalités
    • La création de villes et de communautés durables
    • La production et la consommation responsable
    • La lutte contre le changement climatique
    • La protection de la faune et de la flore aquatiques
    • La protection de la faune et de la flore terrestres
    • La paix, la justice et des institutions efficaces
    • Le renforcement des partenariats pour les objectifs mondiaux

    Source : Nations Unies

  • obsolescence programmée

    L’obsolescence programmée a été définie dans l’article 99 de la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte comme « l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement ».

    Plusieurs mesures pour agir contre l’obsolescence programmée s’inscrivent dans le cadre de la loi Anti-gaspillage et économie circulaire (dite loi AGEC) :

    • Appliquer un indice de réparabilité et tendre vers un indice de durabilité
    • Faciliter la réparation et favoriser l’utilisation de pièces détachées issues de l’économie circulaire
    • Améliorer l’information sur le maintien de la compatibilité logicielle
    • Créer des fonds de réparation

    Sources :
    Ministère de la Transition écologique
    Article 99 – Loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte

  • Ocean Bound Plastic (OBP)

    Ocean Bound Plastic est une certification développée par l’ONG Zero Plastic Oceans. Elle assure l’origine et le recyclage des déchets plastiques abandonnés sur terre près des rivières ou du rivage, connus sous le nom d’Ocean Bound Plastic, avant qu’ils ne deviennent des déchets marins.

    Source : Ocean Bound Plastic

  • Oeko-Tex

    Groupement de 17 institutions de recherche et d’essai spécialisées dans les textiles et le cuir en Europe et au Japon. Oeko-Tex s’est donné pour mission de développer la confiance dans le secteur textile en développant des certifications liées à la sécurité des produits, à l’amélioration de la production durable et au développement de la transparence.

    Voir : STeP by Oeko-Tex, Leather Standard by Oeko-Tex, Made in Green by Oeko-Tex, Standard 100 by Oeko-Tex, DETOX TO ZERO by Oeko-Tex

    Source : Oeko-Tex

  • OK compost HOME

    Certification délivrée par l’organisme belge TÜV AUSTRIA. Les emballages et produits portant le logo OK compost HOME offrent la garantie qu’ils sont biodégradables dans les conditions du compostage à domicile. Ce programme de certification ne fait pas explicitement référence à une norme précise mais détaille toutes les exigences techniques auxquelles un produit doit répondre pour obtenir la certification. Ces exigences ont servi de base à la rédaction de des normes ; NF T 51800 – Plastiques — Spécifications pour les plastiques aptes au compostage domestique (France) ; prEN 17427 (2020) – Packaging — Requirements and test scheme for carrier bags suitable for treatment in well-managed home composting installations (Europe) et AS 5810 (2010) – Biodegradable plastics – Biodegradable plastics suitable for home composting (Australie)

    Source : TÜV AUSTRIA

  • OK compost INDUSTRIAL

    Certification délivrée par l’organisme belge TÜV AUSTRIA. Les emballages et produits portant le logo OK compost INDUSTRIAL offrent la garantie qu’ils sont biodégradables dans un centre de compostage industriel. Cela s’applique à tous leurs composants, encres et additifs compris. Le programme de certification se base sur la norme EN 13432:2000 ce qui signifie que tout produit portant ce logo répond aux exigences de la directive européenne relative aux emballages (94/62/EC).

    Source : TÜV AUSTRIA

  • opérateur de collecte / tri

    Opérateur assurant la logistique de ramassage des déchets. Le Code de l’environnement, distingue :

    l’opérateur de transit : « opérateur recevant des déchets et les réexpédiant, sans réaliser d’autre opération qu’une rupture de charge et un entreposage temporaire dans l’attente de la reprise de ces déchets et de leur évacuation vers une installation de gestion des déchets » ;
    l’opérateur de regroupement : « un opérateur recevant des déchets et les réexpédiant, après avoir procédé à leur déconditionnement et reconditionnement pour constituer des lots de tailles plus importantes. »

    Source : Article R543-200-1 – Code de l’environnement

  • Organic Content Standard (OCS)

    Certification développée par Textile Exchange, qui garantit la quantité de matière issue de l’agriculture biologique dans un produit fini. La procédure s’appuie sur les exigence du Content Claim Standard pour permettre de garantir que les allégations relatives au contenu en fibres sont exactes. L’OCS retrace le parcours d’une fibre biologique tout au long de la chaîne d’approvisionnement textile, sans toutefois tenir compte d’éventuels critères environnementaux ou sociaux lors de la fabrication.

    Sources :
    Textile Exchange
    Kering Standards

  • Organisation Environmental Footprint (OEF)

    L’Organisation Environmental Footprint (OEF) est une méthode de calcul de l’impact environnemental d’une organisation, développée par l’Union européeene. Les études OEF sont réalisées dans le but général de réduire les impacts environnementaux associés aux activités de l’organisation, en tenant compte des activités de la chaîne d’approvisionnement (de l’extraction des matières premières à la gestion des déchets finaux, en passant par la production et l’utilisation).

    Source : Commission Européenne

  • Organisation Mondiale du Commerce Equitable (WFTO)

    Communauté mondiale d’entreprises du commerce équitable (entrepreneurs sociaux, artisan agriculteurs, innovateurs…) qui encourage le développement des marchés et vieille au respect de l’application des principes du commerce équitable.

    Source : WFTO

  • organisme certificateur

    Un organisme certificateur est une entité extérieure et indépendante qui vient garantir qu’un produit, un service, un système d’organisation ou un processus répond à des exigences définies dans un cahier des charges.

    Dans le cadre d’une procédure de certification, l’émetteur de la certification – notamment le législateur – peut imposer que cette vérification soit effectuée par un organisme certificateur accrédité. Il s’agit alors d’un organisme habilité à délivrer une certification spécifique (ou plusieurs) par l’instance nationale d’accréditation (en France, le Comité français d’accréditation – COFRAC).

    Source : Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance (2021) Le label public, enjeux, définition et méthodologie

  • Organisme Génétiquement Modifié (OGM)

    Organismes (plante, animal, bactérie, virus) dont le patrimoine génétique a été modifié artificiellement afin de les doter de propriétés n’existant pas à l’état naturel.

    Voir : coton génétiquement modifié

    Source : Textile Exchange

  • Origine France Garantie

    Le label Origine France Garantie – présenté officiellement à l’Assemblée nationale le 19 mai 2011 et émis par l’association Pro France – a pour objectif, d’une part, de donner aux consommateurs une information claire sur l’origine d’un produit et, d’autre part, de permettre aux entreprises qui font cette démarche de certification, de valoriser leur production.

    Concrètement, pour obtenir ce label, le produit fabriqué doit respecter les deux critères suivants :

    • le lieu où le produit prend ses caractéristiques essentielles est situé en France
    • 50% au moins du prix de revient unitaire est acquis en France

    Sources :
    Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance
    Origine France Garantie

  • Pacte Vert

    Proposé en décembre 2019, le Pacte vert pour l’Europe (Green Deal), financé à hauteur de 1 000 milliards d’euros sur 10 ans, vise à faire du continent européen le premier à atteindre la neutralité carbone en 2050. Au sein de cette stratégie de croissance inclusive et de prospérité économique, toutes les politiques de l’Union sont concernées (énergie, transports, agriculture, environnement, biodiversité et qualité de l’air) de même que les industries fortement émettrices de carbone telles que la sidérurgie et le bâtiment.

    Sources :
    Commission Européenne
    Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance

  • pesticide

    Les pesticides sont conçus pour repousser ou détruire les espèces dites « indésirables ». Ils comprennent un large éventail de composés, notamment des herbicides, des insecticides, des fongicides, des rodenticides, des molluscicides et des nématicides, mais aussi des régulateurs de croissance des plantes, des défoliants et des desséchants. En raison de leur faible pouvoir de dégradation, les pesticides peuvent s’accumuler dans la chaîne alimentaire et/ou contaminer les milieux naturels, c’est la bio-accumulation.

    En savoir +

    La contamination des milieux (eau, sol, air) par les pesticides est une problématique majeure. L’usage des pesticides conduit à une exposition à ces produits et aux substances qu’ils contiennent, sélectionnées pour être toxiques vis-à-vis d’organismes vivants et présentant de ce fait un effet potentiel intrinsèque pour les organismes non cibles et, plus généralement l’ensemble des écosystèmes.

    Sources : 
    Pesticide Action Network
    Ministère de la Transition écologique

  • PETA Approved Vegan

    Label délivré par PETA mettant en évidence les vêtements, accessoires, meubles et articles de décoration fabriqués à partir d’alternatives véganes aux matériaux dérivés des animaux tels que le cuir, la fourrure, la soie, les plumes ou l’os.

    Source : PETA

  • plastique à usage unique

    Selon l’article D541-330 du Code de l’environnement, un plastique à usage unique est un : « produit fabriqué entièrement ou partiellement à partir de plastique et qui n’est pas conçu, créé ou mis sur le marché pour accomplir, pendant sa durée de vie, plusieurs trajets ou rotations en étant retourné à un producteur pour être rempli à nouveau, ou qui n’est pas conçu, créé ou mis sur le marché pour être réutilisé pour un usage identique à celui pour lequel il a été conçu. »

    La Directive Européenne relative aux plastiques à usage unique précise quant à elle, la définition du matériau, en considérant comme « plastique » toute matière fabriquée à partir de polymères naturels modifiés, de matières premières d’origine biologique, fossile ou synthétique.

    En contraignant progressivement l’usage de produits en plastique à usage unique, la France (loi AGEC) et l’Europe (directive Single Use Plastics) visent à prévenir et à réduire leur incidence sur l’environnement – en particulier le milieu aquatique – sur la santé humaine ainsi qu’à promouvoir la transition vers une économie circulaire.

    L’un des challenge majeur de l’industrie textile concernant les produits en plastique à usage unique porte sur les polybags et les cintres.

    Sources : 
    Article D541-330 – Code de l’environnement
    EU’s Directive on single-use plastics

  • plastique biodégradable

    Plastique qui est de nature à pouvoir subir une décomposition physique ou biologique, de telle sorte qu’il se décompose finalement en dioxyde de carbone (CO2), en biomasse et en eau, et est, conformément aux normes européennes applicables aux emballages, valorisable par compostage et par digestion anaérobie.

    Voir : OK compost HOME et OK compost INDUSTRIAL

    Source :
    Directive (UE) 2019/904 du Parlement Européen et du Conseil du 5 juin 2019 relative à la réduction de l’incidence de certains produits en plastique sur l’environnement

  • plastique biosourcé

    Matière entièrement ou partiellement constituée de biomasse (résidus de cultures agricoles, canne à sucre, pomme de terre…), biodégradable (dont compostable) ou les deux.

    Il est important d’examiner le cycle de vie complet des plastiques biosourcés, pour s’assurer qu’ils sont bénéfiques pour l’environnement au-delà de la réduction de l’utilisation des ressources fossiles.

    Voir : biosourcé

    Source : Commission Européenne

  • plastique compostable

    Un plastique compostable peut se décomposer par compostage industriel et/ou domestique. La désintégration du plastique doit se produire selon un processus spécifique de compostage de déchets organiques et demande un certain temps. Le résultat de cette décomposition doit être indiscernable dans le compost et ne doit laisser aucune substance toxique. Le compostage est une forme spécifique de recyclage, parfois désigné par l’expression « recyclage organique ».

    Les normes européennes NF T51-800 et NF EN 13432, encadrent respectivement les exigences relatives aux emballages plastiques valorisables par compostage domestique et industriel. Il existe également la norme ISO 17088, qui définit les spécifications des plastiques compostables.

    Voir : OK compost HOME et OK compost INDUSTRIAL

    Source : 
    ISO 17088 – Spécifications pour les plastiques compostables

  • plastique recyclable

    Un plastique recyclable peut potentiellement être ré-exploité après sa phase d’utilisation initiale pour fabriquer de nouvelles matières et de nouveaux objets. Presque tous les types de plastiques sont recyclables mais, dans les faits, seuls quelques-uns le sont, le recyclage étant conditionné dans différentes régions par des facteurs économiques, logistiques et techniques.

    L’ISO 15270, établit les différentes options pour la valorisation des déchets plastiques provenant de sources pré-consommation et post-consommation, ainsi que les exigences en matière de qualité.

    Sources : 
    Kering Standards
    ISO 15270 Plastiques — Lignes directrices pour la valorisation et le recyclage des déchets plastiques

  • points durs

    Bouton, fermeture éclair, velcros, rivets, etc.

    Avant toute opération de recyclage, il est nécessaire de procéder à une opération dite de « délissage » qui consiste à démanteler les vêtements en vue de supprimer les points durs. Sans cette étape, les points durs risqueraient d’abîmer les effilocheuses ou de produire des étincelles (susceptibles de déclencher des incendies) et des poussières (qui réduisent la qualité de matière recyclable).

    Sources : 
    Refashion – Lexique
    Refashion – Eco design

  • pollution

    La Directive Européenne 2000/60/CE du 23 octobre 2000 définit la pollution comme « l’introduction directe ou indirecte, par suite de l’activité humaine, de substances ou de chaleur dans l’air, l’eau ou le sol, susceptibles de porter atteinte à la santé humaine ou à la qualité des écosystèmes aquatiques ou des écosystèmes terrestres, qui entraînent des détériorations aux biens matériels, une détérioration ou une entrave à l’agrément de l’environnement ou à d’autres utilisations légitimes de ce dernier » et un polluant comme « toute substance pouvant entraîner une pollution, en particulier celles figurant sur la liste de l’annexe VIII ».

    Source : Parlement européen et du Conseil (2020) Directive 2000/60/CE

  • polyamide

    Les polyamides sont des fibres synthétiques composées de houille ou de pétrole. Il existe différents types de polyamides dont le plus connu est le nylon.

    Comme les autres fibres synthétiques conventionnelles, les polyamides soulèvent de nombreux enjeux environnementaux, liés notamment à l’utilisation des ressources fossiles comme matières de base, à la quantité de carbone émise pendant la production, ainsi qu’à la consommation de produits chimiques, d’énergie et d’eau. Par ailleurs, les fibres synthétiques libèrent des microplastiques et la question de leur fin de vie est elle aussi problématique, puisque ces matières ne sont pas biodégradables.

    Des alternatives recyclées au polyamide vierge existent telles que l’EcoNyl et le Q-Nova.

    Sources : 
    The Good Goods
    Kering Standards

  • polychlorure de vinyle (PVC)

    Le polychlorure de vinyle (PVC) est une matière synthétique composée de polymère de plastique.

    Elle est une menace potentielle pour l’environnement et la santé à cause des sous-produits du chlore (par exemple, des dioxines) qui se forment lors de la fabrication ou de l’incinération de produits contenant du PVC. Les sous-produits du chlore sont cancérigènes et très dangereux pour la santé humaine et l’environnement.

    Source : Kering Standards

  • polyester

    Le polyester est une fibre synthétique constituée de polymères produits à partir de ressources fossiles. Elle est le résultat de la condensation (estérification) de deux composants issus du pétrole : un acide (acide téréphtalique) et un alcool (éthylène glycol).

    Selon le rapport Preferred Fiber & Materials Report de Textile Exchange (2021), le polyester est la fibre la plus utilisée dans le monde, représentant à elle seule près de 52% du marché des fibres en 2020.

    Sa production est tributaire de ressources non-renouvelables et nécessite beaucoup d’énergie. Comme d’autres fibres synthétiques, le polyester est de plus en plus associé à la pollution par les microfibres, en particulier les microplastiques, qui mettent en danger la faune marine et posent de graves risques pour la santé humaine et environnementale.

    Le polyester recyclé et le polyester biosourcé constituent des alternatives plus responsable au polyester conventionnel. Au même titre que le polyester conventionnel, ces alternatives contribuent également à la pollution par les microfibres.

    Sources :
    The Good Goods
    Textile Exchange (2021) Preferred Fiber & Materials Report
    Fédération de Maille, Lingerie et Balnéaire
    Mistra (2019) Environmental impact of textile fibers – Part 2

  • polyester recyclé (rPET)

    Le polyester recyclé (rPET) est une matière issue du recyclage des bouteilles en plastique. On dépolymérise ce plastique puis on le re-polymérise en un fil avant de le tisser. Il existe deux types de recyclage du PET :

    – Le recyclage mécanique qui consiste à faire fondre le plastique et à le ré-extruder pour fabriquer des fils ;
    – Le recyclage chimique qui consiste à décomposer le polymère en ses parties moléculaires et à reformer les molécules en un fil.

    Au même titre que le polyester conventionnel, le polyester recyclé contribue à la pollution par les microfibres.

    Sources : 
    The Good Goods
    Textile Exchange

  • principe de précaution

    Principe selon lequel l’éventualité d’un dommage susceptible d’affecter l’environnement de manière grave et irréversible appelle, malgré l’absence de certitudes scientifiques sur les risques encourus, la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et l’adoption de mesures provisoires et proportionnées au dommage envisagé. Il s’applique aux pouvoirs publics. Le principe de précaution  se distingue du « principe de prévention », qui s’applique exclusivement aux risques avérés.

    En savoir +

    Ce principe a été introduit par le principe 15 de la Déclaration de Rio de 1992 qui stipule que « Pour protéger l’environnement, des mesures de précaution doivent être largement appliquées par les États selon leurs capacités. En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l’environnement ».

    Sources : 
    FranceTerme
    Global Compact

  • principe de prévention

    Le principe de prévention (ou principe d’action préventive et de correction) est défini par l’article L.110-1 du code de l’environnement : « Le principe d’action préventive et de correction, par priorité à la source, des atteintes à l’environnement, en utilisant les meilleures techniques disponibles à un coût économiquement acceptable. Ce principe implique d’éviter les atteintes à la biodiversité et aux services qu’elle fournit ; à défaut, d’en réduire la portée ; enfin, en dernier lieu, de compenser les atteintes qui n’ont pu être évitées ni réduites, en tenant compte des espèces, des habitats naturels et des fonctions écologiques affectées ».

    Source : Article L.110-1 – Code de l’environnement

  • principe pollueur-payeur

    Principe, à l’origine de dispositions juridiques, selon lequel les frais engagés pour prévenir, réduire ou combattre une pollution ou toute autre atteinte à l’environnement sont à la charge de celui qui en est reconnu responsable.

    En savoir +

    En France, le principe pollueur-payeur est devenu avec la loi Barnier de 1995 un des quatre grands principes généraux du droit de l’environnement français, avec le principe de prévention, le principe de précaution, ainsi que le principe de participation (article L110-1 du code de l’environnement).

    Sources : 
    FranceTerme
    Article L.110-1 – Code de l’environnement

  • Product Environmental Footprint (PEF)

    Le Product Environmental Footprint (PEF) est une méthode de calcul de l’impact environnemental global des produits et des services, développée par l’Union européenne. Son objectif est de fournir des informations fiables et comparables sur les produits afin de favoriser un marché unique de biens écologiques au sein de l’UE.

    Il couvre 16 impacts environnementaux, dont le changement climatique, les impacts liés à l’eau, à l’air, aux ressources, à l’utilisation des sols et à la toxicité. Les méthodes générales sont complétées par des règles de calcul spécifiques aux produits ou aux organisations – Référentiel Empreinte environnementale par catégorie de produit (PEFCR) – permettant de comparer les performances environnementales de produits similaires et d’entreprises actives dans des secteurs similaires. Un projet de référentiel PEF dédié à l’industrie textile est en cours d’élaboration (Global Apparel and Footwear – PEFCR).

    Voir : Organisation Environmental Footprint (OEF)

    Source : Commission Européenne

  • production à la demande

    La production à la demande est un modèle économique où la production est uniquement réalisée lorsqu’une commande est confirmée.

    En savoir +

    La quatrième révolution industrielle – aussi connue sous le nom d’industrie 4.0 – a permis d’ouvrir le champ des possibles dans de nombreux secteurs. Grâce à l’automatisation et à l’analyse des données, il est désormais envisageable de connecter production directement aux besoins du client final. Appliquée au secteur de la mode, l’industrie 4.0 permet d’adopter des cycles de production agiles, en flux tendus, et d’ainsi répondre plus rapidement à la demande du consommateur final sans être confronté aux problématiques de surstockage.

    Sources : 
    Paris Good Fashion
    Tekyn

  • produit biologique

    Les produits certifiés biologiques sont ceux qui ont été produits, stockés, traités, manipulés et commercialisés conformément à des spécifications techniques précises (normes) puis certifiés « biologiques » par un organisme de certification. Un produit biologique exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM et limite les intrants.

    Le qualificatif « biologique » ne devrait pas être utilisé pour qualifier un produit, mais seulement le composant agricole de ce produit. Le pourcentage d’ingrédients certifiés biologiques dans le produit fini doit être significatif.

    Il n’existe pas de réglementation encadrée par les pouvoirs publics pour les produits non-agricoles et non-alimentaires. Il existe cependant des démarches privées et volontaires qui prévoient l’incorporation d’ingrédients agricoles certifiés biologiques dans le produit.

    Voir : Agriculture biologique

    Sources : 
    Kering Standards
    Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation
    Ministère de l’Économie et des Finances (2012) Guide pratique des allégations environnementales à l’usage des professionnels et des consommateurs

  • produit solidaire

    La solidarité est une notion résultante de la prise de conscience de la responsabilité entre personnes ou groupe de personnes, en ce sens, elle entraine les individus à se porter entraide et assistance réciproque.

    Dans le cadre d’un produit ou d’une action qualifiée de solidaire, son usage précise plus finement la responsabilité exercée que le terme « responsable ». Le terme est cependant peu usité pour les produits et peut ainsi prêter le consommateur à confusion.

    Ainsi, afin de répondre aux exigences du Code de la consommation relatives aux pratiques commerciales trompeuses (Articles L132-1 à L132-9), il conviendra d’accompagner cette allégation d’explications précises sur la nature de la solidarité pratiquée.

    Sources : 
    Paris Good Fashion
    Centre National des Ressources Textuelles et Lexicales

  • Programme for the Endorsement of Forest certification (PEFC)

    Label international garantissant la gestion durable des forêts. Apposé sur un produit en bois ou à base de bois (dont le papier et le carton), le label PEFC atteste :

    • que le propriétaire forestier qui a cultivé le bois et l’exploitant forestier qui a récolté et transporté ce bois ont mis en œuvre les pratiques de gestion forestière durable PEFC ;
    • que toutes les entreprises qui ont ensuite transformé et commercialisé ce bois ont appliqué les règles de traçabilité PEFC.

    Source : PEFC

  • puit de carbone

    Système naturel ou artificiel permettant de capter et de stocker une quantité significative de dioxyde de carbone (CO2), de manière à en limiter la concentration dans l’atmosphère.

    On distingue les puits biologiques (ex : forêt, océan, tourbières), des puits technologiques (ex : technologie CCS – capture et stockage du carbone).

    Sources : 
    FranceTerme
    Ademe (2021) La neutralité carbone

  • R3ilLab

    Réseau de chef d’entreprise du textile, de la mode et des industries créatives, qui vise avec le soutient de l’Etat, à promouvoir l’innovation, notamment immatérielle, dans l’industrie. Ce mouvement, piloté par des industriels pour des industriels, met en place, anime et organise un certain nombre d’actions et de projets destinés à soutenir l’innovation au sein des entreprises.

    Source : R3ilLab

  • ramie

    La ramie est une fibre naturelle végétale dite “libérienne” issue de la tige de l’ortie.

    À l’instar du lin ou du chanvre, la ramie est une fibre écologique. Elle constitue une alternative plus responsable au coton, car cette plante vivace nécessite très peu d’irrigation, et peu, voir pas, d’engrais ou de pesticides.

    Source : The Good Goods

  • rayonne

    Voir : Viscose

  • REACH

    REACH est un règlement européen (règlement n°1907/2006) entré en vigueur en 2007 pour sécuriser la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne. Il s’agit de recenser, d’évaluer et de contrôler les substances chimiques fabriquées, importées, mises sur le marché européen. Au 31 mai 2018, déjà plus de 20 000 substances chimiques sont connues et leurs risques potentiels établis ; l’Europe dispose ainsi des moyens juridiques et techniques pour garantir à tous un haut niveau de protection contre les risques liés aux substances chimiques.

    Source : Ministère de la Transition écologique

  • réchauffement planétaire

    Estimation de la hausse de la température moyenne à la surface du globe au cours d’une période de 30 ans ou de la période de 30 ans centrée sur une année ou une décennie donnée, exprimée par rapport aux niveaux préindustriels, sauf indication contraire.

    En savoir +

    Stricto sensu, le réchauffement planétaire (ou climatique) est un abus de langage pour parler de changements climatiques, puisque selon les régions et les saisons, certaines zones verront leur température augmenter ou diminuer. Ceci étant, la température moyenne à la surface de la terre, augmente plus rapidement depuis l’ère industrielle (19ème siècle) de par les activités humaines.

    Sources : 
    GIEC (2019) Glossaire
    Paris Good Fashion

  • recyclabilité

    La recyclabilité est l’aptitude à la réutilisation de la/ des matière(s) usagées par une chaîne d’opérations qu’on appelle le recyclage. Le principe de recyclabilité repose sur l’adéquation entre les matériaux utilisés (mono-matériaux), la capacité de démantèlement du produit, le geste de tri et la maturité des procédés des filières de collecte, tri et recyclage.

    La recyclabilité d’un produit peut-être facilité en amont par le biais de l’éco-conception ou du « design for disassembly ».

    La finalité de la « recyclabilité » d’un matériau textile est l’obtention d’une matière première secondaire (MPS) de qualité pouvant être utilisée en substitution totale ou partielle d’une matière première vierge.

    Sources :
    Eco-Emballage et Revipac – Recyclage et recyclabilité
    Cradle to Cradle Innovation Institute
    Paris Good Fashion

  • recyclage

    Le Code de l’environnement (article L541-1-1) définit le recyclage comme « Toute opération de valorisation par laquelle les déchets, y compris les déchets organiques, sont retraités en substances, matières ou produits aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins. Les opérations de valorisation énergétique des déchets, celles relatives à la conversion des déchets en combustible et les opérations de remblayage ne peuvent pas être qualifiées d’opérations de recyclage ».

    On distingue le recyclage en boucle fermée qui consiste à réutiliser de la matière issue du recyclage d’un produit en un produit de même nature (ex: refaire des articles textiles à partir de textiles recyclés), du recyclage en boucle ouverte qui consiste a réutiliser de la matière issue du recyclage d’un produit en un produit d’une autre nature (ex: recyclage de bouteilles en PET en fibres de polyester).

    En fonction du caractère des déchets, le recyclage pourra être ou bien chimique, ou bien mécanique.

    Voir : recyclage mécanique, recyclage chimique, recyclage en boucle ouverte, recyclage en boucle fermée

    Sources : 
    Article L541-1-1 – Code de l’environnement
    Ellen MacArthur Foundation (2020) Vision of a circular economy for fashion

  • recyclage chimique

    Le recyclage chimique consiste en la régénération chimique des fibres synthétiques ou artificielles. Cette régénération fait appel à des procédés de dissolution qui permettent de dépolymériser partiellement ou complètement des fibres textiles en molécules. Ces molécules sont ensuite repolymérisées pour obtenir de nouvelles fibres. Les fibres obtenues peuvent alors être utilisées en substitution de fibres vierges.

    En savoir +

    Bien que prometteur, la complexité et le coût du recyclage chimique limitent pour le moment son développement.

    Voir : recyclage, recyclage mécanique

    Source : Tissu Premier et Collections (2012) Sur la route du recyclage textile

  • recyclage en boucle fermée

    Utilisation de la matière première de recyclage (MPR) pour un usage et une destination identiques sans perte fonctionnelle de la matière : recyclage d’une bouteille PET en bouteille PET, recyclage du verre d’emballage en verre d’emballage, recyclage d’enrobés routiers dans la fabrication de nouveaux enrobés, etc.

    Voir : recyclage, recyclage en boucle ouverte

    Source : Ademe

  • recyclage en boucle ouverte

    Utilisation de la matière première de recyclage (MPR) pour une destination différente, mais en substitution d’une matière première vierge : recyclage d’une bouteille PET en fibre polaire, recyclage du papier en produit d’isolation, etc.

    Voir : recyclage, recyclage en boucle fermée

    Source : Ademe

  • recyclage mécanique

    Le recyclage mécanique consiste à récupérer les fibres textiles après un traitement mécanique. Il regroupe différentes méthodes qui sont :

    l’effilochage : les textiles sont « griffés  » grâce à des cylindres munis de pointes pour en extirper des fibres plus ou moins longues pouvant être retissées (ou retricotées) ou réparties pour former des plaques de matières non-tissées. A noter que ce procédé donne des fibres moins longues que les fibres vierges ; ce qui restreint les débouchés et les oriente principalement vers des textiles techniques.

    le broyage : les textiles et chaussures sont broyés en petits morceaux qui pourront être amalgamés en granulat grâce au compoundage, ou réduits à l’état de poudre.

    le défibrage : ce procédé breveté permet de récupérer des fibres longues qui pourront être retissées ou retricotées dans de nouveaux textiles.

    Voir : recyclage, recyclage chimique

    Source : Tissu Premier et Collections (2012) Sur la route du recyclage textile

  • Recycled Claim Standard (RCS)

    Certification développée par Textile Exchange, qui garantit l’origine et la traçabilité des matériaux recyclés tout au long de la chaîne  d’approvisionnement. Les critères d’éligibilité permettent d’assurer le respect des conditions du Content Claim Standard et vérifient que les matériaux ont effectivement été détournés d’un flux de déchets.

    Source : Textile Exchange

  • réduction des déchets

    Ensemble des mesures et des actions qui, de la conception à la distribution d’un produit, visent à réduire la diversité, la quantité et la nocivité des déchets.

    En savoir +

    La réduction des déchets, s’inscrit dans le principe de l’économie circulaire, qui consiste à produire des biens et des services de manière durable en limitant la consommation et le gaspillage des ressources et la production des déchets. Ainsi, le code de l’environnement (article L. 110-1-1) mentionne que l’économie circulaire doit s’inscrire dans une démarche de « […] prévention de la production de déchets, notamment par le réemploi des produits, et, suivant la hiérarchie des modes de traitement des déchets, à une réutilisation, à un recyclage ou, à défaut, à une valorisation des déchets. »

    Sources :
    FranceTerme
    Article L110-1-1 – Code de l’environnement

  • réemploi

    Opération par laquelle des substances, matières ou produits qui ne sont pas des déchets sont utilisés de nouveau pour un usage identique à celui pour lequel ils avaient été conçus (Code de l’environnement), sans être modifié, refait ou recyclé de manière significative (BS 8001).

    Le réemploi se distingue de la réutilisation par le passage ou non du bien en fin de vie par le statut de déchet.

    Sources : 
    Article L541-1-1 – Code de l’environnement
    BS 8001:2017 – Section 2.59 Reuse/reused
    Ademe

  • Refashion

    Eco-organisme de la filière Textile d’habillement, Linge de maison et Chaussure (TLC). Refashion (anciennement Eco-TLC) assure pour le compte de plus de 5 000 entreprises, la prise en charge de la prévention et de la gestion de la fin de vie de leurs produits mis sur le marché.

    Voir : éco-modulation, Responsabilité Elargie du Producteur (REP)

    Source : Refashion

  • référentiel de certification

    Le référentiel de certification est un document technique définissant les caractéristiques que doit présenter un produit, un service ou une combinaison de produits et de services, et les modalités de contrôle de la conformité à ces caractéristiques. L’élaboration du référentiel de certification incombe à l’organisme certificateur qui recueille le point de vue des parties intéressées.

    Source : Code de la consommation – Article L433-3

  • Référentiel Textiles écologiques & Recyclés

    Certification initiée par l’organisme de certification Ecocert, afin de valoriser les pratiques et conditions de production responsable. Elle établit des exigences environnementales et sociales minimum sur toutes les étapes du cycle de vie du produit – depuis la conception du produit, jusqu’à sa fin de vie.

    Source : Ecocert

  • Regenerative Organic Certified (ROC)

    Certification développée par la Regenerative Organic Alliance, qui promeut la pratique d’une agriculture régénératrice et holistique centrée sur la santé des sols, le bien-être des animaux et l’équité économique des travailleurs agricoles. En fonction des pratiques mises en place, la certification est délivrée au niveau bronze, argent ou or.

    Sources :
    Regenerative Organic Certified
    Regenerative Organic Certified – Référentiel

  • réglementation

    La réglementation relève des pouvoirs publics. Elle est l’expression d’une loi, d’un règlement. Son application est imposée. Des normes peuvent être référencées dans la réglementation afin d’en simplifier le contenu, de faciliter ou d’alléger certains contrôles dont les autorités publiques ont la charge, d’appuyer la mise en œuvre de politiques publiques, et d’aider au respect d’engagements internationaux.

    Sources : 
    Afnor (NC) Parler normes couramment
    Ministère de l’Économie de l’Industrie et du Numérique (2016) Guide relatif au bon usage de la normalisation dans la réglementation

  • réparabilité

    La facilité avec laquelle un produit ou un composant peut être réparé.

    En savoir +

    Depuis le 1er janvier 2021, un indice de réparabilité est déployé en France sur 5 catégories de produits électroménagers et électroniques. À horizon 2024, la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (dite loi AGEC) prévoit que cet indice devienne un indice de durabilité, notamment par l’ajout de nouveaux critères comme la robustesse ou la fiabilité des produits.

    Sources : 
    Fondation Ellen MacArthur
    Ministère de la Transition écologique

  • reporting extra-financier

    Le rapportage extra-financier consiste pour une entreprise à communiquer sur les implications sociales, environnementales, sociétales de ses activités ainsi que sur son mode de gouvernance. Il constitue un fondement important de la politique de responsabilité sociétale des entreprises de l’entreprise vis-à-vis de ses parties prenantes, des citoyens et de l’État.

    En France, ce rapportage, se traduit par la « déclaration de performance extra-financière des entreprises » ou DPEF. Il résulte de la transposition de la directive européenne 2014/95/UE du 22 octobre 2017 relative à la publication d’informations sociales et environnementales et remplace de ce fait, l’obligation réglementaire du reporting RSE défini par l’article 225 du Grenelle II.

    Conformément à l’article R. 225-104 et R. 22-10-29 du code de commerce, une déclaration de performance extra-financière doit être élaborée par une entreprise, lorsque son total du bilan ou son chiffre d’affaires et son nombre de salariés dépassent les seuils suivants :

    • Pour toute société cotée : 20 millions d’euros pour le total du bilan ou 40 millions d’euros pour le montant net du chiffre d’affaires et 500 pour le nombre moyen de salariés employés au cours de l’exercice.

    • Pour toute société non cotée : 100 millions d’euros pour le total du bilan ou le montant net du chiffre d’affaires et 500 pour le nombre moyen de salariés.

    Source : Ministère de la Transition écologique

  • reporting intégré

    Le reporting intégré représente une nouvelle façon pour les entreprises d’appréhender et de rendre compte de leur création de valeurs dans la durée, en intégrant la performance financière et extra-financière, pour donner une vision de la stratégie de moyen-long terme et de la performance globale.

    Source : MEDEF (2019) Reporting intégré

  • résilience

    Capacité d’un écosystème à résister et à survivre à des altérations ou à des perturbations affectant sa structure ou son fonctionnement, et à trouver, à terme, un nouvel équilibre.

    Source : Vocabulaire de l’environnement (2009) Journal officiel

  • Responsabilité Elargie du Producteur (REP)

    Les filières REP permettent d’organiser la prévention et la gestion des déchets pour certains types de produits. L’objectif est de traiter les déchets produits, mais aussi de les prévenir en agissant sur l’ensemble du cycle de vie des produits. La responsabilité élargie du producteur (REP) s’inspire du principe « pollueur-payeur ». Le dispositif de REP implique que les acteurs économiques (fabricants, distributeurs, importateurs) sont responsables de l’ensemble du cycle de vie des produits qu’ils mettent sur le marché, de leur éco-conception jusqu’à leur fin de vie.

    Pour la filière textile, Refashion (anciennement Eco TLC) est l’éco-organisme agréé pour répondre aux exigences du cahier des charges fixés par le ministère d’agrément.

    Voir : éco-modulation, Refashion

    Source : Ademe

  • responsabilité sociétale des entreprises (RSE)

    La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est un concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire. La Commission européenne définit en 2011 la responsabilité sociétale des entreprises comme « la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société ».

    En adoptant des pratiques plus éthiques et plus durables dans leur mode de fonctionnement, elles doivent ainsi pouvoir contribuer à l’amélioration de la société et à la protection de l’environnement. Énoncé autrement c’est « la contribution des entreprises aux enjeux du développement durable ».

    L’Europe offre un cadre juridique à la RSE, au travers de la directive européenne de 2014 relative au rapportage extra-financier des entreprises. En France, cela se traduit par la « déclaration de performance extra-financière des entreprises ».

    Voir : Reporting extra-financier

    Sources : 
    Ministère de la Transition écologique – La responsabilité sociétale des entreprises
    Ministère de la Transition écologique – Le rapportage extra-financier des entreprises
    Parlement Européen et du Conseil – Directive 2014/95/UE

  • Responsible Alpaca Standard (RAS)

    Certification développée par Textile Exchange qui reconnaît les meilleures pratiques en matière de production d’alpaga. La certification RAS comprend des critères stricts axés sur le bien-être animal (nutrition, santé, infrastructure environnementale, comportement et manipulation) ; la gestion responsable des terres (santé des sols, biodiversité, engrais et pesticides) ; et le respect des droits du travail (travail forcé, travail des enfants, salaire décent, sécurité…).

    Source : Textile Exchange

  • Responsible Down Standard (RDS)

    Certification développée par Textile Exchange qui vise à garantir que le duvet et les plumes proviennent de canards et d’oies bien traités (respect des Cinq Libertés, interdiction du plumage à vif et du gavage).

    Source : Textile Exchange

  • Responsible Mohair Standard (RMS)

    Certification développée par Textile Exchange qui reconnaît les meilleures pratiques en matière de production de mohair. La certification RMS comprend des critères stricts axés sur le bien-être animal (nutrition, santé, infrastructure environnementale, comportement et manipulation) ; la gestion responsable des terres (santé des sols, biodiversité, engrais et pesticides) ; et le respect du droit du travail (travail forcé, travail des enfants, salaire décent, sécurité…).

    Source : Textile Exchange

  • Responsible Woold Standard (RWS)

    Certification développée par Textile Exchange qui reconnaît les meilleures pratiques en matière de production de laine. La certification RWS comprend des critères stricts axés sur le bien-être animal (nutrition, santé, infrastructure environnementale, comportement et manipulation) ; la gestion responsable des terres (santé des sols, biodiversité, engrais et pesticides) ; et le respect du droit du travail (travail forcé, travail des enfants, salaire décent, sécurité…).

    Source : Textile Exchange

  • ressource non-renouvelable

    Ressource se présentant dans la nature sous forme de stocks finis d’un point de vue physique. Elle est qualifiée de non-renouvelable (ou épuisable) lorsque son rythme d’exploitation dépasse sa capacité de régénération.

    Ces ressources comprennent principalement les minerais (argent, cuivre, fer, tec.), les minéraux (argiles, calcaire, silice, etc.), les combustibles fossiles (charbon, gaz, pétrole, tourbe) et l’eau des aquifères fossiles.

    Source : notre-environnement.gouv.fr

  • réutilisation

    Le Code de l’environnement (article L541-1-1) définit la réutilisation comme « Toute opération par laquelle des substances, matières ou produits qui sont devenus des déchets sont utilisés de nouveau ».

    On parle de réutilisation lorsqu’un propriétaire d’un bien usagé s’en défait sans le remettre directement à une structure dont l’objet est le réemploi. Le bien acquiert ainsi le statut de déchets.

    Pour être réutilisé, ledit bien doit subir une opération de traitement (contrôle, nettoyage ou réparation) appelée « préparation en vue de la réutilisation », lui permettant de retrouver son statut de produit.

    Ainsi, le réemploi se distingue de la réutilisation par le passage du bien en fin de vie par le statut de déchet.

    Sources : 
    Article L541-1-1 – Code de l’environnement
    Ademe

  • SA 8000

    La norme SA 8000 est une norme internationale de certification qui garantit le respect des droits fondamentaux des travailleurs. Elle encourage les organisations à développer, maintenir et adopter des condition de travail décente sur l’ensemble de leur chaîne de production.

    Elle exige le respect, par l’entreprise certifiée et ses fournisseurs, de neuf exigences de responsabilité (travail des enfants, travail forcé, hygiène et sécurité, liberté syndicale et droit à la négociation collective, discrimination, pratiques disciplinaires, temps de travail, rémunération et systèmes de gestion) et l’amélioration continue des conditions de travail par la mise en place d’un système de management.

    Source : SGS

  • salaire vital

    Un salaire vital est défini comme étant une rémunération reçue pour une semaine de travail standard (48 heures) par un travailleur dans un lieu déterminé, et qui est suffisante pour permettre au travailleur et à sa famille d’avoir un niveau de vie décent. Les éléments d’un niveau de vie décent incluent la nourriture, l’eau, le logement, l’éducation, les soins de santé, le transport, les vêtements et d’autres besoins essentiels, y compris des réserves en cas d’imprévus.

    Source : Global Living Wage Coalition

  • savoir-faire

    Habileté dans un art quelconque.

    Le savoir-faire est défini par le Règlement Européen n° 316/2014 du 21 mars 20141 comme : « un ensemble d’informations pratiques, résultant de l’expérience et testées, qui est :

    i) secret, c’est-à-dire qu’il n’est pas généralement connu ou facilement accessible,

    ii) substantiel, c’est-à-dire important et utile pour la production des produits contractuels,

    iii) identifié, c’est-à-dire décrit d’une façon suffisamment complète pour permettre de vérifier qu’il remplit les conditions de secret et de substantialité. »

    Source : Règlement (UE) n ° 316/2014 de la Commission du 21 mars 2014

  • Science Based Targets Initiative (SBTi)

    Créée par le Carbon Disclosure Project (CDP), le Pacte mondial des Nations Unies, le World Resources Institute et le Fonds mondial pour la nature (WWF), l’initiative Science Based Targets (SBTi) a pour but d’aider les entreprises à définir des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre conformément aux dernières données scientifiques en matière de climat.

    L’initiative met en avant trois types d’approches :

    Une approche sectorielle : le budget carbone mondial est divisé par secteur et la réduction des émissions exigée pour l’entreprise est propre à un secteur spécifique.
    Une approche totale : un pourcentage des réductions totales des émissions est attribué aux entreprises individuelles.
    Une approche économique : le budget carbone est assimilé au PIB mondial et la part des émissions d’une entreprise est déterminée par son bénéfice brut, car la somme des bénéfices bruts de toutes les entreprises dans le monde correspond au PIB mondial.

    Sources : 
    Novethic
    Science Based Targets

  • scope

    Voir : Bilan carbone

  • seconde main

    Qualificatif employé pour désigner un bien ayant précédemment été acquis par au moins une personne.

    En savoir +

    Le marché des vêtements de seconde main est en plein essor car il contribue aux attentes croissantes des consommateurs, notamment en termes d’éco-responsabilité (lutte contre le gaspillage, aspects éthiques et environnementaux) ou de prix. D’après Thred Up, le marché des vêtements d’occasion aux États-Unis devrait atteindre 82 milliards de dollars en 2026 contre 27 milliards de dollars en 2020.

    Si la démocratisation de la seconde main parait être bénéfique d’un point de vue environnementale et sociale (réduction de la production de produit neuf, allongement de la durée de vie…), elle ne semble pourtant pas exercer d’effet de frein sur la (sur) consommation de vêtements et tendrait potentiellement à l’amplifier – en 2028, le marché du seconde main devrait être plus lourd que celui de la fast fashion (Thred Up). Les prix attractifs et l’offre massive de seconde main constituant pour les acheteurs une alternative de choix à la fast-fashion.

    Sources : 
    Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance
    Thred Up (2022) Resale Report

  • Sedex Members Ethical Trade Audit (SMETA)

    Procédure d’audit mise au point par Sedex, qui compile les bonnes pratiques en matière de technique d’audit social. Elle permet d’évaluer un site en fonction des normes de leur organisation en matière de travail, de santé et de sécurité, d’environnement et d’éthique des affaires. Grâce à elle, un fournisseur peut mener un seul audit et le partager avec plusieurs clients, plutôt que d’en organiser un pour chaque client.

    Source : Sedex

  • soie

    La soie est une matière naturelle animale qui provient du cocon du Bombyx Mori, un ver à soie domestiqué, qui se nourrit de feuilles de mûriers.

    Pour empêcher les vers à soie de sortir naturellement de leur cocon ce qui endommagerait la fibre, on préserve toute la longueur du filament en tuant le ver à soie à la vapeur ou en le perçant.

    L’impact environnemental de la production de soie varie en fonction des pratiques agricoles : engrais et pesticides utilisés pour la culture des arbres, consommation d’énergie pour le contrôle du climat des chrysalides, produits chimiques utilisés pour dégommer le filament de soie, consommation d’eau pour la culture et la production de fibres, méthodes d’élimination des déchets.

    La soie Ahimsa ou “peace silk” se positionne comme une alternative naturelle et cruelty-free à la soie conventionnelle. Elle est récoltée une fois la métamorphose du ver achevée, ce qui n’entraîne pas la mort de l’animal.

    Voir : soir Ahimsa

    Sources :
    Paris Good Fashion
    Mistra (2019) Environmental impact of textile fibers – Part 2

  • soie Ahimsa

    La soie Ahimsa ou “peace silk” est une matière naturelle biodégradable d’origine animale qui provient du cocon des vers à soie sauvages. Cette soie, est récoltée une fois la métamorphose du ver achevée, l’animal n’est donc pas tué. Elle se différencie de la soie conventionnelle qui nécessite d’ébouillanter ou de gazer les vers au stade du cocon avant de pouvoir récolter la soie du cocon.

    Voir : Soie

    Source : The Uptide

  • Soil Association Organic

    Organisme de certification britannique proposant un large éventail de programmes de certification biologique et durable dans les domaines de l’alimentation, de l’agriculture, de la restauration, de la santé et de la beauté, des textiles et de la sylviculture.

    Source : Soil Association

  • sous-traitance

    Selon la loi n°75-1334 relative à la sous-traitance, « la sous-traitance est l’opération par laquelle un entrepreneur confie par un sous-traité, et sous sa responsabilité, à une autre personne appelée sous-traitant, tout ou partie de l’exécution du contrat d’entreprise ou du marché public conclu avec le maître de l’ouvrage ».

    En savoir +

    La loi relative au devoir de vigilance vise à encadrer les activités des multinationales françaises afin prévenir les risques en matière d’environnement, de droits humains mais aussi de corruption sur leurs propres activités mais aussi celles de leurs filiales, sous-traitants et fournisseurs, en France comme à l’étranger.

    Source : Loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance

  • Standard 100 by Oeko-Tex

    Certification développée par Oeko-Tex, qui assure qu’un produit textile ne contient pas de substances potentiellement dangereuses pour la santé des consommateurs.

    Source : Oeko-Tex

  • STeP by Oeko-Tex

    Système de certification destiné aux établissement de production de l’industrie textile et du cuir qui souhaitent communiquer sur leurs performances environnementales. L’objectif de STeP est de favoriser le développement des processus de production respectueux de l’environnement, d’améliorer la santé et la sécurité et de promouvoir des conditions de travail socialement responsables sur les sites de production.

    Source : Oeko-Tex

  • surcyclage

    Opération de valorisation qui consiste à fabriquer, à partir d’objets ou de matériaux de récupération (pré ou post-consommation) de nouveaux produits de qualité supérieure.

    L’objet obtenu pourra être qualifié de « recyclé », dans la mesure où les matériaux upcyclés auraient préalablement acquis le statut de « déchets » et auraient été soumis à une opération de traitement – comme mentionné dans la définition de recyclage du Code de l’Environnement (article L541-1-1).

    Sources :
    Paris Good Fashion
    Article L541-1-1 – Code de l’Environnement

  • Sustainable Apparel Coalition (SAC)

    Alliance mondiale à but non lucratif, qui réunit plus de 250 acteurs – marques de vêtements, de chaussures et de textiles, détaillants, fournisseurs, ONG … – en faveur d’une industrie plus durable et éthique. Le SAC est notamment à l’origine du Higg Index, une série d’outils qui permet d’harmoniser la mesure des performances environnementales et sociales des entreprises et de leurs produits sur l’ensemble de leur chaine de valeur.

    Sources :
    Sustainable Apparel Coalition
    Crystalchain

  • système de management environnemental (SME)

    Un système de management environnemental (SME) correspond à un ensemble de procédures qu’une organisation doit suivre afin d’améliorer la gestion et les performances environnementales de son activité.

    Il existe différents outils permettant d’organiser et gérer un SME, dont les plus reconnus sont, l’ISO 14001 et EMAS (« Eco-Management and Audit Scheme ».

    L’implémentation d’un SME, se fonde généralement sur la méthode d’amélioration continue de « la roue de Deming », également appelé modèle Plan – Do – Check – Act (PDCA), ce qui peut se traduire en français par : Planifier – Agir – Vérifier – Réagir.

    Source : Les cahiers du développement durable

  • Système de Management Environnemental et d’Audit (EMAS)

    Outil de management développé par la Commission Européenne destiné aux entreprises et aux autres organisations afin d’évaluer, d’améliorer et de faire connaitre leur performance environnementale.

    EMAS correspond à :

    • la mise en place d’un système de management environnemental (SME) selon la norme ISO 14001
    • la publication d’une déclaration environnementale annuelle sur le bilan des actions menées par l’entreprise en matière d’environnement
    • une vérification de la conformité à la règlementation environnementale de l’entreprise en consultant l’autorité administrative chargée du contrôle de la réglementation (la DREAL)

    Sources :
    Commission Européenne
    Chambre du Commerce et de l’Industrie

  • tannage

    Action de transformation de la peau en cuir soit par le sel de chrome soit par les tanins végétaux afin de le rendre imputrescible.

    Source : Conseil National du Cuir

  • taxonomie européenne

    La taxonomie européenne désigne la classification des activités économiques ayant un impact favorable sur l’environnement. Son objectif est d’orienter les investissements vers les activités « vertes ».

    Une activité est classée comme durable si elle correspond à au moins l’un des six objectifs suivants :

    • atténuation du changement climatique ;
    • adaptation au changement climatique ;
    • utilisation durable et protection des ressources aquatiques et marines ;
    • transition vers une économie circulaire ;
    • contrôle de la pollution ;
    • protection et restauration de la biodiversité et des écosystèmes.

    Initialement instaurée en 2020, une nouvelle classification a été proposée par la Commission européenne le 31 décembre 2021. Celle-ci intègre les énergies du gaz et du nucléaire, qui ont « un rôle à jouer pour faciliter le passage aux énergies renouvelables » et à la neutralité climatique

    Source : Vie publique 

  • teinture

    La teinture est un procédé d’ennoblissement qui consiste à colorer une matière textile via l’absorption, la diffusion puis la migration du colorant au sein des fibres. Elle peut s’effectuer en discontinu (sur les fibres, les fils et les étoffes) ou bien en continu (sur les étoffes seulement). En plus du colorant, de nombreux auxiliaires de teintures (fixateurs, dispersants, sels…) sont employés pour optimiser les procédés.

    Source : Refashion

  • Textile Exchange

    Organisation internationale à but non-lucratif qui vise à accélérer les connaissances et l’utilisation de fibres et matériaux plus responsables dans l’industrie textile. Elle développe et gère une série de normes qui permettent de vérifier le caractère durable et éthique des produits textiles, de la matière première jusqu’au produit fini (Responsible Wool Standard, Global Recycled Standard, Organic Content Standard…).

    Source : Textile Exchange

  • The Sustainability Pledge

    Initié par la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU) et conçu par plus de 250 experts, chercheurs et spécialistes du secteur de l’habillement et de la chaussure, le Sustainability Pledge vise à développer la traçabilité des produits tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Il regroupe un ensemble de recommandations, lignes directrices et normes qui permettent aux acteurs du secteur d’authentifier leurs allégations en matière de durabilité.

    Sources :
    The Sustainability Pledge
    UNECE

  • The Sustainable Angle

    Association à but non-lucratif qui supporte le développement de projet responsable dans l’industrie textile. The Sustainable Angle organise depuis 2010 le Future Fabric Expo, l’un des plus grands événements dédiés à l’innovation et aux matériaux responsables pour l’industrie de la mode.

    Source : The Sustainable Angle

  • TLC

    Ensemble des textiles d’habillement (vêtements en textile synthétique et / ou naturel, hors uniforme professionnel), linge de maison (hors tissu d’ameublement) et chaussures à destination des ménages. Depuis 2009 et selon le principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP), la filière des TCL s’est structurée sous l’égide de l’éco-organisme Refashion (anciennement Eco TLC).

    Voir aussi : Responsabilité Elargie du Producteur (REP), Refashion

    Source : Paris Good Fashion

  • traçabilité

    La traçabilité correspond à la capacité d’identifier et de retracer l’historique, la distribution, la localisation et l’utilisation de produits, de composants et de matières premières (Nations Unies).

    Face à la complexité de la chaîne de valeur de l’industrie textile, la traçabilité est un enjeu de taille qui permet d’assurer :

    • l’origine des matières et du produit (contrefaçon) ;
    • la fiabilité des allégations de contribution au développement durable dans les domaines des droits humains, du travail (y compris la santé et la sécurité), de l’environnement ;
    • la lutte contre la corruption ;
    • la fin de vie des produits.

    La traçabilité permet de rétablir le lien de confiance entre les différentes parties prenantes.

    Les systèmes de traçabilité sont un moyen efficace de contrôler la durabilité des produits tout au long de la chaîne de valeur, et d’en rendre compte. La traçabilité peut être assurée à des niveaux divers (fibres, produits, conformité sociale…) par différentes méthodes (QR Code, RFID, ADN, signature isotopique…) assurée par des plateformes ou technologies numériques telles que la blockchain.

    Sources : 
    Commission Économique pour l’Europe (2021) Améliorer la traçabilité et la transparence de chaînes de valeur durables dans le secteur de l’habillement et de la chaussure
    Nations Unies – A Guide to Traceability A Practical Approach to Advance Sustainability in Global Supply Chains

  • transparence

    La transparence constitue la publication d’informations compréhensives, crédibles et comparatives relatives à la chaîne de valeur d’une entreprise.

    Cette transparence représente un gage de contrôle et de connaissance de la chaîne de valeur d’un produit qui permet d’assurer le respect des droits humains, des conditions de travail et de l’environnement. En ce sens, la transparence répond à la demande croissante d’informations des consommateurs, ONG et investisseurs.

    La traçabilité est un outil qui permet de soutenir la transparence. Ensemble, elles facilitent l’identification, le signalement et la réparation de risques environnementaux et sociaux. Leur développement constitue la base de l’industrie de la mode plus durable et éthique.

    En France, la loi relative au devoir de vigilance exige la mise en place d’un plan de vigilance afin de mesurer et de maîtriser les risques sociaux et environnementaux dans les chaînes de valeur des multinationales françaises.

    Sources : 
    Ellen MacArthur Foundation (2020) Vision of a circular economy for fashion
    Follow the Thread (2017)
    Commission européenne (2017) A Background Analysis on Transparency and Traceability in the Garment Value Chain

  • tri (TLC)

    Opération de séparation des TLC usagés collectés séparément, en vue de leur traitement final par valorisation ou élimination

    Source : Refashion

  • Union des Industries Textiles (UIT)

    Porte-parole de l’industrie textile en France, l’UIT rassemble 23 organisations régionales et sectorielles, représentant 2200 entreprises sur toute la chaîne de production. Les priorités et enjeux de l’UIT sont d’accompagner le redéploiement de l’activité textile en France, de renforcer la coordination nationale avec ses relais de croissance et de valoriser l’image d’un secteur qui innove dans le respect des hommes et de l’environnement.

    Sources : 
    UIT
    Crystalchain

  • Union Française des Industries de la Mode et de l’Habillement (UFIMH)

    Union professionnelle regroupant la Fédération Française des Industries du Vêtement Masculin (FFIVM), la Fédération Française du Prêt-à-porter Féminin (FFPPF), la Fédération des Industries Diverses de l’Habillement (FIDH) et 13 syndicats régionaux. L’UFIMH a pour vocation de représenter les entreprises de la mode et de l’habillement, de promouvoir leurs savoir-faire et le prestige de la mode française dans le monde.

    Source : UFIMH

  • United Nations Alliance for Sustainable Fashion

    Initiative des agences des Nations Unies qui vise à contribuer aux objectifs de développement durable par une action coordonnée des acteurs de la mode.

    Source : UN Alliance for Sustainable Fashion

  • upcycling

    Voir : surcyclage

  • valorisation des déchets

    Terme générique recouvrant la valorisation matière (réemploi, réutilisation, recyclage des déchets) et la valorisation énergétique (incinération des déchets avec récupération d’énergie sous forme d’électricité ou de chaleur).

    Ce traitement doit se faire dans le respect de la hiérarchie des modes de traitement des déchets prévue par le Code de l’environnement, à savoir : la préparation en vue de la réutilisation, le recyclage, toute autre valorisation, notamment la valorisation énergétique et en dernier lieu l’élimination.

    Voir : Valorisation matière et valorisation énergétique

    Sources :
    Refashion
    Article L541-1 – Code de l’environnement

  • valorisation énergétique

    Opération de traitement des déchets qui consiste à récupérer et valoriser l’énergie produite lors du traitement des déchets par combustion ou méthanisation. La valorisation énergétique est un mode de traitement à préférer à l’élimination, mais à réserver aux déchets ne pouvant faire l’objet d’une réutilisation ou d’un recyclage.

    Sources : 
    Ademe
    Ministère de la Transition écologique

  • valorisation matière

    La valorisation de la matière englobe toutes les opérations de valorisation (préparation en vue du réemploi, recyclage, remblaiement).

    Source : Ademe

  • végane

    On qualifie de végane, un produit exempt de toute substance d’origine animale, n’ayant fait appel à des agents techniques d’origine animale et n’ayant été testé d’aucune façon sur eux. La fabrication d’un produit explicitement végane impose la recherche d’exclusion, autant que possible, de toute forme de participation au commerce des animaux depuis sa formulation jusqu’à l’emballage.

    En savoir +

    Les certifications The Vegan Trademark et PETA-Approved Vegan permettent d’assurer le caractère végane d’un produit (dont textile).

    Source : Vegan France

  • viscose

    La viscose est une fibre artificielle cellulosique conçue à partir de pulpe de bois. La pulpe est dissoute dans un bain de soude avant d’être extrudée. Elle est appelée rayonne lorsqu’elle est sous forme de filament continu ou fibranne lorsqu’elle se compose de fibres courtes.

    L’un des problèmes majeurs liés à l’utilisation des fibres artificielle cellulosique est que la pulpe de bois peut provenir de forêts menacées et ainsi participer à la déforestation. FSC, PEFC ou Canopy Style sont des certifications ou initiatives qui permettent de s’assurer que la cellulose provient bien de forêts gérées durablement.

    Un autre problème majeur des fibres cellulosiques résulte des processus de production au cours desquels la cellulose de la pulpe de bois est transformée. Un grand nombre de produits chimiques sont utilisés pour dissoudre la pulpe et obtenir un filament fini, et les substances chimiques et gaz produits lors de ce processus peuvent potentiellement nuire à l’environnement et aux travailleurs.

    Produits selon les mêmes principes, mais de façon plus responsable, le lyocell (produit à partir de pulpe de bois issue de forêts gérées durablement) et le cupro (produit selon un procédé en boucle fermée évitant les rejets nocifs dans la nature) constituent des alternatives à la viscose.

    Sources :
    Kering Standards
    Paris Good Fashion

  • Welfur

    Système d’évaluation du bien-être animal créé par la European Fur Breeders’ Association (EFBA), qui vise à évaluer et améliorer le bien-être animal dans le secteur européen de la fourrure. Il tient compte des différents paramètres en matière de bien-être, dont : l’habitat, l’alimentation, la santé et le traitement.

    Source : Fur Europe

  • worldwide Responsible Accredited Production (WRAP)

    Programme de certification indépendant dédié à la responsabilité sociale des unités de production textile. Son obtention atteste la conformité du site avec les 12 principes du WRAP à savoir : la conformité aux lois et aux réglementations sur le lieu de travail, l’interdiction du travail forcé, l’interdiction du travail des enfants, l’interdiction du harcèlement ou des abus, la rémunération, les horaires de travail, la liberté d’association et de négociation collective, la santé et la sûreté, l’interdiction de la discrimination, l’environnement, la conformité douanière, la sécurité.

    Sources : 
    WRAP
    SGS

  • zéro déchet

    Démarche visant à réduire à la source la production de déchets, en intervenant à trois niveaux : produire sobrement (via l’éco-conception notamment), optimiser et allonger l’usage (via l’économie du partage, le réemploi par exemple) et en dernier lieu préserver la matière (grâce au compostage ou au recyclage). Cette démarche s’appuie sur la hiérarchisation des modes de traitement prévue par le Code de l’environnement, à savoir: la préparation en vue de la réutilisation, le recyclage, toute autre valorisation, notamment la valorisation énergétique et en dernier lieu l’élimination.

    En savoir +

    En France, l’association Zero Waste milite pour la réduction des déchets et une meilleure gestion des ressources. Son objectif est de généraliser la démarche zéro déchet, zéro gaspillage en la diffusant et en favorisant sa mise en place à toutes les échelles (citoyen·nes, élu·es, professionnel·les, entreprises…). À l’échelle européenne, c’est l’association Zero Waste Europe qui regroupe et anime le réseau des acteurs du « zéro déchet ».

    Sources : 
    Zéro Waste France
    Zéro Waste France – Déchets les gros mots

  • Zero Discharge of Hazardous Chemicals Programme (ZDHC)

    Le programme ZDHC (Zero Discharge of Hazardous Chemicals) est une initiative multipartite (marques, industriels, instituts de recherche…) visant à éliminer les substances dangereuses des chaînes d’approvisionnement de la mode et à trouver des alternatives durables aux produits chimiques conventionnels.

    The Manufactuing Restricted Substance List (MRSL) – Liste des substances soumises à restriction en fabrication – publiée par le ZDHC a été largement adoptée par l’industrie. Conçue dans le cadre du programme ZHCM Roadmap to Zero, la MRSL est une liste de substances chimiques interdites d’utilisation intentionnelle dans les installations de traitement de matières textiles et cuir.

    Source : Roadmap to Zero